Alerté par plusieurs élus du canton de Saint-Hippolyte sur les problèmes de
sécheresse auxquels sont confrontés les exploitants agricoles de leurs communes, j'ai organisé une rencontre avec ces élus vendredi 18 septembre. Précédemment, avec Pierre Moscovici, Député, nous
avions interpelé par courrier Monsieur le Préfet pour qu'une procédure de classement en état de calamités agricoles soit lancée. A l'issue de cette rencontre fructueuse, nous avons convenu que
chaque élu recensera les exploitations touchées et interviendra auprès de M. le Préfet. Il importe de procéder à un ciblage précis des exploitations victimes de la sécheresse afin que les aides
ne soient pas délayées sur l'ensemble du département mais parviennent bien aux exploitants touchés.
Voici l'article de Patricia Louis paru ce matin dans le journal Le Pays de Franche-Comté :
JOURNAL LE PAYS DE FRANCHE COMTE
Édition du 19.09.09
Sécheresse
Sénateur aux champs à Valoreille
Les agriculteurs du plateau des Terres de Chaux/Valoreille sont frappés d’une double peine : baisse du prix du lait et sécheresse. Rencontre avec Martial Bourquin, sénateur du Doubs.
La luzerne est introuvable et le prix du foin flambe. « Ce n’est pas du boulot. Il y en a qui se font du blé sur notre dos ». Sur le plateau les stocks de fourrage ont chuté de 40 %.
Ce n’est pas le cas partout dans cette zone de moyenne montagne. « Il y a des coins qui ont fait des récoltes exceptionnelles ».
C’est toute la difficulté du dossier : la sécheresse n’est pas générale.
Le malaise est palpable chez la vingtaine d’exploitants venue exposer leurs problèmes à Martial Bourquin à la mairie de Valoreille.
Tout l’été, ils ont attendu les pluies. « Quand il y avait des orages en face, on se mettait à genoux… » Leurs prières n’ont pas été entendues et ils se tournent désormais vers les élus pour que le secteur soit classé en zone de calamité agricole. Mais beaucoup craignent qu’il ne soit déjà trop tard. « Les maquignons nous disent de tuer les veaux ». Une certitude : les experts auraient dû passer il y a trois semaines.
Survie
Ce n’est pas l’avis de Martial Bourquin qui demande aux maires d’établir de façon précise la liste des exploitations touchées. « Gardez vos factures pour montrer ce que vous avez acheté », conseille le parlementaire.
Avec Pierre Moscovici, il a alerté le préfet. « Déjà lourdement pénalisés financièrement par la crise du lait avec des tarifs revus systématiquement à la baisse, les exploitants se trouvent à nouveau confrontés à un surcoût de dépenses pour pouvoir tout juste garantir la survie de leurs exploitations, à défaut de pouvoir les développer et les renforcer ». Et de demander la mobilisation des collectivités et des pouvoirs publics.
Devant les agriculteurs, Martial Bourquin recense les aides possibles notamment par le biais du Fonds national de garantie des calamités agricoles ainsi que des déductions fiscales pour aléas (cette mesure concerne les exploitations ayant souscrit une assurance).
Le sénateur promet d’intervenir auprès du Département et de la Région pour le versement avancé de certaines primes.
Il est également possible de négocier des prêts à taux zéro auprès des banques. « Mais il n’est pas souhaitable que vous rajoutiez de l’endettement à l’endettement ». Un exploitant approuve : « Nous sommes encore en train de rembourser les dettes suite à la sécheresse de 2003 ».
Patricia Louis
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Les élus ont approuvé la piste proposée par Martial Bourquin : « Que le compromis qui a fini par s'appliquer à La Poste, s'applique aux autres services publics ».