COMMUNIQUE DE MARTIAL BOURQUIN, Sénateur du DOUBS
Je suis intervenu hier dans le cadre des questions cribles pour interroger le gouvernement sur l’avenir de la filière photovoltaïque.
J’ai tout d’abord rappelé que le plan national de développement des énergies renouvelables de 2008 avait posé comme objectif majeur la construction d’une industrie solaire innovante. Deux ans plus tard, le bilan de ce plan en la matière n’est pas bon. Le marché du solaire est très dynamique mais ce dynamisme n’a pas contribué à créer ou à favoriser des entreprises françaises positionnées sur ce secteur. En effet, cette croissance du marché s’est malheureusement traduite par l’importation pour près de 90% pour un montant de 800 millions d’euros, de panneaux solaires pour la plupart de 1ère génération, au bilan carbone et sociétal négatif.
J’ai ensuite précisé que la plupart des entreprises françaises travaillaient sur des panneaux solaires de 2ème, 3ème voire 4ème génération dont le bilan carbone et sociétal était bien meilleur. Or, la bulle spéculative de l’énergie solaire de fin 2009 en privilégiant l’achat de panneaux solaires de 1ère génération a ainsi considérablement fragilisé les débouchés des entreprises françaises ayant fait le pari de l’innovation, du développement durable et du mieux disant social.
J’ai regretté que de grands donneurs d’ordre tels EDF n’ait pas majoritairement fait le pari de privilégier des industriels, ayant fait le choix du mieux disant environnemental et social et de l’innovation. J’avais fait part de cette remarque, dans l’après-midi même à Henri Proglio, Directeur général d’EDF, auditionné devant la commission de l’économie.
Alors que le gouvernement vient de prendre un moratoire de 3 mois suspendant les aides fiscales à ce secteur, j’ai plaidé pour que ces aides d’Etat perdurent mais soient entièrement réorientées. J’ai proposé que des aides publiques soient subordonnées à un bilan carbone et sociétal enfin positif. J’ai également proposé une sortie de dispositif d’aide aux entreprises progressif, calquée sur la prime à la casse, afin de ne pas casser des dynamiques industrielles.
J’ai conclu mon propos en rappelant que « Nous avons une filière très innovante qui peur créer des dizaines de milliers d’emplois, ne la sacrifions pas. »
La vidéo est disponible en ligne sur la notice biographique du Sénat, sur le site du Sénat.
http://www.senat.fr/senateur/bourquin_martial08068f.html
