Présentation

en images

  • BABYLON CIRCUS
  • AFFICHE RR 2010
  • CHE SUDAKA
  • Yves JAMAIT
  • STEEL PULSE

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 11:27
Le 18 octobre, j'ai demandé à M. Bruno Le Maire, Ministre de l'Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire de mettre un terme au véritable déménagement de nos territoires, ruraux et urbains, mis en oeuvre par le gouvernement.
Il est grand temps que cesse cette politique aveugle de la révision générale des politiques publiques. Parce qu'elle est profondément injuste, parce qu'elle ampute durablement les territoires de leur dynamisme. 

 

 

 

"Or, pour que nos territoires continuent à produire, il faut trouver un mix très inédit entre les politiques publiques et les entreprises, qui créent aussi de la valeur. Ce n’est pas en supprimant les politiques publiques comme vous nous le proposez que nous y arriverons !"

Par martial bourquin
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 20:33

Suite à l'annonce des milliers de suppressions de postes par le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën, j'ai réagi dès hier lors du journal télévisé de 19h diffusé sur la chaine Public Sénat.

 

Je vous invite à prendre connaissance de cette intervention (reportage à partir de 07:20)link

 

 

 

Dépêche AFP - 27 octobre 2011

 

Martial Bourquin, sénateur PS du Doubs, juge "inacceptable" les milliers de suppressions de postes annoncées par le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën en Europe, estimant que "les personnels n'étaient pas une variable d'ajustement budgétaire".

 

"Le recours aux suppressions d'emplois devient une habitude en France" et "les personnels sont trop souvent considérés comme des variables d'ajustement budgétaire, cette situation est inacceptable", a déclaré jeudi, dans un communiqué, le sénateur, président d'une mission d'information sénatoriales sur la désindustrialisation.

 

"En Allemagne, les réactions face aux variations d'activité sont très différentes des nôtres. Il est impératif qu'en France, la formation prenne également toute sa place avec l'objectif du maintien et du retour rapide à l'emploi", ajoute-t-il.

 

Pour lui, "il est nécessaire d'ouvrir un droit à la formation des personnels touchés pendant ces périodes où l'activité stagne ou baisse". "Avec le lancement de nouveaux modèles, le constructeur ne peut se priver des travailleurs qui, pendant les baisses d'activité, auraient la possibilité de se préparer à une future hausse des productions", conclut-il.

 


Par martial bourquin
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 27 octobre 2011 4 27 /10 /Oct /2011 17:07

PSA Peugeot Citroën, premier constructeur automobile français et deuxième européen, a annoncé hier un plan d’économie supplémentaire pour 2012. La suppression de près de 7 000 postes est envisagée en Europe dont 800 emplois intérimaires en France d’ici à la fin de l’année.

Il ne me semble pas que la situation financière du groupe automobile puisse justifier ces suppressions massives de postes, le chiffre d’affaires global étant d’ailleurs en progression.

Selon le constructeur, le nouveau plan d’économie s’explique par des résultats décevants de la division automobile. Ceux-ci ont poussé le groupe à revoir ses objectifs pour l’année à venir. Je ne doute pas qu’il existe actuellement une rétractation des marchés national et européen, mais celle-ci peut être passagère. La suppression de postes n’est pas la solution.

Par ailleurs, je constate que le recours aux suppressions d’emplois devient une habitude en France et que les personnels sont trop souvent considérés comme des variables d’ajustement budgétaire. Cette situation est inacceptable.

En Allemagne, les réactions face aux variations d’activité sont très différentes des nôtres. Il est impératif qu’en France, la formation prenne également toute sa place avec l’objectif du maintien et du retour rapide à l’emploi. Notre pays, et plus généralement les pays européens, ont vocation à rester des terres de production.

Il est, en effet, nécessaire d’ouvrir un droit à la formation des personnels touchés pendant ces périodes où l’activité stagne ou baisse. Avec le lancement de nouveaux modèles, le constructeur ne peut se priver des travailleurs qui, pendant les baisses d’activité, auraient la possibilité de se préparer à une future hausse des productions.

Je le rappelle, la formation professionnelle continue et l’accompagnement en lieu et place de suppressions massives est un impératif politique, une exigence professionnelle et une nécessité sociale.

Les pouvoirs publics mais également les entreprises doivent prendre leur responsabilité, et rapidement, alors que le chômage de masse s’installe en France.

En effet, nous apprenons avec grande inquiétude que le nombre de chômeurs a encore augmenté sensiblement en septembre : + 0.9% en 1 mois. Globalement, près de 4.5 millions personnes sont actuellement à la recherche d’un travail sur notre territoire

PSA Peugeot Citroën se distinguait jusqu’à présent par sa volonté de préserver  au maximum les bases industrielles sur le territoire français et de rester un acteur essentiel dans une politique de réindustrialisation efficace.

L’enjeu en matière d’emploi se situe en termes de sécurisation des parcours professionnels. L’accès à une formation professionnelle continue ainsi qu’à une sécurité sociale professionnelle est un impératif. Des discussions et des négociations doivent rapidement se tenir sur ces sujets fondamentaux.  

 

 

Par martial bourquin
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 19:40

SAM 0689

Vendredi 21 octobre, j'ai participé à une réunion organisée par l'association de  défense des anciens allocataires de l'AER.

L'injustice que représente la suppression de l'AER me touche particulièrement.

Mobilisé depuis 2008 pour réclamer le rétablissement de l'Allocation Equivalence Retraite (AER), j'ai déjà posé 5 questions écrites au Sénat et j'ai adressé plusieurs courriers au ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, M. Xavier Bertrand.

J'insistais sur la précarité dans laquelle des milliers de personnes ayant travaillé toute leur vie, ont été brutalement jetées.

50 000 personnes attendaient alors, angoissées, l'annonce de Xavier Bertrand.

La création de l'Allocation Transitoire de Solidarité (ATS) est très décevante car les conditions sont si restrictives que seulement 11 000 personnes pourront toucher l'ATS. On est loin des 50 000 bénéficiaires de l'AER.

Devant la relative indifférence du gouvernement, j'ai la volonté, avec plusieurs sénateurs socialistes, de proposer un amendement pour le projet de loi des Finances 2012 demandant le rétablissement complet de l'AER ainsi que de réexaminer l'âge légal de départ à la retraite pour les ex-bénéficiairesde l'AER.

SAM 0682

Par martial bourquin
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Vendredi 21 octobre 2011 5 21 /10 /Oct /2011 16:51

Mardi 18 octobre, une séance de "questions cribles" était organisée au Sénat sur "le malaise des territoires". A cette occasion, j'ai interpelé Monsieur Bruno LE MAIRE, Ministre de l'Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire sur la politique gouvernementale et sur ce que je considère être un véritable déménagement de nos territoires ruraux, nos cités et nos villes. 

Je vous propose de retrouver mon intervention : link

 

M. Martial Bourquin

Monsieur le ministre, la question que je veux vous poser est simple : comment pouvons-nous mener une politique d’aménagement du territoire avec cette saignée dans les effectifs des services publics ?

Vous le savez, une politique d’aménagement du territoire requiert de la patience ; il faut des années pour la mettre en place, car il s’agit d’une question très difficile et très complexe. Or, chaque fois que l’on interroge les préfets, les sous-préfets ou les recteurs d’académie, ceux-ci nous font la même réponse : il faut rendre des postes ! Mais c’est une vision purement comptable de l’aménagement du territoire !

Mme Maryvonne Blondin

C’est exact !

M. Martial Bourquin

Monsieur le ministre, je vous le demande avec force et gravité : mettez un terme à cette politique aveugle de la révision générale des politiques publiques !

M. Roland Courteau

Et sans tarder !

M. Martial Bourquin

Il faut, au contraire, un État stratège ! Il faut mener une politique d’aménagement du territoire qui fasse en sorte que politiques publiques et investissements privés soient intimement liés, car nous sommes en train de déménager nos territoires ruraux, nos cités et nos villes. Cette situation est, je le dis avec une certaine solennité, très grave. (Marques d’approbation sur plusieurs travées du groupe socialiste-EELV.)

Il faut maintenant stopper cette politique pour que nos territoires retrouvent leur dynamisme ! (Très bien ! et applaudissements sur les travées du groupe socialiste-EELV et du groupe CRC ainsi que sur certaines travées du RDSE.)

M. le président

La parole est à M. le ministre.

M. Bruno Le Maire, ministre. 

Monsieur le sénateur Martial Bourquin, je vous rejoins parfaitement, il faut un État stratège. Mais un État stratège, ce n’est pas un État qui pense le monde d’hier, c’est, au contraire, un État qui pense le monde de demain ! (Applaudissements sur les travées de lUMP.) Ce n’est pas un État qui estime qu’il faut systématiquement plus d’emplois publics, et donc plus de dépenses publiques, pour répondre aux besoins de nos concitoyens ! C’est un État qui essaie d’inventer des solutions nouvelles, plus économes et plus efficaces (Nouveaux applaudissements sur les mêmes travées.),…

M. Pierre-Yves Collombat

Moins d’impôts et plus de chômage !

M. Bruno Le Maire, ministre. 

...pour à la fois offrir à nos concitoyens de meilleurs services publics et réduire notre endettement dont nous payons aujourd'hui la facture.

M. Pierre-Yves Collombat 

C’est faux !

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat 

Moins de milliardaires et plus de services publics !

M. Bruno Le Maire, ministre. 

Nous ne maintiendrons pas – et ne le laissons pas croire aux Français ! – des classes uniques dans tous les villages de France parce que ce n’est ni efficace ni responsable du point de vue des finances publiques. (Exclamations sur les travées du groupe socialiste-EELV et du groupe CRC.)

Nous ne maintiendrons pas des bureaux de poste ouverts dans tous les villages de France lorsque ceux-ci ne sont fréquentés que par un ou deux clients seulement par jour, parce que ce n’est ni responsable du point de vue des finances publiques ni responsable du point de vue du fonctionnement de ces services publics.(Applaudissements sur les travées de lUMP.)

Vous avez évoqué la gestion de la forêt et l’ONF, mais c’est le meilleur exemple ! Quelles sont les raisons pour lesquelles la France ne profite pas suffisamment de l’exploitation de son bois ? Quelles sont les raisons pour lesquelles la France n’exploite pas suffisamment le tiers de son territoire qui est composé de forêts ? Il ne s’agit pas d’un problème de recrutement, de nombre de personnels à l’ONF ! C’est une question de regroupement de l’offre, de valorisation de notre bois, de structuration de la filière, de compétitivité économique ! Voilà les vraies réponses à l’aménagement du territoire de demain ! (Applaudissements sur les travées de lUMP.)

M. Pierre-Yves Collombat 

Que ne le faites-vous pas ?

M. Bruno Le Maire, ministre. 

En matière de fonds publics, il me semble préférable de consacrer 2 milliards d’euros à l’équipement numérique de notre territoire en très haut débit, comme l’ont voulu le Président de la République et le Premier ministre,…

M. Pierre-Yves Collombat 

Cela fait deux ans qu’on en parle !

M. Bruno Le Maire, ministre. 

… plutôt que de maintenir des services publics dans des endroits où nous n’avons plus les moyens de le faire ! (Applaudissements sur les mêmes travées.)

M. le président.

La parole est à M. Martial Bourquin, pour la réplique.

M. Martial Bourquin Monsieur le ministre,

votre réponse est très idéologique ! (Exclamations sur plusieurs travées de lUMP.) En aucun cas, elle ne correspond à une vision d’avenir.

Avoir une vision d’avenir, c’est agir pour créer de la valeur, en faisant en sorte que nos territoires soient productifs, tant au niveau des usines que, plus généralement, au niveau des territoires ruraux. Or, pour que nos territoires continuent à produire, il faut trouver un mix très inédit entre les politiques publiques et les entreprises, qui créent aussi de la valeur. Ce n’est pas en supprimant les politiques publiques comme vous nous le proposez que nous y arriverons !

Il faut, au contraire, par exemple, mettre en œuvre une fiscalité beaucoup plus juste. Comment se fait-il que les groupes du CAC 40 paient environ 8 % d’impôt sur les sociétés, alors que les PME et les artisans paient 33 % ? (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste-EELV.)

M. Martial Bourquin 

Vous qui cherchez à faire des économies, il y a là des recettes à prendre, monsieur le ministre ! Pourquoi ne le proposez-vous pas ?

Il faut savoir que cette politique aveugle de la révision générale des politiques publiques, qui est profondément injuste, ampute durablement les territoires de leur dynamisme. Il leur faudra de nombreuses années pour être de nouveau au goût du jour. Le retour du dynamisme passe par une politique plus juste !

Pourquoi une famille habitant dans une vallée encaissée, qui souffre du verglas trois à quatre mois dans l’année, est-elle obligée de faire prendre le bus scolaire à ses enfants une heure avant le début des cours ? Parce qu’on a décidé de supprimer des postes ! (Murmures sur les travées de lUMP.) Il existe d’autres sources d’économies que celle-ci ! (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste-EELV et du groupe CRC.)



Par martial bourquin
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés