Mercredi 23 juin 2010
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Arrivé en France en 2001, Aboubacry N'DAYE, d'origine mauritanienne, a multiplié les démarches pour régulariser sa situation mais est aujourd'hui menacé d'explusion.
Je suis intervenu à plusieurs reprises en faveur d'Aboubacry N'DAYE et je souhaite de tout coeur qu'un dialogue constructif s'instaure avec les autorités préfectorales.
De nombreux élus de gauche se sont mobilisés avec les habitants, avec les représentants de RESF pour parrainer Aboubacry N'DAYE. Avec ce mouvement de solidarité, c'est toute l'injustice de
la situation des sans-papiers que nous voulons dénoncer et affirmer notre refus d'une politique qui manque totalement d'humanisme.
RESF a lancé une pétition pour soutenir Aboubacry N'DAYE. Cette pétition est accessible sur le site de RESF : http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=30125
Des signatures seront collectées sur le site du festival Rencontres et Racines les 26 et 27 juin à Audincourt.
Article du Pays de Franche-Comté paru dans l'édition du 20.06.10
Des parrains tricolores pour
Aboulacry
Menacé d’expulsion, Aboulacry N’Daye a été placé, hier, sous la protection symbolique d’un
groupe d’élus du pays de Montbéliard, maires de Sochaux (à g.) et d’Audincourt en tête. Photo José Gonzalvez
Le Mauritanien Aboulacry N’Daye, 35 ans, menacé d’expulsion, a été placé, hier, au cours d’une émouvante
cérémonie de parrainage sous la protection symbolique d’un groupe d’éminents élus du pays de Montbéliard, conduits par le maire d’Audincourt Martial Bourquin.
Les signatures qui ornent le certificat de parrainage délivré, hier, à Audincourt, à Aboulacry N’Daye, 35 ans, résident dans
la cité des Forges où il rêve de s’établir définitivement ont de quoi faire pâlir de jalousie les aficionados du gotha politique socialiste du pays de Montbéliard. Le jeune Mauritanien, établi
depuis cinq ans à Audincourt, est sous le coup d’un arrêté d’expulsion pris à son encontre par la préfecture du Doubs en août dernier. Cet ancien étudiant en sciences et techniques a été obligé
de s’expatrier pour, explique-t-il, se mettre à l’abri des menaces qui pesaient sur lui à cause de son engagement politique dans son pays, la Mauritanie. Arrivé en France en 2001, il n’a jamais
pu régulariser définitivement sa situation, n’obtenant que des autorisations provisoires de six mois, plusieurs fois renouvelées, en raison de son état de santé qui a nécessité deux lourdes
interventions chirurgicales en 2003 et en 2007. « Son médecin atteste qu’il a besoin de soins constants. Ce qui devrait être une raison suffisante pour l’autoriser à rester en France. Surtout
qu’Aboulacry est parfaitement intégré. Il parle un français remarquable et souhaite de tout son cœur s’intégrer dans la vie française. Qu’est-ce qui empêche Aboulacry d’obtenir ses papiers ?
Vraiment, on ne comprend pas ! », s’indigne le maire d’Audincourt, Martial Bourquin en qui Aboulacry a trouvé un ardent défenseur. L’élu, entouré des maires de Valentigney, Sochaux, Bethoncourt,
Arbouans et d’autres, tous ceints de leur écharpe tricolore, soutenu par le député Pierre Moscovici et par le conseiller général Paul Coizet ne cache pas son agacement : « Quand l’injustice est
aussi criante, on doit se lever, se serrer les coudes », exhorte le premier magistrat, fustigeant « cette politique de l’immigration » et appelant de ses vœux « une réponse humaine ». Très ému,
Aboulacry a adressé ses remerciements à tous les présents, saluant l’action du maire d’Audincourt, qui pratique « une politique ouverte aux étrangers, une politique du vivre ensemble
».
José Gonzalvez