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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 09:12

Vous connaissez mon attachement à un service public de qualité et ma détermination à défendre et promouvoir l’ensemble des services publics sur notre région, qu’il s’agisse de l’éducation de nos enfants, de notre santé, des transports, de l’aménagement du territoire et, comme aujourd’hui, de l’avenir de la Poste.

 

Le projet de loi présenté par le Gouvernement ouvre le capital de la Poste comme cela l’avait été fait précédemment pour d’autres entreprises du service public. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’économie et des finances, avait déclaré : « EDF et Gaz de France ne seront pas privatisés ». Nous connaissons la suite.

 

Lorsqu’aujourd’hui, les membres du gouvernement affirment que le changement de statut de la Poste ne prépare pas une future privatisation, je n’ai pas confiance ! « Chat échaudé craint l’eau froide », dit l’adage populaire. Si comme le gouvernement le répète, la Poste restera publique, il importe alors que des garanties soient données à tous les usagers de ce service ; la Poste ne doit pas être transformée en société anonyme. Soyons bien conscients que lorsque le statut de la Poste sera changé, il suffira d’une autre loi pour la privatiser comme d’autres entreprises.

 

La Poste est le plus ancien service public et ce service va bien souvent au-delà de ses missions premières. Durant la canicule, rappelons-nous, les facteurs ont tapé à la porte des plus fragiles d’entre nous pour éviter des drames.

 

Un service public, c’est l’assurance d’une même qualité de service, d’un même tarif sur l’ensemble du territoire, quelle que soit notre implantation géographique.

 

Aujourd’hui, la distribution du courrier est assurée pour tous avec équité et les 17 000 points de contact garantissent l’accès de chacun à ce service postal. Qu’en sera-t-il demain ? Qu’adviendra-t-il du plus ancien service public ? C’est un héritage précieux qu’il convient de ne pas gâcher et de transmettre aux générations futures.

 

Alors que les déréglementations financières enfoncent nos sociétés dans la crise, il me paraît plus que jamais nécessaire de garder de grands services publics au service de tous nos concitoyens.

 

C’est pour cela que je vous sollicite et vous propose de prendre position dans ce débat qui vous concerne au premier plan. Je vous invite à voter, à vous exprimer ainsi pour que nous gardions l’entreprise publique de la Poste.


Voir l'Audinfo Spécial appelant à voter.

Par martial bourquin - Publié dans : POSTE
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 15:20

Certaines semaines sont plus  déterminantes que d’autres pour notre avenir.  Notre avenir proche tout d’abord puisque le gouvernement présentera mercredi son projet de budget pour 2010.

François Fillon en a dévoilé hier les grandes lignes. Force est de constater que le gouvernement continue de marcher sur une seule jambe  et de s’appuyer uniquement sur les entreprises.  En période de tempête, il aurait été plus logique de prendre également appui sur les ménages, plus à même d’alimenter directement et efficacement le circuit économique.  

A travers ce budget, le gouvernement a pourtant décidé de donner tout l’oxygène dont il dispose aux entreprises, en allégeant leur fiscalité, sans vraies contreparties.  Alors que le déficit atteint plus de 8% du PIB , il me paraîtrait opportun de veiller à la bonne destination de chacune des grandes dépenses de l’Etat. C’est pour cela que je continue de plaider pour de véritables contreparties sociales et environnementales lorsque de telles dépenses sont engagées !

Or on sait déjà que des choix du gouvernement  n’ont pas eu les effets escomptés.

Le bouclier fiscal n’a pas réussi à faire revenir les évadés fiscaux dont le ministre du budget nous l’assure, a bien la liste. Le capitalisme spéculateur a juste un peu perdu de son lustre mais il est toujours aussi nocif pour notre économie !

La défiscalisation des heures supplémentaires empêche des milliers de jeunes de rentrer sur le marché du travail, ce qui les précarise et grève aussi le pouvoir d’achat de leurs parents !

Que dire de la TVA restauration, dont les conditions d’application me mettent en colère. Comment a-t-on pu rater une occasion pareille de moderniser une filière sous tension depuis des années, de la rendre attractive, de permettre là aussi à des jeunes d’embrasser des métiers certes difficiles mais tellement passionnants !  C’est du gaspillage !

Enfin, mais la liste pourrait être très longue… pourquoi s’entêter à diminuer mathématiquement plus de 30 000 fonctionnaires cette année alors que c’est précisément maintenant qu’un moratoire devrait s’imposer. Ne devons-nous pas plutôt nous demander comment faire évoluer une partie de ces postes de fonctionnaires pour les rendre encore plus efficaces au service du public ?

Je suis étonné que des politiques pourtant chevronnés continuent de considérer le budget de la France comme une partie de poker et de réitérer, années après années les mêmes erreurs, dans un aveuglement idéologique.

Il faudra bien que quelqu’un paie un jour ces divagations d’un autre âge. J'ai bien peur que ce soient encore les ménages et les collectivités locales qui se verront présenter l'addition.

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /2009 16:26
Je suis en ce moment avec les postiers devant le Sénat en soutien à leurs actions contre la privatisation de la poste.
La Poste n'est pas une entreprise comme les autres et ne le sera jamais. Elle fait partie de notre patrimoine. La vraie modernité consiste à imaginer un grand service public postal en adéquation avec les évolutions de notre société et qui soit à même de relever les défis du XXIème siècle. La privatisation n'est pas la solution.
Par martial bourquin - Publié dans : POSTE
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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 18:09
Venez participer à la veillée de la paix, ce grand moment de solidarité et d'échange au-delà des idéologies politiques, religieuses et autres.
Par martial bourquin - Publié dans : AUDINCOURT
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Lundi 21 septembre 2009 1 21 /09 /2009 13:55



Le projet de loi prévoyant le changement de statut de la POSTE en société anonyme sera prochainement examiné  en première lecture au Sénat.
Je suivrai avec beaucoup d'attention son examen. Vous pouvez obtenir le texte de loi sur simple demande par mail m.bourquin@senat.fr ou par téléphone 01 42 34 47 76.


D'ores et déjà, je me suis mobilisé avec 3 collègues sénateurs socialistes, membres de la commission de l'économie à laquelle j'appartiens, qui examinera ce projet de loi. Vous voudrez bien trouver ci-joint la tribune que nous avons signée ensemble.

Vos commentaires me sont précieux. N'hésitez donc pas à me faire part de vos remarques et suggestions.

Enfin, je vous indique que j'organise à Audincourt le 3 octobre prochain une votation citoyenne. Il me paraît primordial que les citoyens donnent leur avis sur l'avenir de la Poste. Je ferai tout pour qu'ils soient écoutés.

Martial BOURQUIN




TRIBUNE de Michel TESTON, Sénateur de l’Ardèche


Martial BOURQUIN, Sénateur du Doubs,

Marc DAUNIS, Sénateur des Alpes-Maritimes,  

Jean-Jacques MIRASSOU, Sénateur de la Haute-Garonne  

 



Le projet de loi prévoyant le changement de statut de la Poste en Société Anonyme sera examiné par le Sénat – gardien des territoires - au cours de la première semaine de novembre.

L’audition de Christian Estrosi, Ministre de l’Industrie, devant la Commission de l’Economie, du développement durable, de l’aménagement du territoire, a donné le ton des futurs débats. Cette réforme serait, selon les dires du Ministre, inéluctable et les opposants à cette réforme – en un mot les sénateurs de gauche -, ne défendraient qu’une conception éculée des services publics là où le gouvernement serait le gardien du temple de la modernité.

La crise bancaire, l’éclatement de la bulle boursière, la crise économique et sociale que nous traversons, ont fait voler en éclat les certitudes d’un discours libéral euphorique et dérégulateur, dont les limites et la dangerosité ont été démontrées et qui constitue pourtant aux yeux du gouvernement le prix à payer à la modernité.

Le Ministre précise tout d’abord que ce projet de loi a pour objectif un simple changement de statut, destiné à affronter la mise en concurrence à partir de 2011, et à faire de la Poste un leader européen. Or chacun sait que la directive européenne qui sert de prétexte au gouvernement n’implique et n'impose aucun changement de statut de cette entreprise publique.

Par contre, il nous paraît urgent de désendetter la Poste pour lui permettre de mener à bien ses missions de service public, et de consolider son rôle au sein d’un pôle financier public. Notre participation aux commissions départementales de présence postale nous permet au quotidien d'évaluer l'ampleur des besoins justifiant par ailleurs une recapitalisation nécessaire à la modernisation de cette entreprise.

Mais si la solution au désendettement était le recours systématique à la société anonyme, alors l'État tout entier, dont le déficit annuel a doublé en un an, mériterait de subir le même sort.   La Poste, transformée en société anonyme, en serait-t-elle aussitôt moins endettée, remplirait-t-elle mieux ses obligations de service public, sera-t-elle automatiquement renforcée sur les marchés européens ? Rien ne permet de l'affirmer !

Il s’agit d’un pari pris par le gouvernement dont nous connaissons les risques et que nous ne sommes pas prêts à accepter. Ce changement de statut ne garantirait rien en ce qui concerne les fonds pérennes dont La Poste disposerait pour continuer à accomplir ses tâches, tout en se modernisant.

Le gouvernement explique que ce projet de loi n’est pas une privatisation parce que ce mot ne figure pas dans le texte. Il est pourtant présent dans les esprits.

Souvenons-nous des engagements de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’économie et des finances, parlant d’EDF-GDF, à l’Assemblée nationale le 15 juin 2004 :
"Je l’affirme parce que c’est un engagement du Gouvernement : EDF et Gaz de France ne seront pas privatisés./ (...) » Le Président de la République l’a rappelé solennellement lors du conseil des ministres au cours duquel fut adopté le projet. Mieux, le Gouvernement acceptera l’amendement du rapporteur prévoyant de porter de 50 % à

70 % le taux minimum de détention du capital d’EDF et de Gaz de France.

On connaît la suite, et ce même gouvernement a eu trop souvent recours par le passé à une "technique" qui consiste à brader son patrimoine pour tenter de financer ses choix budgétaires.

Par ailleurs, il est affirmé que l'implantation territoriale de La Poste sera maintenue en garantissant que ses 17 000 points de contact seront préservés. Les élus locaux doivent savoir que ce projet de loi ouvre bien la possibilité de continuer à fermer des bureaux de poste pour les transformer en agence postale communale, en Point Poste chez les commerçants, ou même en bornes de service public qui pourraient faire office de point de contact. Peut-on se satisfaire de ce qui constituerait un dévoiement des services publics postaux tels que nos concitoyens les conçoivent et les apprécient jour après jour ?

Il nous est dit enfin que le statut des personnels serait préservé, à l’image de celui de France Telecom. Malheureusement, là non plus les faits ne plaident pas en faveur de la crédibilité des affirmations du gouvernement, puisqu'au-delà d'une dégradation de la qualité des services, on y a constaté une forte diminution du nombre des agents - ainsi, de toute évidence, que la dégradation des conditions de travail. L’actualité ne fait malheureusement que confirmer ces affirmations.

La vraie modernité consiste à imaginer un grand service public postal en adéquation avec les évolutions de notre société et qui soit à même de relever les défis du XXIème siècle.

La Poste n’est pas une entreprise comme les autres et elle ne le sera jamais. Elle fait partie de notre patrimoine et c’est pour cette raison que nous voulons que nos concitoyens soient consultés sur son devenir.

Aussi, dans les départements, les communes seront organisées diverses consultations, pétitions, délibérations de conseil municipal, pour faire savoir au gouvernement que nos concitoyens sont attachés au service public de la poste. Sa privatisation programmée dans le temps, comme EDF et France Telecom, aboutirait à désertifier un peu plus la ruralité et abandonner des quartiers et des territoires jugés non rentables par les ultra-libéraux qui ne supportent plus les services publics.

Par martial bourquin - Publié dans : AU SENAT
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