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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 15:47
Voici mon équipe parlementaire

A Audincourt
Christiane Decourbey
03 81 35 47 95
martial.bourquin@orange.fr


A Paris
Olivia Le Morvan
01 42 34 47 76
m.bourquin@senat.fr

N'hésitez pas à prendre contact avec elles.


Par martial bourquin - Publié dans : Pour nous contacter
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 12:01

Je viens d'être nommé membre de la mission d'information commune sénatoriale sur la politique en faveur des jeunes.
Cette mission comprend 36 membres.
Même si j'ai la ferme intention d'aborder plus précisément les difficultés d'insertion des jeunes et de militer pour l'apprentissage, je suis ouvert à vos suggestions.

Par martial bourquin - Publié dans : AU SENAT
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Jeudi 26 février 2009 4 26 /02 /2009 17:42
   
Question écrite n° 06663 de M. Martial Bourquin (Doubs - SOC)
  • publiée dans le JO Sénat du 18/12/2008 - page 2526

M. Martial Bourquin interroge Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la situation dans laquelle se trouvent les directeurs des instituts universitaires de technologie (IUT) suite à la promulgation de la loi n° 2007-1199 du 10 août 2007 dite LRU (Libertés et responsabilités des universités).

Les directeurs craignent que la suppression du fléchage des moyens humains et financiers impartis aux IUT conduise à une lente asphyxie des IUT. L'absence de garanties sur la redistribution des moyens risque d'aboutir à la mort des IUT.

Fondés il y a 40 ans, les 116 IUT de France accueillent 140 000 étudiants dont 36 % d'élèves boursiers. Ils ont représenté et représentent un véritable ascenseur social pour des générations d'étudiants issus des milieux populaires pour qui l'accès aux études supérieures reste limité.

Ces IUT disposaient de crédits qui leur étaient directement affectés. Avec la loi LRU, ce sont les présidents d'université qui décideront des crédits qui seront affectés à l'IUT.

Les directeurs d'IUT comme les élèves craignent que cette situation mette en danger l'avenir des IUT et n'entraîne la perte du diplôme national.

Ces établissements ont su faire preuve d'attractivité et les formations post-baccalauréat proposées sont complémentaires de l'offre existante. Elles sont recherchées au niveau de nombreuses PME et permettent une insertion rapide et positive dans le monde professionnel.

Il lui demande de bien vouloir lui préciser les conditions d'affectation des moyens humains et financiers nécessaires à la gestion quotidienne des IUT et de lui indiquer de quelle manière elle compte assurer la survie de ces établissements.


Réponse du Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche
  • publiée dans le JO Sénat du 26/02/2009 - page 501

En application de la loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités, nos universités deviennent autonomes. Elles disposent désormais d'un budget global et leurs crédits ne seront plus fléchés. La mise en oeuvre de cette loi valorise la spécificité et la réussite des instituts universitaires de technologie (IUT), piliers de notre système d'enseignement supérieur. Ils tireront partie du nouveau système d'allocation des moyens aux universités. Le nouveau modèle de répartition des moyens, qui est entré en vigueur le 1er janvier 2009, tient compte du coût plus élevé de la formation dispensée aux étudiants inscrits en DUT. Pour 1 euro de dotation à un étudiant à l'université, une dotation jusqu'à 2,80 euros sera réservée à un étudiant en IUT. Ce nouveau système attribue 20 % des crédits en fonction des performances des établissements dont l'insertion professionnelle, au lieu de 3 % jusqu'à présent. Les IUT fondent leur réussite sur une très bonne insertion de leurs étudiants, ils sauront en tirer partie dans leur négociation avec les présidents d'université. L'État est le garant du bon fonctionnement du nouveau système. Les universités, qui voient leur budget augmenter de 15 % en moyenne, s'engagent à ce que les budgets des IUT ne baissent pas. Les universités sont encouragées à conclure avec leurs IUT des contrats internes d'objectif et de moyens comme certaines l'ont déjà décidé. Pour garantir de bonnes conditions de mise en oeuvre de l'autonomie avec les IUT, un comité de suivi quadripartite vient d'être créé. Les présidents d'université, d'IUT, les directeurs d'IUT et le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche y trouveront un espace de dialogue privilégié. Une charte de bonne conduite a été rédigée et transmise à tous les présidents d'université et recteurs d'académie. Ces nouvelles dispositions conforteront la place des IUT dans un système d'enseignement supérieur rénové et qui bénéficie de moyens substantiels.

 

Par martial bourquin - Publié dans : questions écrites
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 17:09
Le 19 février, se déroulait la discussion générale sur le projet de loi Organisation du Transport  Ferroviaire. Retenu dans le Doubs, mon collègue François Patriat s'est fait le porte-parole de mon discours.
Je l'en remercie.



FRANCOIS PATRIAT

Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, j’associe à mon propos mon collègue et ami Martial Bourquin. Il devait intervenir cet après-midi, mais il a été obligé de retourner dans le Doubs en raison des difficultés que le secteur automobile de ce département traverse actuellement.

Ce projet de loi, d’apparence très technique, constitue une nouvelle étape de la libéralisation du transport ferroviaire dans la mesure où il entérine l’ouverture à la concurrence du transport international de voyageurs. Les remarques que je formulerai aujourd’hui ne balaieront pas tous les aspects de ce projet de loi, mais Michel Teston vient de le faire excellemment. Je me concentrerai donc sur les paradoxes de la politique européenne de concurrence dans le secteur ferroviaire.

Le service public des transports ferroviaires a toujours eu une place à part dans la réalisation d’un espace communautaire. C’est ce qu’a très justement rappelé notre collègue Hubert Haenel dans son rapport d’information, fait au nom de la commission des affaires européennes, sur la libéralisation des transports ferroviaires dans l’Union européenne.

La réalisation d’un espace commun de transports ferroviaires européens, ne nous y trompons pas, est très compliquée. Elle suppose un temps d’adaptation très long, comprend des contraintes techniques importantes si l’on considère, pour ne citer que les principales, l’exigence et le coût de l’entretien des infrastructures et du matériel roulant, l’harmonisation informatique, ainsi que les conditions de travail des personnels.

Depuis près de vingt ans, un certain nombre d’exceptions ont été prévues pour tenir compte de la particularité du secteur.

En premier lieu, le texte qui nous est aujourd’hui soumis s’avère la simple transposition, en droit interne, de dispositions introduites dans les années quatre-vingt-dix. Peut-on seulement l’ignorer ?  Les objectifs de l’Union européenne ont bien changé depuis et gagné en réalisme. La « concurrence pour la concurrence » n’est plus un dogme si immuable.

Depuis, nous en sommes tous ravis, l’Europe s’est en effet engagée dans la bataille de l’environnement, dans la promotion de transports ferroviaires européens de qualité, attractifs pour les usagers et les entreprises, dans la promotion de l’intermodalité, extra et intra-urbaine, et – le mot est lâché ! –, dans le rééquilibrage rail-route. Depuis, l’Europe s’est engagée pour créer des emplois et promouvoir une croissance verte.

Or le présent projet de loi ne tient pas compte de ces évolutions. Il est resté bloqué sur une transposition administrative a minima de l’ouverture à la concurrence, paquet par paquet, quand celle-ci aurait pu s’enrichir de cette réflexion. Il aurait pu être un texte majeur pour donner un nouvel élan à l’Europe des transports ferroviaires. Il n’en est rien ! Il n’évoque pas – ou si peu – la situation actuelle des personnels ferroviaires, pas plus que leurs perspectives d’avenir. Lors d’une réunion de la commission des affaires européennes consacrée à l'examen du rapport rédigé par Hubert Haenel, notre collègue Bernadette Bourzai a déploré qu’il n’y soit pas fait état de la directive relative à la certification des conducteurs de train. C’est aussi le cas dans ce projet de loi !

Nous voilà embarqués dans le train de la concurrence, et nous nous demandons s’il y a un conducteur à bord ! Par ailleurs, le moins que l’on puisse dire, c’est que nous manquons d’une étude d’impact sérieuse sur les effets attendus de ce projet de loi sur l’ensemble de la politique des transports.

En deuxième lieu, ce texte est une occasion manquée, sur le plan tant environnemental que social.

J’aurais souhaité y voir, par exemple, une articulation très serrée avec la discussion du projet de loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, en particulier sur son volet transport. À croire que nos deux semaines de débat sur ce texte n’auront pas servi à grand-chose, puisque nous ne saisissons pas aujourd'hui l’occasion qui nous est donnée de mettre en œuvre les orientations du Grenelle.

Nous examinons en effet un projet de loi dont les objectifs européens de développement durable, de péréquation et d’aménagement du territoire, de qualité de service, de respect du citoyen et du consommateur, et de formation et de mobilité des personnels semblent passer à la trappe pour ne laisser place qu’à un seul objectif : l’ouverture à la concurrence à tout prix ; mais à quel prix !

En troisième lieu, les transports internationaux de voyageurs constituent le volet le plus rentable du transport ferroviaire. Des opérateurs européens ont déjà fait connaître leur grand intérêt pour un positionnement sur ce secteur. On les comprend ! Le combat n’est pas égal.

Des distorsions de concurrence ne sont pas à redouter entre les opérateurs anciens et les nouveaux entrants, mais avec ceux d’entre eux qui n’ont pas la charge de faire vivre la totalité d’un réseau comprenant des parties rentables et moins rentables, qui n’ont pas la charge d’assumer des missions d’aménagement du territoire, qui n’ont pas pour mission de rendre attractifs le fret ferroviaire et l’intermodalité, et – comble du comble ! – qui n’auront pas la charge de faire vivre l’Europe des transports durables.

Devons-nous cautionner cette situation, alors que le nouveau gendarme du rail, dont la création est entérinée par ce texte, c’est-à-dire l’Autorité de régulation, ne fera qu’arbitrer en interne et n’aura pas pour rôle de définir une véritable politique commune du transport ferroviaire ?

En quatrième lieu, la perte de marchés plus rentables pour les opérateurs historiques ira immanquablement de pair avec une rationalisation des plus petites lignes, voire leur fermeture, avec un entretien des réseaux de plus faible qualité, ce qui représentera une menace pour la sécurité des usagers et des personnels, et avec un ralentissement encore plus important des voies. Tous ces facteurs induiront, à terme, une préférence pour la route. C’est déjà le cas dans de nombreuses régions françaises avec les transports express régionaux, les TER.

Qui compensera ces pertes ? Réseau ferré de France ? Il est englué dans des dettes abyssales ! La SNCF ? Sera-t-elle seulement en mesure de se positionner sur des marchés européens ? L’État ? Le plan de relance témoigne de l’absence de volonté politique en faveur du ferroviaire, du fret et de l’intermodal ! Les régions ? Je suis bien placé pour savoir qu’elles sont déjà allées au-delà de leur rôle et financent très largement, d’ailleurs avec succès, des TER dont nous avons tout lieu d’être fiers !

Je suis persuadé que la priorité, ce n’est pas la marche forcée vers la concurrence, mais l’accomplissement de progrès en vue d’une meilleure interopérabilité et d’une harmonisation vers le haut de la coopération des personnels ; c’est surtout un investissement massif vers le ferroviaire durable. Seule la volonté politique permettra de dégager ces investissements.

En cinquième lieu, je souhaite formuler quelques propositions.

Je plaide tout d’abord pour que l’internalisation des coûts, notamment environnementaux et sociaux, soit prise en compte pour le calcul d’un droit d’entrée des nouveaux entrants dans le marché commun du transport international de voyageurs.

Je plaide également pour une reprise d’une partie de la dette de RFF, seul moyen d’éviter des distorsions trop importantes de concurrence et de permettre à cette entreprise de mener à bien l’entretien des infrastructures. En Allemagne et en Suisse, pays performants dans le domaine ferroviaire, l’État a fait cet effort. Et l’effort a payé, y compris économiquement.

Je plaide pour que la stratégie de Göteborg ne soit pas qu’une stratégie mais qu’elle soit mise en œuvre. Je suis favorable à un grand emprunt européen qui permette d’investir dans les infrastructures ferroviaires, de promouvoir les autoroutes ferroviaires, de développer le fret et de le rendre intéressant pour les entreprises, d’harmoniser les spécificités européennes ferroviaires. Si urgence il y a, elle doit aller dans cette direction.

Cela implique des choix, et ce sera mon sixième point.

S’il y a bien une ouverture à la concurrence qui vaille la peine que l’on se batte, mes chers collègues, c’est une concurrence externe, avec la route.

Il n’est plus possible de continuer à fermer les yeux sur les cohortes de camions, venus de toute l’Europe, qui engorgent les routes des pays centraux de l’Union européenne, afflux qui constitue un véritable drame pour l’environnement et pour la sécurité routière.

Il n’est également plus possible de fermer les yeux sur les conditions de travail des chauffeurs routiers, qui pourraient devenir des partenaires et des acteurs essentiels d’une politique de ferroutage ambitieuse.

En septième lieu, je vous rappelle que les perspectives financières 1999-2006 ne prévoyaient que 5 milliards d’euros pour la politique européenne des transports. Or tant que le ferroviaire européen ne bénéficiera pas du produit d’une taxe contraignante sur le transport routier, les moyens pour en faire un véritable service d’intérêt général doté d’une grande attractivité économique ne seront jamais à la hauteur des enjeux.

Bref, la transposition a minima d’une directive européenne – exercice que j’ai connu lorsque j’exerçais d’autres fonctions ! –, publiée voilà presque vingt ans, ne saurait être à la hauteur de l’enjeu économique, social et environnemental qui est le nôtre. Nous y sommes donc opposés.


Par martial bourquin - Publié dans : AU SENAT
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 16:43
Suite aux remarques d'élus très inquiets du flou juridique entourant les modalités de financement aux réseaux électriques, j'ai posé une question écrite sur ce thème.

Question écrite n° 07504 de M. Martial Bourquin (Doubs - SOC)
  • publiée dans le JO Sénat du 19/02/2009 - page 416
M. Martial Bourquin attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire sur la réforme du financement des raccordements aux réseaux électriques.

Il a été alerté par le SYDED, Syndicat mixte d'énergies du Doubs, qui exerce la compétence « distribution publique d'électricité » transférée par les communes, propriétaires du réseau. À ce titre, le SYDED intervient auprès de toutes les communes du Doubs (sauf 10 communes qui disposent d'une régie d'électricité indépendante du concessionnaire ERDF) pour la gestion de la concession et des contrats, la maîtrise d'ouvrage des travaux d'enfouissement des réseaux existants, l'assistance technique et la participation financière aux travaux d'enfouissement des réseaux et d'éclairage public réalisés par les communes. Cet organisme a fait part de son inquiétude quant à la mise en œuvre de la réforme définie par la loi n° 2000-108 du 10 février 2000 modifiée relative à la modernisation et au développement du service public de l'électricité et l'application du décret n° 2007-1280 du 28 août 2007 relatif à la consistance des ouvrages de branchement et d'extension des raccordements aux réseaux publics d'électricité.

En effet, depuis le 1er janvier 2009, date d'entrée en vigueur de la réforme, les gestionnaires du réseau de distribution d'électricité appliquent un nouveau dispositif de financement des raccordements électriques en référence à la mise en œuvre de la loi du 10 février 2000 et en cohérence avec les lois n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains et n° 2003-590 du 2 juillet 2003 et urbanisme et habitat.

Cette réforme met une partie des coûts d'extension des réseaux à la charge de la commune ou de l'établissement public de coopération intercommunale compétent pour percevoir les taxes d'urbanisme.

Ainsi, l'article 23-1 de la loi du 10 février 2000 stipule que le raccordement d'un utilisateur aux réseaux publics comprend « la création d'ouvrages d'extension, d'ouvrages de branchement en basse tension et le cas échéant, le renforcement des réseaux existants ».

Cependant, le décret n° 2007-1280 du 28 août 2007 pris en application de l'article 23-1 de la loi du 10 février 2000, définit la notion « d'extension » par référence à des ouvrages « (…) créés en remplacement d'ouvrages existants dans le domaine de tension de raccordement et nouvellement créés dans le domaine de tension supérieure(…) », ce qui inclut du même coup les renforcements.

La Commission de régulation de l'énergie avait d'ailleurs précisé dans un avis du 23 mai 2007 sur le projet de décret, que « les ouvrages d'extension ne peuvent inclure, comme il est prévu aux premier et troisième alinéas de l'article 2 du projet de décret, des ouvrages modifiés qui, de fait, correspondent au renforcement du réseau existant ». Cette remarque n'a malheureusement pas été prise en compte.

De même, dans un avis du 12 juin 2008, cette commission rappelait également que les « coûts de renforcement des réseaux d'électricité rendus nécessaires par l'arrivée de nouvelles installations sont intégralement pris en compte par le tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité ».

Ainsi, l'application de ce décret en l'état conduit à augmenter notablement l'assiette de la contribution des collectivités et alourdit du même coup les charges inhérentes aux collectivités.

C'est pourquoi, il lui demande de modifier le décret du 28 août 2007 afin de rétablir la notion d'extension telle qu'elle est définie dans la loi du 10 février 2000.

 

Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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