Présentation

en images

  • BABYLON CIRCUS
  • AFFICHE RR 2010
  • CHE SUDAKA
  • Yves JAMAIT
  • STEEL PULSE

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 16:17

Le Sénat a examiné du 18 au 29 mai dernier la loi de modernisation agricole.

Je vous livre ici le compte-rendu intégral d'une de mes principales interventions.

montb-liarde.jpg


À ce moment du débat et sur un tel amendement, les réponses apportées par M. le ministre et par M. le rapporteur ne sont pas satisfaisantes.

Le premier élément sur lequel je vous demande de réfléchir, c’est la déclaration de M. le ministre qui a dit : « L’alpha et l’oméga de cette nouvelle loi, c’est la demande du consommateur », sous-entendu comme élément de régulation.

Il n’est pas possible d’entendre de tels propos. Monsieur le ministre, nous sommes en train de crier au secours et de nous battre pour garder notre industrie ! La France a encore la deuxième agriculture du monde. Si nous faisons n’importe quoi et si nous laissons la régulation se faire par le consommateur, lequel est, parfois, il faut bien le dire, trompé par des campagnes publicitaires, par les actions des grandes surfaces qui leur font acheter des produits sans goût, comme les fraises vendues un peu partout à la place de celles de nos agriculteurs, si donc nous comptons uniquement sur la demande du consommateur pour réguler le marché, nous allons au-devant de conséquences qui peuvent être catastrophiques.

Un pays doit avoir une autonomie énergétique, mais il doit avoir aussi une souveraineté alimentaire. Il ne faut pas faire n’importe quoi dans ce domaine.

La question posée par Didier Guillaume concernant le coup de pouce à donner aux agriculteurs pour qu’ils puissent survivre après avoir fait de gros efforts pour se moderniser, est d’actualité. Il faut prévoir un filet de sécurité pour éviter que de nombreuses exploitations agricoles, petites ou moyennes, ne soient en difficulté. Au lieu de cela, on nous propose un système de contrat qui est peu explicite et qui ne pose pas le principe essentiel : les agriculteurs ont droit à des prix rémunérateurs. Cela signifie qu’ils ne doivent pas vendre en dessous du prix de revient de leurs produits et qu’il faut que ce soit écrit dans la loi.

Vous déclarez que nous sommes d’accord sur les objectifs, eh bien, dites-le ! Il existe un dicton populaire qui dit : « Ça va mieux en le disant. » En l'occurrence, on peut dire que cela va mieux en l’écrivant : écrivez donc que vous voulez des prix rémunérateurs pour nos agriculteurs ! Écrivez que nous voulons garder une souveraineté alimentaire, car lorsque nous ne l’aurons plus nous regretterons ce que nous avons fait !

Laisser le marché libre est dangereux car certaines campagnes de communication sur les prix visent à orienter le consommateur vers les produits les moins onéreux : ce dernier croit avoir le choix, mais, en réalité, il ne l’a plus, conditionné par la campagne valorisant l’achat du produit le moins cher, alors que le rapport qualité-prix est fondamental.

Si nous allons dans le sens proposé par M. le ministre, le modèle d’exploitation qui s’imposera sera celui des grandes fermes avec au minimum 250 vaches : cela s’appelle « l’agriculture entreprise ».

Si c’est votre grand projet pour l’agriculture, monsieur le ministre, nous allons dans le mur et nous le regretterons car des pans entiers de notre agriculture disparaîtront ; les agriculteurs qui auront joué le jeu de la modernisation n’existeront plus. Ensuite, comme on le fait aujourd'hui pour l’industrie, on se posera des questions et l’on se demandera : qu’avons-nous fait ?

Nous avons aujourd'hui un débat très important. Mais il faut noter que les amendements que nous avons déposés pour mener la discussion au fond sont systématiquement rejetés, et ce toujours avec le même argument : nous avons les mêmes intentions que vous.

Mes chers collègues, notre agriculture vaut bien que l’on se rassemble sur des questions essentielles, car elle a aussi une vocation familiale, une vocation territoriale. Les agriculteurs qui ont fait des efforts considérables pour moderniser leur exploitation doivent être aidés. Or on ne le fait pas ; au contraire, on s’apprête à donner un nouveau coup de pouce au libéralisme…

La régulation ne doit pas rester un simple mot, elle doit s’incarner dans les faits. Elle doit être inscrite dans la loi sinon elle en restera au stade des bonnes intentions.  

Par martial bourquin - Publié dans : AU SENAT
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 11:08

« L’industrie française est moderne ! », assure Martial Bourquin, président de la Mission commune d’information sur la désindustrialisation des territoires

S. Le Gall | 28/05/2010 |

Le Sénat a lancé, le 27 mai, les travaux et auditions de la mission d’information sur la désindustrialisation des territoires créée à l’initiative du groupe socialiste. Son rapport est attendu début 2011.

 

 

Interview de son président, Martial Bourquin, sénateur du Doubs (PS - Franche-Comté).


Quel constat a conduit le groupe socialiste à initier cette mission ?

 
Tout simplement la situation vraiment très difficile que traverse l’industrie française. Entre 2002 et 2008, ce secteur a perdu 500 000 emplois. Depuis 2000, la part de l’industrie dans la population active est passée de 16 % à moins de 13 %. Ces destructions d’emplois touchent en premier lieu les plus de 55 ans, qui ont beaucoup de mal à retrouver une activité professionnelle.


Quel est l’axe principal de cette consultation ?

Recueillir le plus large panel d’expertises afin d’avoir une vision la plus proche de la réalité possible. Nous allons consulter, soit lors d’entretiens, soit via l’envoi d’un questionnaire, des industriels, des chercheurs et aussi des élus locaux, présidents de régions, de départements et d’intercommunalités, que nous considérons comme des interlocuteurs naturels sur la question de la désindustrialisation.

Notre objectif est de constater les difficultés, mais aussi les réussites. Ce travail devrait nous permettre d’élaborer un diagnostic de la désindustrialisation avant de formuler des propositions.

Concrètement, nous avons commencé, jeudi 27 mai, nos auditions en rencontrant des représentants de L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et du Conseil d’analyse économique (CAE), et nos premiers déplacements sur le terrain auront lieu, début juin, en Nord-Pas-de-Calais et en Rhône-Alpes. Nous nous rendrons également à l’étranger, examiner le modèle allemand qui fait figure de référence avec une proportion de 30 % de son PIB réalisé dans le secteur de l’industrie, et aussi en Italie qui se distingue par un nombre important de petites et moyennes entreprises organisées, de façon probante, en district.

Croyez-vous encore en l’industrie comme moteur économique ?

Tout à fait. Tout comme je crois aussi au volontarisme politique. La récente crise financière nous a appris que les pays qui ont le mieux résisté sont des pays fortement industrialisés. Des théories, dangereuses, ont voulu nous faire croire que l’industrie était appelée à disparaître selon un cycle naturel, comme il était, paraît-il, naturel qu’un pays développé soit conduit à délocaliser. Je ne crois pas en ce fatalisme. La France et ses territoires ont de véritables atouts industriels à valoris
er

Par martial bourquin - Publié dans : INDUSTRIE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 12:57

HAUT-DOUBS 008Je remercie tous les élus qui ont participé à la rencontre à La Rivière Drugeon. Je remercie également Christian BOUDAY, Vice-Président du Conseil Général, et Christian VALLET, Maire de La Rivière Drugeon de nous avoir accueilli avec Claude JEANNEROT sur le territoire de leur canton et commune.

 

Cette rencontre a été un vrai temps d'échange et de discussions, en particulier sur la réforme des collectivités territoriales et le projet de loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche.

 

Avec une note conviviale pour terminer cette soirée, ce fut une réunion constructive et intéressante qui nous permet de mieux cerner les préoccupations quotidiennes des élus de notre département.

                                                                              HAUT-DOUBS 016

Par martial bourquin - Publié dans : DANS LE DOUBS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /Mai /2010 14:02

riviere drugeon village

 

Je rencontrerai, avec Claude Jeannerot, les élus des cantons de Levier, Montbenois, Mouthe et Pontarlier jeudi 20 mai à 18H30 à la Maison du Temps Libre à la Rivière Drugeon.

 

Ce temps d'échanges nous permettra non seulement d'informer les élus de nos travaux parlementaires, des grands projets de loi et de réforme en cours mais également de prendre connaissance de leurs attentes, de leurs préoccupations dans la gestion quotidienne de leur commune.

 

Nous comptons sur la participation du plus grand nombre.

Par martial bourquin
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 20 mai 2010 4 20 /05 /Mai /2010 07:37

EAK 018Les négociations qui se sont déroulées hier en sous-préfecture de Montbéliard ont permis d'obtenir des garanties sur le principe que les 92 salariés d'EAK seront traités avec équité, qu'il s'agisse des 50 salariés qui quitteront l'entreprise prochainement ou des 42 qui resteront jusqu'à la fermeture fin 2011. La promesse d'un reclassement en CDI pour tous a été confirmée par la direction mais les discussions reprendront mardi prochain pour finaliser plusieurs points restés en suspens.

La mobilisation devant la sous-préfecture a réuni l'ensemble des salariés EAK, les élus locaux de plusieurs communes, des salariés d'autres entreprises, notamment des salariés d'Altia, ex-Sonas qui ont vécu une situation de crise avec le licenciement de plusieurs dizaines de salariés.

Ambiance conviviale et chaleureuse lors de ce rassemblement autour d'un barbecue géant offert par les élus socialistes d'Audincourt. A l'occasion des prises de paroles des principaux acteurs, des organisations syndicales et des élus, tous ont réaffirmé leur soutien, plein et entier, aux salariés. Présent aux côtés des salariés depuis le début du conflit, Daniel Petitjean, Maire de Valentigney a confirmé son soutien et sa solidarité. Pierre Moscovici, Député de la 4ème circonscription et Président de la CAPM, a rappelé suivre attentivement ce dossier depuis plusieurs mois et avoir participé à plusieurs rencontres en sous-préfecture. Il a également confirmé la position maintenue quant au reclassement à l'identique des salariés. Les représentants politiques et les organisations syndicales présentes ont confirmé leur présence et leur soutien aux salariés jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée pour chacun.

Lire les articles parus dans les éditions du 20.05.10

- l'Est Républicain

- le Pays de Franche-Comté

 

 

EAK 001 EAK 002 EAK 003 EAK 004 EAK 005 EAK 006 

EAK 007  EAK 008 EAK 009 EAK 011 EAK 012 EAK 019 

EAK 021 EAK 022 EAK 023  EAK 020

Par martial bourquin - Publié dans : DANS LE DOUBS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés