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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /2009 09:39

Réunis à Colombier-Fontaine à l'initiative de Pierre Moscovici, Député du Doubs, les élus ont répondu favorablement à cette invitation au cours de laquelle nous avons pu échangé non seulement sur les grands projets de réforme en cours (réforme des collectivités locales, réfome de la fiscalité locale, taxe professionnelle, taxe carbone, Grenelle II) mais surtout sur les problèmes rencontrés par chacun dans la gestion quotidienne de sa commune et sur les besoins locaux d'aménagement du territoire (boucle à haut-débit, vélo-route, shunt de Mathay, transport à la demande...).
Un échange constructif, des interventions auprès des instances départementales ainsi que des réunions en perspective pour faire progresser ensemble le développement de notre territoire.

Ci-dessous article paru dans l'Est Républicain - édition du 7.09.09


Doubs - Montbéliard et ses environs - COLOMBIER-FONTAINE

Député et sénateur à la rencontre des maires
Le député Pierre Moscovici et le sénateur-maire Martial Bourquin ont rencontré les maires du canton de Pont-de-Roide à la salle associative de Colombier-Fontaine, samedi matin. Claude Villard, maire de la localité, a accueilli ses collègues du canton. Les élus nationaux ont tenu à échanger avec les élus de terrain sur les grandes réformes qui vont changer le paysage dans un proche avenir.
Dans ce dialogue sérieux et courtois, les élus nationaux ont répondu aux premiers magistrats du canton sur leurs préoccupations. Après que le député ait détaillé les problèmes liés au dossier de la boucle haut débit avec le sous traitant Alliance connectique, les questions de délais, qui handicapent un bon nombre d'entreprises, ont été soulevées par les élus du sud du canton. Ces questions le député s'est engagé à y répondre en présence des intervenants du dossier lors d'une réunion programmée en octobre qui aura lieu à Villars-sous-Ecot. Les problèmes de PPRI, de la vélo-route ainsi que du shunt de Mathay ont été longuement débattus. Le député et le sénateur ont noté les préoccupations des élus et invité ceux-ci à remonter les dossiers au plus vite auprès de leur cabinet.
Le maire de Péseux, Michel Jouillerot a longuement interpellé Pierre Moscovici sur les problèmes de ruralité, sur les effets de la sécheresse dans le milieu agricole local ainsi que sur la désaffection de l'agence de l'eau pour les investissements que les petites communes ont du mal à supporter. Le député a pris rendez-vous pour une visite le mois prochain aux Terre-de-Chaux ainsi que sur la commune de Péseux.
D'autres sujets d'actualité ont été abordés, la réforme de la taxe professionnelle qui sera discuté la semaine prochaine à l'assemblée nationale et qui concerne directement les élus locaux, la suppression des services publics poste et ONF. Tous les participants ont promis de se retrouver rapidement.
7/09/09

 

Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 16:40


La CGT proposait au début de l’été la tenue d’Etats généraux de l’Industrie, idée que le Président de la République a reprise hier à l’occasion de la visite d’une usine de Faurecia dans l’Orne.


Sur le principe, je suis bien sûr favorable à  l’élaboration concertée d’un plan pluriannuel d’investissement pour notre industrie. Partenaires sociaux, industries et PME ont sans doute quelques idées et expériences qu’il serait pertinent d’écouter.


Vous me permettrez d’être plus circonspect sur d’autres aspects de cette rencontre, qui, je le répète, ne manque pas pourtant d’intérêt.

Je m’interroge tout d’abord sur la pertinence de la date de l’événement. A la fin de l’année 2009, le projet de loi de finances pour 2010 et en particulier le budget de l’industrie, mais aussi celui de la recherche, de l’environnement ou de l’aménagement du territoire seront déjà votés. Quant aux discussions et aux modalités du fameux emprunt national, elles sont très hypothétiques et bien trop nébuleuses à ce jour.

Concernant la liste des futurs participants, je ne comprends pas que nos collectivités et en particulier les régions ne soient pas considérées comme des partenaires industriels à part entière. Nous ne cessons pourtant d’avoir des exemples de régions qui ont intercédé, fait remonter des informations, beaucoup financé, parfois plus que l’Etat et les banques, pour sauvegarder des activités industrielles.

 Je souhaite de la même manière que des partenaires européens soient présents.  Une politique industrielle strictement nationale a peu d’avenir sur le long terme et c’est bien d’avenir qu’il s’agit.

J’attends enfin que l’Etat ne se contente pas d’envoyer des cartons d’invitations lors de cette réunion et prenne toute sa part dans la définition d’une politique industrielle. A ce jour, comme pour les débats sur la taxe carbone, nous en sommes réduits à un débat uniquement de nature fiscale. Des entreprises aux projets industriels valables mettent la clé sous la porte. Des sites veulent délocaliser ? Les sous-traitants meurent. Il y a la formule miracle : des allègements de TP ! Des plans sociaux continuent. Les contrats précaires se multiplient ? Il faut des allégements de TP !

Je me souviens des mêmes rengaines quand le gouvernement avait décidé de faire la chasse aux évadés fiscaux et avait dégainé son bouclier fiscal. Résultat, nous en sommes toujours à faire la liste de 3 000 chauffards fiscaux ! C’est dire…

La fin d’une partie de la TP - que je combats par ailleurs -ne suffit pas à donner des orientations industrielles.  Voici quelques-unes des orientations que je souhaiterai voir menées à bien.

Il faut tout d’abord soutenir les PME et TPE, en mal de trésorerie et qui, contrairement aux dires de la communication gouvernementale ont toujours beaucoup de mal à obtenir des prêts bancaires. Le roulement de tambour médiatique de fin août n’y a rien changé. Même les représentants de la CGPME se sont montrés plutôt dubitatifs.

Il faut soutenir les projets industriels novateurs. Peugeot a annoncé aujourd’hui qu’en vertu d’un accord avec Mitsubishi, la voiture électrique qui sortira fin 2010, sera produite au Japon. Je suis très triste que nous n’ayons rien pu faire pour monter ces chaînes de production en France, organiser des plans de formation, préserver des sites industriels. Je ne renonce pas à ce que des véhicules décarbonés soient très prochainement fabriqués massivement sur nos sites.

Il faut préserver les filières et les bassins industriels. La mort d’un sous-traitant n’est pas anecdotique. De même que je ne suis pas sûr que tout site industriel ait vocation première à se transformer en centre commercial.

Il faut enfin investir massivement dans des pôles de recherche fondamentale et appliquée. La Grande-Bretagne a perdu la bataille industrielle dans les années 80 quand elle a cessé d’innover, de proposer, d’impulser. Cette expérience doit nous servir.

Nous avons les moyens d’éviter tout cela, si tant est que l’Etat décide de faire de la question industrielle autre chose qu’un unique problème fiscal. Les pouvoirs publics, l’Etat, les Régions ont tout à gagner à ne pas laisser le marché définir seul quelles priorités industrielles doivent être valorisées.

 

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /2009 11:39

"Feuille de route pour Audincourt

Le sénateur-maire Bourquin marque sa rentrée : il liste les travaux qui vont être entamés dans les prochains mois dans sa commune.

Durant l'été, le centre-ville d'Audincourt a entamé sa métamorphose avec l'élargissement des trottoirs : « On commence à voir ce que cela donnera. À l'automne, des arbres seront plantés », se réjouit Martial Bourquin, le maire. Il est d'autant plus rassuré que, contrairement à la malheureuse modification du plan de circulation et son abandon précipité en septembre dernier, « Cette fois, ça marche », peut-il soupirer. Le rétrécissement des voies de circulation filtre le flux des voitures sans provoquer de bouchon.

Les commerçants ont su se montrer patients durant le chantier estival. « Nous partagerons un grand moment de fête avec eux le 15 octobre », promet Martial Bourquin. Cette date se situera entre la fin de cette tranche de travaux et ceux qui vont débuter en hiver, telle la réhabilitation de l'hôtel de ville qu'il s'agit de mieux isoler thermiquement pour faire baisser des deux tiers la facture annuelle du chauffage qui s'élève à 35.000 euros.

L'aménagement d'une esplanade entre les deux mairies, l'ancienne et l'actuelle, l'installation d'une fontaine, « qui sera une curiosité de l'Aire urbaine », compléteront la transformation : « Notre cœur de ville renforce sa centralité en sud de l'agglomération montbéliardaise. Il n'était pas à la hauteur de ce qu'est devenue Audincourt ».

Martial Bourquin a donné ces explications au cours d'un point presse, hier, entouré d'élus du conseil municipal, selon son traditionnel scénario de rentrée. C'est l'occasion de faire le point, de rappeler que la commune acquiert l'ancienne clinique Lucine pour y installer un pôle médical et paramédical : « Nous irons chercher les spécialistes qui nous manquent ». Ce sera une manière aussi de contrer le départ de huit cabinets médicaux en direction des zones franches.
Dans les grands chantiers à ouvrir, figurent ceux de la plate-forme de tri postal (vers le cosec) et de la maison de retraite de 100 chambres avec son centre Alzheimer.
Le centre-ville n'a pas le monopole des travaux. D'autres sont engagés aux Champs-Montants dans le cadre du projet Anru et la réhabilitation des vieux immeubles du Montanot devrait commencer d'ici la fin de l'année.
L'ensemble des dossiers, souligne l'équipe municipale, n'a pas entraîné de hausse des impôts : « Nous avons fait des efforts en direction des logements pour augmenter plutôt le nombre de foyers que la fiscalité ». Cette politique paie par ailleurs : pour la première fois depuis de longues années, la hausse démographique conduit à l'ouverture d'une classe maternelle aux Forges alors qu'il s'était agi d'en fermer jusque-là.

C'est aussi sa rentrée de vice-président de la CAPM et de sénateur PS que Martial Bourquin a voulu évoquer. Il appelle à un pacte de progrès entre PSA et ses équipementiers pour sauver ces derniers ; il demande la création de 150.000 emplois jeunes dans l'économie verte et les services à la personne ; il s'indigne du retour des bonus dans les banques.
Pour le reste, dans la lignée des grandes orientations de sa famille politique (méfiance envers la taxe carbone, réforme des collectivités territoriales, réforme de la procédure pénale), il se sent finalement bien dans son parti après La Rochelle : « Un travail sérieux pour la rénovation se met en place. Les Français attendent de nous d'être un grand parti d'opposition, de proposition et d'alternance ».

Bernard PICARDAT

© L'Est Républicain - 03/09/2009 - Droits de reproduction et de diffusion réservés

Par martial bourquin - Publié dans : AUDINCOURT
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Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /2009 10:17

En 2008, le Grenelle de l’Environnement avait posé le principe de l’instauration d’une taxe carbone. Il s’agissait en effet d’une proposition phare du Pacte écologique de la Fondation Hulot, signé par la plupart des candidats à l’élection présidentielle. Aujourd’hui, nous voilà rentrés dans le vif du sujet puisque la taxe sera inscrite à l’occasion du projet de loi de finances pour 2010.

 

OU SONT PASSES LES MINISTRES DE L’ECOLOGIE ?

Je dois vous avouer que, comme nombre de mes concitoyens, je suis consterné par les déclarations autour de sa mise en oeuvre. 32 euros par émission de tonnes de  CO2 propose la commission Rocard, finalement 15 euros,  6 centimes le litre à la pompe, 3 centimes ? Qui dit mieux ?  « Il faut aller vite ». « Il faut attendre les propositions réelles de la présidence suédoise ». Nous voilà face à une cacophonie assourdissante. Ne trouvez-vous pas curieux que les seuls solistes que nous entendions aujourd’hui soient la ministre de l’Economie et des finances et le ministre du budget ? Où sont donc les ministres de l’écologie ? Le nouveau gouvernement Fillon en comporte trois ! De là à en déduire que la taxe carbone n’est pas une question d’écologie. Qu’en pensent le ministre de l’Industrie, celui de la Ruralité, celui des PME, celle de la famille, celui des collectivités locales? Il faut croire que la taxe carbone n’est pas non plus un sujet de société. Il s’agit juste d’une question fiscale.

 

LES MENAGES VONT PAYER LA FACTURE

L’instauration de la taxe carbone - une idée pourtant  intéressante - est bien en train de tourner au tour de passe-passe technocratique, rideau de fumée pour masquer la triste réalité. Dans l’état actuel des choses, je peux vous l’affirmer : ce sont bien les ménages qui vont payer seuls la facture écologique, tous les ménages, qu’ils polluent plus ou moins, qu’ils aient les moyens ou non, qu’ils aient ou non le désir de changer leur comportement.

Les hypothèses les plus plausibles parlent d’une facture de près de 300 euros par an (chauffage compris). Ce chiffre sera une goutte d’eau pour les plus aisés qui ne changeront pas leur comportement pour autant.  Mais pour la plupart de nos concitoyens, ce sera un coup de massue supplémentaire, doublé d’un sentiment d’injustice profond. 300 euros c’est le montant de l’allocation rentrée scolaire d'un enfant en primaire. Ce n’est pas rien !

Chacun d’entre nous a les moyens de payer moins en modifiant son comportement, me direz-vous ? Je peux demander à quelqu’un de trier ses déchets ou de faire attention à ne pas gaspiller de l’eau. Je ne peux pas demander à une personne de ne plus prendre du tout sa voiture pour aller travailler ou faire les courses quand je sais que les transports en commun sont insuffisants, voire inexistants près de chez lui. Tout le monde n’a pas les moyens non plus d’acheter une voiture plus écologique qui consomme moins. Enfin chacun n’est pas individuellement responsable des éventuelles fluctuations et spéculations autour du cours du pétrole ou de celui d’autres énergies fossiles. Encore une fois, en occultant ces sujets, le gouvernement fait preuve d’une hémiplégie inquiétante et encore une fois c’est du côté gauche qu’il est pris d’attaque.

Pourtant, soyons-en sûrs, la taxe carbone ne sera socialement et écologiquement efficace que si elle est partagée par tous, entreprises y compris, en tant compte des situations sociales, géographiques et de la volonté ou non de changer son comportement.

Or Christine Lagarde vient déjà de repousser l’idée d’un chèque vert qui assurerait un retour –forfaitaire-aux ménages contributeurs. Pour la ministre, le débat est clos, alors qu’il n’a même pas été discuté au Parlement !

Dans ce contexte, je le dis clair et net, la taxe carbone n’est pas un impôt écologique. C’est un impôt tout court, qui plus est injuste et dont la redistribution va être galvaudée. On nous refait le coup de la vignette automobile pour les personnes âgées !

 

L’ECOLOGIE MERITE MIEUX QU’UN HOLD-UP FISCAL

La taxe carbone est prévue pour rapporter près de 8 milliards d’euros à l’Etat. Une manne très appréciable, dont une partie au moins serait utile pour favoriser des investissements verts, créer des emplois, améliorer la vie quotidienne, les transports, aider les entreprises à innover, aider des collectivités et les administrations à se mettre aux normes.

La taxe carbone ne doit pas être un instrument de culpabilité mais bien un outil collectif au service de la croissance et de l’emploi. Une révolution sans financement n’est jamais qu’une incantation. C’est là que le volontarisme politique est nécessaire. Parce que la levée de l’impôt écologique ne tient pas lieu de politique écologique.  Nous ne cessons de prendre en exemple la Suède qui a instauré une taxe sur le CO2 dès 1991. Ce que l’on tait, c’est que dans le même temps, les émissions de CO2 dans le secteur des transports ont augmenté de 10% durant cette période. Ce sont des mesures sectorielles récentes pour faire baisser le prix des voitures écologiques  qui ont permis d’inverser la tendance.  

C’est en ce sens que nous devons poser clairement la question de la redistribution de ses recettes.  Là encore les pistes d’affectation de la taxe sont effrayantes. Christine Lagarde envisage de rester à un taux de prélèvements obligatoires constants et suggère d’alléger d’autres impôts. Mais lesquels ? Pour qui ? Avec quels effets ?

Cela tombe très bien puisque la disparition de la taxe professionnelle –autre grand sujet de discussion de la rentrée- coûte cher et qu’elle doit être compensée.

Je suis personnellement radicalement opposé à ce que la taxe carbone remplace la taxe professionnelle. Tout d’abord parce qu’il ne s’agit évidemment pas d’une ressource pérenne ni dynamique et que la taxe carbone, si tant est qu’elle ait été bien définie, a vocation à diminuer. Par ailleurs, il s’agit ni plus ni moins d’un transfert de charges de la fiscalité entreprises sur la fiscalité des ménages, ce qui est profondément injuste et inopportun en période de crise.

Enfin une partie du produit de la taxe carbone serait très utile aux collectivités – qui représentent plus de 70% de l’investissement – pour se mettre aux normes et susciter de la croissance verte.

La taxe carbone ne doit pas être une occasion manquée et encore moins un alibi écologique pour augmenter en douce des impôts. Nous méritons mieux.
Je m'apprête à déposer un amendement en ce sens dans le cadre de la discussion sur le projet de loi Engagement national pour l'environnement.
Je serai heureux de recueillir vos commentaires.

Martial Bourquin

 

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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Vendredi 28 août 2009 5 28 /08 /2009 14:58
Un internaute de facebook, Alain Fontaine, m'informe qu'un communiqué du ministère de la culture a été publié fin juillet - soit 15 jours après la publication de ma question - étendant la gratuité des musées aux jeunes non-résidents de l'Union européenne.

Je le remercie de sa vigilance.

Je suis ravi que cette injustice ait été réparée. Je ne peux qu'inciter les jeunes - sans exclusive cette fois-ci, à profiter de cette opportunité pour découvrir la richesse de notre patrimoine.

Martial Bourquin
Par martial bourquin - Publié dans : questions écrites
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