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Mercredi 12 mai 2010 3 12 /05 /Mai /2010 15:42

ABOLITION dépot gerbePlacée sous le signe de la solidarité avec Haïti, la cérémonie de commémoration de l'abolition de l'esclavage qui s'est déroulée à l'Arbre de la Paix puis à la Filature a rassemblé de nombreux participants.

 

En présence de Roger DURAND, Président de la Maison de la Négritude de Champagney (70) et d'Antoine BILLARD, Président de l'Amicale des Antillais, cette cérémonie s'est voulue un vrai temps de rencontre et d'échanges, de convivialité et d'émotion.

 

Autour des chants gospels, des poèmes lus par les enfants, de la publication d'un numéro spécial de J'@ime...express par la Bande à Sylvain et Lulu, des interventions de MM. DURAND et BILLARD puis de la projection du film documentaire sur Toussaint Louverture, cette soirée a confirmé notre devoir de mémoire à l'égard de ces millions de femmes, d'hommes et d'enfants, victimes de la traite des Noirs, de l'esclavage, leur rendant solennellement hommage et dignité ainsi qu'à toute leur descendance.

  Lire :

le poème écrit par Socé Sarr, enseignant au Sénégal

le numéro spécial de La Bande à Sylvain et Lulu

 

 

 Intervention de M. Roger DURAND

Monsieur le Sénateur et Maire de notre bonne ville ouverte et vivante d'Audincourt,

 Mesdames et Messieurs les Élus,  

 Mesdames et Messieurs,  Chers amis,

 

Avant toute chose, je voudrais vous remercier de nous donner la parole à l'occasion de cette journée dite  « nationale de commémoration des mémoires de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions. »

  Merci à chacun de vous ici présents, merci parce que consciemment ou peut être sans trop le savoir, vous donnez sens à une tragédie de l'histoire du monde, histoire que nous partageons, histoire qui est nôtre, et qui est aussi vôtre, dans un monde qu'il nous faut assurer, sauvegarder, sécuriser et transmettre ensemble.

 

Jeudi, à Montbéliard, nous assistions à une conférence sur Haïti et sa destinée. J'y ai eu l'impression que le sujet n'intéressait qu'un cercle de gens bien définis. Bien sûr pour le cataclysme, le monde entier s'est fait entendre. Mais où en est l'ancienne perle des Antilles qui permettait à la France de LOUIS XIV et de LOUIS XV de sucrerl'Europe?  Ma conclusion : Haïti, 1er État Noir de l'ère moderne, c'est foutu!

Vendredi, à un colloque d'historiens à Saint-Louis, un professeur parisien, philosophe de surcroît demandait réparation pour le dommage subi. Mais soyons sérieux. Qu'est ce qu'il faut réparer? Quel serait le prix de la réparation? Une vie, ça n'a pas de prix! Qui doit réparer? A qui doit-on réparer? ...

   Vous venez de l'entendre du Président de notre Amicale, il n'est point question d'accusation, de condamnation, de vengeance. Je veux ne pas être naïf et je ne me veux pas pessimiste. Pour tous ceux dont la dignité à été confisquée et vendue, nous devons, mes congénères et moi le simple et légitime DEVOIR  DE MEMOIRE.

  Pour ma part, je demande à tous ceux qui peuvent nous y conduire de poursuivre le combat pour une réécriture honnête de l'histoire, de toute l'histoire des hommes : ceux d'ici et les autres. On ne peut pas prétendre que les sciences : la médecine,  la géophysique, la cosmographie et même l'anthropologie évoluent sans cesse tout en continuant à occulter des pages entières de ce qui fait l'identité de certains d'entre nous ou encore en bâillonnant les recoupements riches de vérité, d'émotion et même de cruauté que l'oralité de « ceux qui n'ont jamais rien inventé » pourraient apporter à nos bibliothèques.

Je rêve, et je vous convie à ma vision onirique, d'une décennie prochaine où nos enfants et petits-enfants d'où et qui qu'ils soient pourront entendre et lire partout les mêmes propos et dans la même version sur le vécu de l'homme. Enfin, si vous croyez, comme moi, que nous sommes tous des rejetons de Lucie,- vous connaissez tous Lucie ? - alors, continuons sans relâche la lutte pour la dignité de tous les hommes. 

Merci.  

 

 abolitionesclavage2010 1 Intervention de Martial BOURQUIN

Mesdames, Messieurs les élus,

 Mesdames, Messieurs les représentants associatifs,

 Mesdames, Messieurs,

  Je vous remercie d’être venus si nombreux participer à cette cérémonie de commémoration de l’abolition de l’esclavage.

 C’est la cinquième année que nous commémorons l’abolition de l’esclavage. Grâce à l’engagement et à l’action de Christiane Taubira, députée de Guyanne, la loi reconnaissant la traite et l’esclavage comme des crimes contre l’humanité a été votée à l’unanimité en 2001.

 Avec cette loi, c’est toute une page de notre histoire qui a pris une nouvelle dimension, reconnaissant l’existence et la souffrance de ses millions d’hommes et de femmes que l’on a expatriés de force, légitimant aussi les combats menés pour l’abolition de l’esclavage en rendant aux hommes tels que Toussaint Louverture, tels que Victor Schoelcher, et aux millions d’esclaves la place qu’ils méritent dans l’histoire de France et dans nos mémoires. 

La France est le premier pays à avoir reconnu l’esclavage comme crime contre l’humanité en 2001 et cette reconnaissance ne devait pas s’arrêter là.

   Avec cette date fixée en 2006 pour commémorer officiellement la traite négrière, l’esclavage et leurs abolitions, avec l’entrée dans le programme scolaire de cette longue période historique, nous rendons enfin et dignement hommage à toutes les victimes de l’esclavage.  

L’esclavage avec ce trafic d’êtres humains qui a été perpétré durant plusieurs siècles est une abomination et il est de notre devoir de ne pas l’oublier. Il est de notre devoir de faire prendre conscience à l’humanité toute entière de la gravité de la traite négrière pour que jamais plus, une telle tragédie ne se reproduise. 

 Dès l’Antiquité, les grandes civilisations mésopotamiennes, chinoises, égyptiennes ont eu recours à l’esclavage pour les cultures, pour les grands travaux de construction. Avec la période coloniale, c’est toute l’Europe qui se livre à la traite des Noirs. 

 Durant quatre siècles, des milliers de bateaux négriers français, anglais, portugais, espagnol, danois iront s’approvisionner à l’île de Gorée au Sénégal qui sert alors d’entrepôt. 

 On entassait alors les esclaves avant de les embarquer pour les côtes américaines. Beaucoup mourraient au cours de la traversée qui durait 3 à 6 semaines, succombant à la maladie et à des conditions de voyage terribles. 

 La vie des esclaves est réglée par le Code noir, rédigé au temps de Colbert. Il n’est pas question d’êtres humains, les esclaves ne sont que des marchandises définis comme des « meubles » transmissibles et négociables. 

 Sous la Révolution Française, les députés de la Convention abolissent une première fois l’esclavage en 1794. Mais en 1802, Napoléon abroge cette mesure et il faudra attendre le 27 avril 1848 pour que le décret d’abolition de l’esclavage soit signé sous l’impulsion de Victor Schoelcher.  L’abolition de l’esclavage en 1848 est un moment décisif de notre histoire car il préfigure les valeurs que nous défendons et qui nous identifie en tant que terre des droits de l’homme.

Notre volonté aujourd’hui est d’assumer notre responsabilité vis-à-vis de cette période tragique et d’honorer les victimes en leur redonnant leur dignité et en reconnaissant leur participation et celles de leurs descendants à la construction de notre pays. 

 L’abolition de l’esclavage est une longue lutte. Elle se termine officiellement en 1980 quand la Mauritanie, dernier pays esclavagiste, met officiellement fin à ce fléau. Mais de nouvelles formes d’esclavages subsistent dans le monde, avec le travail forcé, avec le commerce d’êtres humains et le travail des enfants dans certains pays.

  Le combat n’est pas fini. L'effet le plus néfaste de l'esclavage, c'est peut-être la persistance du mythe de la supériorité ou de l'infériorité liée à la couleur de la peau. De cette période de notre histoire, sont nés les préjugés raciaux qui alimentent le racisme, même s’ils n’en sont pas la seule cause. 

 C’est pourquoi aujourd’hui encore, nous devons combattre toute forme d’asservissement, combattre pour que les droits de l’homme et du citoyen soient une réalité quotidienne, pour que chaque homme puisse être libre et vivre dignement.

   Je citerai Victor Schoelcher :  

"La violence commise envers le membre le plus infime de l'espèce humaine affecte l'humanité entière; chacun doit s'intéresser à l'innocent opprimé sous peine d'être victime à son tour, quand viendra un plus fort pour l'opprimer. La liberté d'un homme est une parcelle de la liberté universelle, vous ne pouvez toucher à l'une sans compromettre l'autre tout à la fois." 

 Cette année, cette cérémonie prend une dimension encore plus importante puisqu’elle est placée sous le signe de la solidarité avec Haïti et dans le cadre des célébrations du cinquantenaire des indépendances africaines.  

 Depuis le terrible tremblement de terre en Haïti, nous avons initié plusieurs manifestations en faveur du peuple haïtien et de la reconstruction de ce pays. Vous avez répondu présent à notre appel à la solidarité.  

 Aujourd’hui, ce 10 mai, dans toute la France, des rassemblements, des rencontres, des manifestations culturelles sont organisées et mobilisent des millions de Français, des associations, des villes et des collectivités.    

 Audincourt, ville de paix, ville amie des enfants, ne faillit pas à son devoir de mémoire et veut exprimer sa reconnaissance, son respect, sa solidarité envers les communautés présentes, envers les descendants de ces femmes et ces hommes que l’on a oublié trop longtemps.  

 Je terminerai par ces mots inscrits sur les murs de la Maison des Esclaves sur l’ile de Gorée au Sénégal :  

De l’esclavage est née la liberté mais c’est de la solidarité, car c’est l’amour des hommes les uns pour les autres, que surgira la paix.

 

 

 

 

 

 

 

Par martial bourquin - Publié dans : AUDINCOURT
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 11:01

Invitation abolition de l'esclavage

Une grande cérémonie de commémoration de l'Abolition de l'Esclavage se déroulera lundi 10 mai à partir de 19H. Le rendez-vous est fixé devant l'Arbre de la Paix, Esplanade des droits de l'Homme devant la Bibliothèque. En cas de fortes pluies, toute la cérémonie se déroulera à la Filature, Espace Japy.

Venez nombreux.

voir le programme

ABOLITION photo 

Par martial bourquin
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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 07:48

PICT1207.jpgMalgré la mobilisation des élus locaux, des parlementaires, des pouvoirs publics et des salariés, l'entreprise GFD de l'Isle-sur-le-Doubs a définitivement fermé ses portes en novembre 2009. Cette fermeture qui touche 43 salariés est la preuve avérée du mouvement de désindustrialisation qui touche notre pays et particulièrement notre région.

 

Les propositions de la Direction GFD ont permis de préserver 16 emplois sur le site GFD de Bourogne et 2 à Saint-Etienne sur les 43 emplois que comptait l'entreprise. A ce jour, sur les 24 salariés restant sans emploi, 19 ont intégré la cellule de reclassement assurée par l'AFPI.

 

Au delà de la disparition de ces emplois locaux, de la précarité et de l'incertitude quant à l'avenir dans lesquelles se trouvent les famille,  c'est aussi tout le passé industriel de l'Isle-sur-le-Doubs qui disparaît. Au cours du siècle dernier, plus de 800 ouvriers travaillaient dans les usines Japy à l'Isle-sur-le-Doubs ; dans la continuité de ces ateliers, l'usine  GFD a réduit petit à petit les effectifs pour arriver en 2009 à moins de cinquante salariés. C'est pourquoi les anciens salariés ont décidé de constituer une association de soutien dont le but est de :

- préserver les identités culturelles Japy et GFD sur leur commune et sur leur canton,

- soutenir les salariés GFD de l'Isle-sur-le-Doubs,

- proposer des évènements aux anciens salariés.

 

La première réunion de cette nouvelle association s'est déroulée vendredi 30 avril et a permis de faire le point sur la situation des salariés, de rappeler la nécessité de maintenir le contact entre tous, anciens salariés, retraités et adhérents. Cette rencontre a permis également d'aborder les perspectives de revitalisation du site et les premiers travaux de l'association quant à son objectif de préservation du patrimoine et de la mémoire industrielle. Dans ce cadre, une exposition est en prévision et un partenariat s'est instauré avec Doubs Généalogie pour collecter des documents.

 

Rémy NAPPEY, Maire de l'Isle-sur-le-Doubs, a fait part des rencontres organisées en Sous-Préfecture avec les propriétaires du site GFD et les investisseurs potentiels. Plusieurs pistes sont envisagées et des contacts ont été pris mais aucune proposition n'est confirmée jusqu'à présent. Une prochaine réunion aura lieu fin mai en présence de Monsieur le Sous-Préfet.

 

L'association a fixé son siège social en mairie de l'Isle-sur-le-Doubs. L'adhésion est fixée à 10 euros par personne ou 15 euros par foyer. Si vous souhaitez adhérer, vous pouvez contacter un membre du bureau ou envoyer vos coordonnées à l'ASSGI, Mairie, Place François Mitterrand, 25550 L'ISLE-SUR-LE-DOUBS.

Membres du bureau : Claude FIGENT, Président - Claudine BOISSENIN, Vice-Présidente - Fabrice FRICHET, Secrétaire - Frédéric MIGNOT, Secrétaire-Adjoint - Guy GIRARDOT, Trésorier - Denis GAGEY, Trésorier-Adjoint.

 

C'est avec grand plaisir que j'ai accepté la proposition de Claude FIGENT, Président de l'ASSGI et des membres du bureau d'être membre d'honneur. Je reste mobilisé aux côtés des salariés de la cellule de reclassement pour soutenir leurs démarches de recherche d'emplois. Je reste également aux côtés du Maire et des élus locaux pour qu'un projet de revitalisation du site soit formalisé, génèrant de nouvelles activités et de nouveaux emplois afin de garantir l'avenir de ce territoire et des populations qui y résident.

PICT1207.jpg

Par martial bourquin - Publié dans : DANS LE DOUBS
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Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 07:44

Je viens d’être élu au Sénat président de la mission commune d’information sur la désindustrialisation des territoires.

 

Comme je vous le précisais dans l'article précédent, cette mission parlementaire, qui comprend 26 sénateurs issus des différentes composantes de la majorité sénatoriale, effectuera de nombreuses auditions et déplacements durant une durée de 6 mois. Un déplacement de l’ensemble de la mission est ainsi prévu dans le Doubs.

 

Cette mission s’est donné pour objectif principal d’aboutir à un diagnostic précis de l’état de la désindustrialisation de la France. A l’issue de ces travaux, la mission proposera un certain nombre de préconisations pour préserver les filières industrielles de notre pays.

 

Par martial bourquin - Publié dans : AU SENAT
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Vendredi 30 avril 2010 5 30 /04 /Avr /2010 09:29

Mardi prochain, le Sénat installera une mission commune d'information parlementaire sur la désindutrialisation des territoires.

Je suis ravi que le groupe socialiste du Sénat ait pris l'initiative il y a quelques semaines de proposer la constitution de cette mission.


J'aurai l'honneur de faire partie des 26 membres qui travailleront pendant près de 6 mois sur ce thème qui m'est très cher. J'espère que nous pourrons arriver à un diagnostic très précis de la désindustrialisation et de ses conséquences actuelles et futures sur nos territoires.

 

 

Je compte prendre une part très active à ces travaux parlementaires : pour cela les expériences et propositions que vous pourriez me faire me seront très utiles.

 

N'hésitez pas à me les faire parvenir.


Par martial bourquin - Publié dans : INDUSTRIE
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