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DANS LE DOUBS

Mercredi 3 novembre 2010 3 03 /11 /Nov /2010 08:45

Je suis intervenu le 2 novembre en séance de question orale au gouvernement pour alerter sur la situation des associations du Doubs embauchant des personnes en contrat aidé. J'ai fait valoir le danger d'un nouveau désengagement de l'Etat pour 2011.

M. Martial Bourquin. Monsieur le président, madame la secrétaire d'État, mes chers collègues, ma question est malheureusement une nouvelle illustration du désengagement de l'État dans un secteur que l'on pensait épargné, l'emploi, à l'heure où notre pays traverse une très grave crise économique et sociale.

Des associations et des collectivités locales embauchant des personnes en « contrat aidé » ont en effet appris, par une circulaire en date du 8 juillet 2010, que l'État allait faire passer de 90 % à 80 % sa participation à l'emploi de ces personnes dans le secteur non-marchand au cours du second semestre de 2010, le Gouvernement incitant à la limitation des heures de travail proposées.

On pourrait comprendre cette décision dans une situation d'euphorie économique et de bons résultats en matière de lutte pour le plein emploi. Mais le chômage est en augmentation de 3,9 % en un an et concerne plus de 10 % de la population active. Ce n'est pas que ce que j'appelle de bons résultats !

Cette mesure ressemble à une double peine pour nos concitoyens.

C'est une peine économique et sociale puisque ces contrats aidés sont de vrais garde-fous contre la précarité et constituent des marchepieds appréciables vers l'emploi durable.

Mais c'est une double peine parce que les associations et les collectivités locales qui emploient ces personnes le font au service de la collectivité et accomplissent des missions de service public. Je pense, notamment, aux nombreuses communes en milieu rural qui n'auront pas les moyens de conserver ces personnels. Je pense aussi aux quartiers en difficulté où des associations et des maisons de quartier ne pourront plus employer ces personnes dans la même proportion.

Le désengagement de l'État à hauteur de 10 % menace directement la qualité de ces missions, met en danger ces contrats et surtout ne permet plus de nouvelles embauches.

Madame la secrétaire d'État, je pose une question simple : le Gouvernement cessera-t-il de passer le « mistigri » de la lutte contre la précarité aux associations et aux collectivités locales et révisera-t-il son intention de se désengager ?


Madame la secrétaire d'État, j'ai entendu votre réponse précédente. La crise n'est pas finie. Les banques ont été sauvées, les grandes entreprises ont été aidées, mais la situation économique et sociale est on ne peut plus grave. Un plan de relance doit être mis en œuvre pour les populations de notre pays, notamment dans les bassins d'emploi qui souffrent terriblement de cette grave crise économique et sociale.


M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d'État.

Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d'État chargé du commerce extérieur. Monsieur le sénateur, Laurent Wauquiez vous prie de bien vouloir excuser son absence et m'a chargée de vous transmettre sa réponse.

En 2010, l'État a recouru de façon très massive à l'outil que représentent les contrats aidés pour permettre à des personnes éloignées de l'emploi de remettre le pied à l'étrier et faire en sorte qu'elles ne décrochent pas sur la longue durée.

La loi de finances pour 2010 prévoyait 360 000 contrats d'accompagnement dans l'emploi, les CAE, et 50 000 contrats d'initiative emploi, les CIE. Le plan « Rebond pour l'emploi » a abondé ces enveloppes. Au total, sur l'année 2010, ce sont 400 000 CAE et 120 000 CIE qui seront conclus, soit le niveau le plus élevé depuis dix ans.

Les plafonds de prise en charge par l'État du coût de ces contrats sont fixés à 95 % pour les CAE et à 30 % pour les CIE. La loi de finances pour 2011 prévoit pour les ateliers et chantiers d'insertion un taux pouvant aller jusqu'à 105 %. Il revient aux préfets de région de déterminer par arrêté les montants d'aide en fonction des publics prioritaires et non par type d'employeurs.


Il semble à cet égard important de souligner que les contrats aidés ne sont pas des aides pour financer des postes correspondant à des emplois pérennes chez certains employeurs. Il s'agit de leviers pour favoriser l'insertion professionnelle de leurs bénéficiaires.


En ce qui concerne la fin de l'année 2010, dans certaines régions, un volume élevé de prescriptions depuis le début de l'année a entraîné une surconsommation des crédits, ce qui a conduit au dernier trimestre à ralentir ou à reporter des prescriptions. Je vous confirme toutefois que les engagements de l'État en 2010 seront totalement respectés. C'est ce que Christine Lagarde et Laurent Wauquiez ont indiqué aux préfets lors d'une réunion de travail la semaine dernière. La priorité sera donnée aux renouvellements des contrats « prioritaires », c'est-à-dire aux assistants de vie scolaire et aux ateliers et chantiers d'insertion.

Cela étant, il faut aussi être clair. Nous devons faire preuve d'un esprit de responsabilité dans un contexte qui exige de chacun d'entre nous un effort pour rétablir l'équilibre des finances publiques, et ce alors que les perspectives sur le marché de l'emploi s'améliorent : les volumes de contrats aidés en 2011 devront s'ajuster. Le budget de 2011 prévoit ainsi 340 000 contrats aidés dans le secteur non marchand et 50 000 contrats aidés dans le secteur marchand. Ce sont des niveaux qui, vous en conviendrez, restent très élevés.

Notre objectif est ainsi de piloter de façon pragmatique et souple cet outil indispensable que sont les contrats aidés, en tenant compte néanmoins de l'effort budgétaire nécessaire.


M. le président. La parole est à M. Martial Bourquin.

M. Martial Bourquin. Mme la secrétaire d'État, votre réponse appelle de ma part une réaction. Quand le chômage baissera durablement, on pourra envisager la baisse que vous annoncez des contrats aidés.

Selon les derniers chiffres, notre pays compte 28 000 demandeurs d'emploi supplémentaires. C'est une augmentation de la précarité sans précédent. Nous traversons la crise la plus grave depuis 1929.

L'aide à l'économie a été assurée de façon massive ; l'aide à la population, notamment en direction des personnes précaires, des personnes privées de travail, des jeunes parfois qualifiés et n'ayant pas encore trouvé d'emploi durable, doit être non pas seulement maintenue, mais également augmentée.

Nos concitoyens attendent en effet la partie sociale du plan de relance, et elle tarde à venir. Dans une situation aussi grave que la nôtre, il ne faut absolument pas négliger la question déterminante de l'emploi. Nous sortons d'un débat sur les retraites. Nous savons parfaitement que 100 000 personnes cotisant auprès des différentes caisses de retraite pour la protection sociale, cela représente 1,5 milliard d'euros.

En se désengageant du secteur de l'emploi, le Gouvernement aggrave les déficits sociaux et le déficit des retraites. C'est pourquoi toute notre attention, aujourd'hui, doit être portée sur la question de l'emploi. Le désengagement de l'État dans ce secteur est dommageable. Le Gouvernement doit revoir sa copie.


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Mercredi 13 octobre 2010 3 13 /10 /Oct /2010 07:45

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Entre 20 700 et 36 000 personnes ont participé aux manifestations organisées en Franche-Comté, mardi 12 octobre, contre la réforme des retraites.

 

 

 

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A Montbéliard, près de 6 900 participants ont montré  leur profond désaccord avec cette réforme injuste

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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 13:55

P1000550J'ai assisté samedi 2 octobre à l'assemblée générale de l'association des Maires Ruraux du Doubs. Je remercie chaleureusement Daniel Cassard, Président de l'AMR25, Maire de Belmont, Claude Perrot, Secrétaire de l'AMR, Maire de Blamont ainsi que Jean Bouveresse, Maire d'Epenoy qui accueillait cette assemblée générale, pour cette matinée d'échanges et de travail qui s'est déroulée dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

 

Placée sous le thème des relations entre les collectivités et les services de l'Etat, cette assemblée générale a permis un tour d'horizon des améliorations nécessaires pour que les échanges entre élus et pouvoirs publics soient optimisés, les différ'ents interlocuteurs concernés -services de l'Etat et services publics- étant tous représentés.

 

A l'énoncé des remarques recensées suite au questionnaire de l'AMR envoyé à tous les Maires ruraux, M. le Préfet s'est engagé à ce que des réponses individuelles soient adressées à chaque élu de sorte à leur apporter les informations et les explications nécessaires au suivi de leurs dossiers. 

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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 15:08

Une mobilisation importante à Montbéliard de tous les salariés, privés et publics, contre la réforme des retraites.

Quelques images (crédit photo Denis Brettey)

24 06 2010 Manif réforme retraites 01 24 06 2010 Manif réforme retraites 02

24 06 2010 Manif réforme retraites 03

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Vendredi 4 juin 2010 5 04 /06 /Juin /2010 04:46

CAPM Eau 014Alerté au début de l'année par les agents et les représentants syndicaux du site France Télécom de Sochaux sur le risque de fermeture de cette plateforme de renseignements téléphoniques avec mutation des personnels, j'avais adressé avec Pierre Moscovici, Député et Président de la CAPM, et Albert Matoq-Grabot, Maire de Sochaux, un courrier à Stéphane Richard, PDG du Groupe France Télécom.

En accord avec les salariés, nous avions avancé la proposition d'une nouvelle activité sur ce site permettant de maintenir les emplois et éviter la mobilité des agents.

Dans le cadre du nouveau contrat social de France Télécom, une concertation s'est immédiatement mise en place entre les représentants syndicaux, les salariés, Jean-Claude Burtin, Directeur Territorial et Daniel Bonnet, Directeur Régional. Le dialogue mené avec les partenaires sociaux a permis de finaliser le projet et de maintenir les emplois locaux. Les agents sont actuellement en formation et seront opérationnels dans leurs nouvelles missions de gestion des successions dans les semaines à venir.

Je tiens à souligner la réactivité de la Direction de France Télécom et la volonté du groupe à favoriser le dialogue, la concertation avec les partenaires sociaux et l'accompagnement des agents.

Comme le précise les représentants syndicaux, cette démarche n'aurait pas été engagée précédemment et témoigne bien des changements intervenus au niveau du groupe France Télécom initiés par le nouveau PDG dans le cadre du nouveau contrat social. La concertation et la prise en compte des attentes des agents qui ne veulent pas subir la mobilité géographique mais rester "travailler au pays" a permis de conclure des accords signés par 5 des 6 organisations syndicales représentatives des salariés.

L'aboutissement favorable de ce dossier est un bel exemple du renouveau de France Télécom et de la mobilisation et du soutien des élus locaux aux cotés des salariés.

Une visite du site sera programmée à l'automne prochain et permettra de rencontrer les salariés dans leurs nouvelles compétences.

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