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DU COTE DES ELUS

Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 15:05

Suite à votre demande, vous trouverez ci-après, le texte de mon intervention ainsi que la réponse d'Yves Jégo.
Vos commentaires sont bienvenus.




Recensement et dotations des communes

M. Martial Bourquin.  - Depuis le 1er janvier 2009, le calcul des dotations d'État prend en compte un nouveau mode de recensement de la population, actualisé tous les ans. C'est sur cette population légale actualisée que se fondent le montant de la DGF ainsi que l'attribution ou non de la DSU et la DDU. Avec le délai de trois ans que prévoit la loi, il y a parfois un tel écart entre la population légale et la population réelle que des communes sont pénalisées.

La commune de Grand-Charmont, dans le Doubs, est classée parmi les 100 communes de plus de 5 000 habitants les plus pauvres de notre pays. Elle est éligible à la DSU et à la DDU. Sa population légale a légèrement diminué en 2006 et 2007 et est passée en-deçà du seuil de 5 000 habitants. La raison en est que cette ville s'est engagée dans un programme de démolition-construction de 161 logements. Doit-elle payer cette initiative par une forte baisse de dotations ? Ce serait incompréhensible. D'autant que, depuis 2007, Grand-Charmont bénéficie d'un potentiel de 516 habitants et que 287 permis de construire sont en cours d'instruction. Ces faits sont attestés par un recensement complémentaire et reconnus par l'administration fiscale. Attestés mais pas pris en compte ! La ville subit en effet, en 2009, une baisse de 391 856 euros sur un budget de fonctionnement de 4,7 millions. Or c'est maintenant qu'elle a besoin d'investir pour assurer des services à ses nouveaux habitants, pas dans trois ans, quand son dynamisme sera enfin pris en compte, et c'est maintenant qu'elle se retrouve pieds et poings liés avec une chute brutale de ses recettes.

Ne nous y trompons pas, ce sont les petites communes et les villes les plus pauvres qui souffrent d'une application tatillonne de ce mode de calcul. Les collectivités ont besoin de stabilité et de continuité pour mener à bien leurs missions dans la cohérence.

Comment allez-vous prendre en compte les écarts entre population légale et population réelle ? Les dispositifs de lissage prévus par la loi ne sont, à l'évidence, pas suffisants. Comment allez-vous régler la situation de Grand-Charmont ? Nous ne vous demandons pas l'aumône mais de faire en sorte qu'une commune très active puisse continuer à investir pour ses habitants.


M. Yves Jégo,
secrétaire d'État chargé de l'outre-mer.  - Le dispositif de recensement, rénové par la loi du 27 février 2002, repose sur un cycle pluriannuel d'enquêtes qui permet d'actualiser tous les ans la population à prendre en compte dans le calcul des dotations de l'État. Pour garantir l'égalité de traitement entre les communes, la population légale, qu'elle soit recensée au début ou à la fin de la période de recensement, est calculée par référence à l'année du milieu du cycle. C'est ainsi qu'en 2009, à l'issue d'un cycle d'enquêtes réalisées de 2004 à 2008, l'année de référence est 2006.

Le Gouvernement reste cependant très attentif à la situation des communes qui subissent d'importantes pertes de population. Des mécanismes correctifs ont été mis en place pour le calcul de leurs dotations. Ainsi, pour les communes qui perdent plus de 10 % de leur population entre 2008 et 2009, la dernière loi de finances prévoit que la dotation de base des communes est augmentée en 2009 de 50 % de la différence entre le montant de dotation perçu en 2008 et le montant calculé sur la base des nouveaux chiffres pour 2009.

Les communes qui subissent une perte de population pour l'exercice 2009 mais dont le dynamisme démographique est réel sur les dernières années connaîtront une augmentation pour l'exercice suivant puisque, au 1er janvier 2010, seront pris en compte les chiffres de la population légale estimée au 1er janvier 2007.

Maire d'une commune qui a les mêmes problèmes que la vôtre, j'imagine que vous pourrez demander un lissage aux services fiscaux...


M. Martial Bourquin
.  - Je connais le dispositif prévu par la loi ; je souhaite qu'on fasse quelque chose pour des communes qui ont perdu puis regagné des habitants. On ne peut nous priver ainsi de 10 % de notre budget de fonctionnement, ce n'est pas tenable ! Le préfet de région ne pourrait-il geler une telle disposition pour les communes qui connaissent une situation analogue ? Celles-ci doivent pouvoir investir pour les habitants dont elles ont la charge.

Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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Mercredi 6 mai 2009 3 06 /05 /Mai /2009 11:43


 Formidable moment samedi 2 mai où j'ai accueilli à Audincourt des membres du Conseil municipal de Montperreux (ici son maire Jean-Paul Bonnet et sa première adjointe Corinne Debordeaux). Ces élus accompagnaient  les représentants de la ville de Chaudron en Mauges(49) avec qui Montperreux est jumelée, venus découvrir quelques lieux emblématiques du Doubs.
Je me souviendrai de cet événement comme une rencontre très chaleureuse et conviale.
Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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Mercredi 15 avril 2009 3 15 /04 /Avr /2009 14:42

Le calcul des dotations d'Etat pour les communes de moins de 10 000 habitants a changé depuis le début de l'année. Il se fonde sur des estimations effectuées à partir de 2006. Or en trois ans, beaucoup de choses peuvent changer pour une petite commune, ce qui met parfois en péril les communes concernées. J'ai alerté le ministre de l'Intérieur sur cette question.

M. Martial Bourquin
attire l'attention de Mme la ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur les dangers du

nouveau mode de calcul de la population légale des petites communes et ses conséquences désastreuses sur le calcul des dotations d'État.

Depuis le 1er janvier 2009, les communes de moins de 10 000 habitants voient déterminer leur population par une estimation établie sur une période débutant au 1er janvier 2006. Or cette période de trois ans s'avère beaucoup trop longue pour des communes, dont la population est amenée à beaucoup fluctuer : construction de nouveaux logements, politique de démolitions-constructions, attribution d'un grand nombre de permis de construire…

La différence entre la population réelle et la population estimée en 2006 ou 2007 est parfois très significative. Une sous-estimation importante de cette population conduit mécaniquement à des baisses de dotations de fonctionnement ainsi que le passage en deça de seuils de population, ouvrant droit à d'autres dotations (DDU, DSU), qui s'avère sans rapport aucun avec la réalité de la commune.

Ces communes doivent ainsi faire face à une baisse incompréhensible de leurs dotations, DGF, parfois même DSU, alors que de nouveaux habitants, installés entre temps nécessitent des moyens et services renforcés pour les accueillir. Il cite le cas d'une commune du Doubs, qui compte parmi les 100 communes les plus pauvres de France de moins de 5 000 habitants et qui doit faire face à une réduction très brutale de ses dotations à hauteur de 391 856 euros alors que son budget de fonctionnement se monte à 4 700 000 euros. Cette situation met en péril la pérennité immédiate d'activités socio-éducatives menées par l'équipe municipale, essentielles pour aider les administrés les plus touchés par la crise économique et sociale. Or cette commune a les moyens de prouver, avec l'aide de l'administration fiscale, l'implantation de plusieurs centaines d'habitants nouveaux, qui font mentir les chiffres du recensement sur lesquels se fonde la direction générale des collectivités territoriales.

Il lui demande d'être aux côtés des élus des petites communes qui sont très dépendants des dotations d'État et de leurs fluctuations et de réviser dès à présent le mode de calcul des dotations d'État.

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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 16:49
Jeudi 26 mars, avec mon collègue Claude Jeannerot, nous avons reçu au Sénat le bureau de l'association des maires ruraux du Doubs.
Une rencontre chaleureuse et enrichissante qui, je l'espère, sera suivie de beaucoup d'autres.

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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /Fév /2009 16:43
Suite aux remarques d'élus très inquiets du flou juridique entourant les modalités de financement aux réseaux électriques, j'ai posé une question écrite sur ce thème.

Question écrite n° 07504 de M. Martial Bourquin (Doubs - SOC)
  • publiée dans le JO Sénat du 19/02/2009 - page 416
M. Martial Bourquin attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire sur la réforme du financement des raccordements aux réseaux électriques.

Il a été alerté par le SYDED, Syndicat mixte d'énergies du Doubs, qui exerce la compétence « distribution publique d'électricité » transférée par les communes, propriétaires du réseau. À ce titre, le SYDED intervient auprès de toutes les communes du Doubs (sauf 10 communes qui disposent d'une régie d'électricité indépendante du concessionnaire ERDF) pour la gestion de la concession et des contrats, la maîtrise d'ouvrage des travaux d'enfouissement des réseaux existants, l'assistance technique et la participation financière aux travaux d'enfouissement des réseaux et d'éclairage public réalisés par les communes. Cet organisme a fait part de son inquiétude quant à la mise en œuvre de la réforme définie par la loi n° 2000-108 du 10 février 2000 modifiée relative à la modernisation et au développement du service public de l'électricité et l'application du décret n° 2007-1280 du 28 août 2007 relatif à la consistance des ouvrages de branchement et d'extension des raccordements aux réseaux publics d'électricité.

En effet, depuis le 1er janvier 2009, date d'entrée en vigueur de la réforme, les gestionnaires du réseau de distribution d'électricité appliquent un nouveau dispositif de financement des raccordements électriques en référence à la mise en œuvre de la loi du 10 février 2000 et en cohérence avec les lois n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains et n° 2003-590 du 2 juillet 2003 et urbanisme et habitat.

Cette réforme met une partie des coûts d'extension des réseaux à la charge de la commune ou de l'établissement public de coopération intercommunale compétent pour percevoir les taxes d'urbanisme.

Ainsi, l'article 23-1 de la loi du 10 février 2000 stipule que le raccordement d'un utilisateur aux réseaux publics comprend « la création d'ouvrages d'extension, d'ouvrages de branchement en basse tension et le cas échéant, le renforcement des réseaux existants ».

Cependant, le décret n° 2007-1280 du 28 août 2007 pris en application de l'article 23-1 de la loi du 10 février 2000, définit la notion « d'extension » par référence à des ouvrages « (…) créés en remplacement d'ouvrages existants dans le domaine de tension de raccordement et nouvellement créés dans le domaine de tension supérieure(…) », ce qui inclut du même coup les renforcements.

La Commission de régulation de l'énergie avait d'ailleurs précisé dans un avis du 23 mai 2007 sur le projet de décret, que « les ouvrages d'extension ne peuvent inclure, comme il est prévu aux premier et troisième alinéas de l'article 2 du projet de décret, des ouvrages modifiés qui, de fait, correspondent au renforcement du réseau existant ». Cette remarque n'a malheureusement pas été prise en compte.

De même, dans un avis du 12 juin 2008, cette commission rappelait également que les « coûts de renforcement des réseaux d'électricité rendus nécessaires par l'arrivée de nouvelles installations sont intégralement pris en compte par le tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité ».

Ainsi, l'application de ce décret en l'état conduit à augmenter notablement l'assiette de la contribution des collectivités et alourdit du même coup les charges inhérentes aux collectivités.

C'est pourquoi, il lui demande de modifier le décret du 28 août 2007 afin de rétablir la notion d'extension telle qu'elle est définie dans la loi du 10 février 2000.

 

Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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