Vous connaissez mon attachement à un service public de qualité et ma détermination à défendre et promouvoir l’ensemble des services publics sur notre région, qu’il s’agisse de l’éducation de nos enfants, de notre santé, des transports, de l’aménagement du territoire et, comme aujourd’hui, de l’avenir de la Poste.
Le projet de loi présenté par le Gouvernement ouvre le capital de la Poste comme cela l’avait été fait précédemment pour d’autres entreprises du service public. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’économie et des finances, avait déclaré : « EDF et Gaz de France ne seront pas privatisés ». Nous connaissons la suite.
Lorsqu’aujourd’hui, les membres du gouvernement affirment que le changement de statut de la Poste ne prépare pas une future privatisation, je n’ai pas confiance ! « Chat échaudé craint l’eau froide », dit l’adage populaire. Si comme le gouvernement le répète, la Poste restera publique, il importe alors que des garanties soient données à tous les usagers de ce service ; la Poste ne doit pas être transformée en société anonyme. Soyons bien conscients que lorsque le statut de la Poste sera changé, il suffira d’une autre loi pour la privatiser comme d’autres entreprises.
La Poste est le plus ancien service public et ce service va bien souvent au-delà de ses missions premières. Durant la canicule, rappelons-nous, les facteurs ont tapé à la porte des plus fragiles d’entre nous pour éviter des drames.
Un service public, c’est l’assurance d’une même qualité de service, d’un même tarif sur l’ensemble du territoire, quelle que soit notre implantation géographique.
Aujourd’hui, la distribution du courrier est assurée pour tous avec équité et les 17 000 points de contact garantissent l’accès de chacun à ce service postal. Qu’en sera-t-il demain ? Qu’adviendra-t-il du plus ancien service public ? C’est un héritage précieux qu’il convient de ne pas gâcher et de transmettre aux générations futures.
Alors que les déréglementations financières enfoncent nos sociétés dans la crise, il me paraît plus que jamais nécessaire de garder de grands services publics au service de tous nos concitoyens.
C’est pour cela que je vous sollicite et vous propose de prendre position dans ce débat
qui vous concerne au premier plan. Je vous invite à voter, à vous exprimer ainsi pour que nous gardions l’entreprise publique de la Poste.