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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 09:10


Après avoir rencontré les délégués des retraités EDF-GDF, je leur ai confirmé mon soutien dans leurs revendications concernant le montant des retraites et pensions, leur revalorisation, la perte de pouvoir d’achat, les taux de réversion ainsi que l’accès aux soins et les franchises médicales.

 

Je comprends et partage leurs préoccupations et je tiens à les assurer de toute mon attention quant à ces points fondamentaux et essentiels qui concernent l’ensemble des retraités, qu’ils ressortent du régime général ou des régimes spéciaux.

 

La question des retraites sera au cœur des débats en ce début d’année. En vue des réformes à intervenir, un premier échange a eu lieu au Sénat le 12 janvier dernier sur la pénibilité au travail, l’emploi des séniors et l’âge de la retraite. L’ensemble des partenaires sociaux attend le grand rendez-vous du 15 février prochain avec le Gouvernement pour définir le calendrier des négociations et faire entendre ses revendications et ses propositions en matière de retraites.

 

Sans nier la nécessité de procéder à des réformes pour mieux adapter le système aux réalités actuelles, le groupe de parlementaires socialistes auquel j’appartiens a déjà réaffirmé, lors de l’examen de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010, son attachement au maintien d’un système de retraite par répartition solidaire et universel, fondé sur une démarche intergénérationnelle, juste et efficace.

 

Le mode de calcul de revalorisation des pensions et retraites est désormais basé sur l’hypothèse d’inflation entre l’année en cours et l’année précédente. Avec une inflation faible, voire négative, ce système conduit à de très modestes augmentations qui ne permettent pas une véritable revalorisation du pouvoir d’achat. Actuellement en France, 6 millions de personnes âgées vivent avec des pensions inférieures au SMIC. Le groupe de parlementaires socialistes souhaite la mise en œuvre d’un mécanisme d’amélioration pérenne du pouvoir d’achat de tous les retraités.


Lors de l’examen de la loi de financement de la sécurité sociale, notre groupe a souligné que depuis huit ans, les finances de la sécurité sociale ne cessent de s’appauvrir. Depuis 8 ans, le Gouvernement stigmatise les assurés, et notamment les malades en les faisant davantage payer et en s’exerçant à des colmatages qui ne cessent de creuser les inégalités face à la santé.

 

Les seules solutions apportées, les seules pistes évoquées s’attaquent à diminuer les dépenses, alors que plus que jamais, le déficit de la sécurité sociale est dû à une diminution des recettes. Mais diminuer les dépenses, c’est pour le gouvernement s’attaquer aux plus précaires d’entre nous en accentuant les inégalités face à la santé, en déremboursant les médicaments, en multipliant les franchises médicales et en faisant un transfert de charges sur le dos des mutuelles. Le modèle qui a fait la prospérité de notre système de sécurité sociale n’est plus aujourd’hui adapté aux lourds défis des décennies futures.

 

Dans le contexte de la récession actuelle, l’engagement de réformes structurelles est indispensable et urgent. La refondation du système doit être évoquée et face à la logique libérale du gouvernement qui précipite le détricotage de notre système sanitaire et social, l’esprit de solidarité doit être impérativement préservé.

 

À plusieurs reprises, les parlementaires socialistes ont engagé le débat sur les cadeaux accordés à une minorité avec le bouclier fiscal, les niches sociales et les allègements fiscaux dont la remise en cause permettrait d’abonder les recettes et éviter d’alourdir la charge des assurés sociaux, des salariés et des retraités.

 

Garantir la stabilité et la pérennité de notre système social basé sur la solidarité intergénérationnelle, maintenir un pouvoir d’achat décent et réduire les inégalités demeurent ma priorité. C’est dans cet esprit qu’avec le groupe de parlementaires socialistes, nous aborderons les débats sur les retraites.



 

Article paru dans l'EST REPUBLICAIN - édition du 21.01.10

MONTBÉLIARD - Social

EDF-GDF : retraités en pétard

Une délégation de la CGT a été reçue hier matin au siège des services de Nord Franche-Comté. Leur pouvoir d'achat au centre des revendications.



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« Un retraité d'EDF, en quinze ans, il a perdu 16 à 17 % de pouvoir d'achat » calcule ce retraité.
Hier matin, derrière Christian Borne, porte-parole des retraités CGT d'ERDF-GRDF, ils étaient une quarantaine d'anciens de la maison à porter des revendications, au siège nord Franche-Comté d'ERDF-GRDF.
La question centrale est celle de leur pouvoir d'achat. Eux dépendent d'une caisse spécifique, la CNIEG. « Avant 2009, il n'y avait qu'un seul personnel. Actifs ou inactifs. Mais de fait, on a été éjectés puisque la caisse de retraite est désormais à l'extérieur » décrypte Christian Borne.
Alors en cette première journée d'actions 2010, ils ont rencontré un des directeurs du site. Parce que les engagements pour leurs retraites, ont été pris par leurs dirigeants. « Il était prévu une clause de revoyure qui permettait de revoir les pensions » explique encore Christian Borne. Leur retraite, elle, était indexée à la grille des salaires des actifs. « Pendant plusieurs années, la politique salariale dans la branche a minoré l'évolution du salaire de base, seule base de calcul de la pension par rapport à l'évolution des prix. Cela a produit un décrochement du niveau de vie des pensions » soulignent les retraités, qui s'estiment de plus en plus lésés.
L'augmentation des pensions était limitée à 4 % l'an dernier « pour 2010, les prévisions d'augmentations votées par le parlement sont de 1,2 % mais cette augmentation serait déjà amputée de 0,1 ou 0, 2 % sous prétexte que les retraités auraient trop perçu en 2009 » avancent-ils.
Pour eux le compte est simple. Pour rattraper ce qu'ils ont perdu, c'est 200 € mensuels pour tous. « Il y a des réversions entre 800 et 1.000 €, on trouve que c'est inadmissible » assène Christian Borne, qui met en parallèle le niveau des pensions et les « revenus du nouveau président d'EDF » qui défrayent actuellement la chronique.
Ils ne s'arrêteront pas à la visite à la direction locale d'ERDF. « On va voir les élus, on a des rendez-vous pour poser nos revendications. » Parce que là encore, ils le crient, « ce n'est pas la crise pour tout le monde ». Et cela, ils entendent le faire savoir en tant que citoyens qui peuvent peser sur le cours des élections à venir. Sur le nord Franche-Comté, ils sont environ 850.

O. B. (Olivier BOURAS)

Par martial bourquin - Publié dans : DANS LE DOUBS
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 11:09
La double rémunération d’Henri Proglio pour un montant de 2 millions d’euros est un véritable scandale pour notre pays, pour la démocratie, qui plus est dans un contexte de crise économique et sociale très grave.

Le gouvernement semble beaucoup plus préoccupé par le fait que cette rémunération soit révélée que par le niveau indécent de cette rémunération.

Pour Madame la Ministre de l’Economie, je cite, « Il y a des marchés, des concurrents, un monde qui a changé ». Or, un grand service public comme EDF ne peut pas fonctionner sur le même mode que l’entreprise, qui plus est totalement soumis, comme le justifie Madame Lagarde, à la loi du marché.

Le fait que Monsieur Proglio soit rémunéré à hauteur de 450 000 euros par Véolia autorise une nouvelle fois les plus grands soupçons sur les conflits d’intérêts entre EDF et Véolia, qui ne manqueront pas d’intervenir.

Madame Lagarde a par ailleurs indiqué n’avoir pas de meilleur candidat possible que Monsieur Proglio, ce qui témoigne d’un manque de confiance dans les hommes et les femmes de notre pays, ainsi qu’en la Haute fonction publique, ce qui est un comble pour un ministère qui a en charge les fonctionnaires.

Je suis enfin outré que Monsieur Proglio estime ne pas avoir assez de travail avec une entreprise comme EDF pour ressentir le besoin de faire des ménages chez Véolia. J’interprète ce double travail comme un manque d’intérêt pour EDF, ce qui est inacceptable.

Parce que des conflits d’intérêts vont se poser, et parce que le manque d’intérêt de Monsieur Proglio pour l’entreprise qu’il dirige est patent, je demande la démission de Monsieur Proglio qui pourra à loisir s’occuper des destinées de Véolia.

Je rappelle que j’ai été à l’origine, dans le cadre du projet de loi Poste, d’un amendement destiné à interdire le cumul de fonctions du président de la Poste avec d’autres fonctions dans des conseils d’administration. Cet amendement a été voté au Sénat, puis a été annulé par l’Assemblée nationale.

J’ai par la suite signé un amendement de mon collègue Richard Yung demandant l’extension de ce dispositif à l’ensemble des entreprises publiques, amendement qui a été refusé par la droite sénatoriale.

Il est loin le temps où le candidat Nicolas Sarkozy se faisait le héraut de la démocratie irréprochable.

Je note que le gouvernement est incapable ou ne veut pas céder aux caprices des grandes entreprises et ne cesse de creuser les déficits publics pour les contenter. C’est Henri Proglio qui pose ses conditions salariales. C’est Carlos Ghosn qui impose les sites de production de la Nouvelle Clio, en empochant 3 milliards de prêts d’Etat. Ce sont les restaurateurs qui imposent la baisse de TVA, sans aucune contrepartie. Ce sont les grandes entreprises qui obtiennent la suppression de la taxe professionnelle, encore une fois sans aucune contrepartie.

Cette situation ne peut plus durer.

Je rappelle qu’en ce moment même, le gouvernement prépare un projet de loi qui prévoit notamment d’augmenter le tarif électricité en cas de pic de consommation, ce qui constitue une double peine pour les plus démunis et en particulier celles et ceux qui vivent dans des régions plus froides, comme la Franche-Comté.

Il serait bon que la France d’en Haut daigne un jour redescendre des hautes sphères dans lesquelles elle évolue et prenne en compte le fait que 95% de la population est choqué par des pratiques moyen-âgeuses.

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 10:05

Le dispositif d'Allocation Equivalent Retraite (A.E.R.) n'a pas été reconduit pour l'année 2010, laissant dans la précarité plus de 45 000 anciens salariés âgés qui auraient dû pouvoir en bénéficier à compter de cette année. Ce n'est pas acceptable.

Je me mobilise à nouveau aux côtés de tous les anciens salariés concernés.
Je renouvelle mes interventions auprès des ministres concernés et j'interviendrai à nouveau en séance par une questions orale. Je vous communiquerai prochainement la date de cette intervention en séance. Voici le texte de ma question.


Question orale déposée au Sénat
M. Martial Bourquin attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé de l'emploi sur la reconduction du dispositif AER (allocation équivalent retraite). Ce dispositif qui s'adresse aux anciens salariés ayant validé 160 trimestres de cotisation mais n'ayant pas atteint l'âge légal pour faire valoir leurs droits à la retraite, a été supprimé le 31 décembre 2008 par la loi de finances de 2008.

Du fait d'une importante mobilisation, notamment dans le Doubs, ce dispositif a été reconduit par décret pour l'année 2009. Or, encore aujourd'hui, la non-reconduction de cette allocation est discriminatoire pour de nombreux salariés qui ont fait l'objet de « départs dits volontaires » de la part d'entreprises qui leur ont présenté ce dispositif d'AER comme la garantie d'un revenu minimum d'environ 1 000 euros mensuels par personne jusqu'à l'âge de la retraite.

Ces entreprises ont ainsi calculé les primes des départs volontaires en se fondant sur le montant des indemnisations ASSEDIC relayées par l'AER, le montant de la prime devant compenser la perte de salaire jusqu'aux 60 ans du salarié. Les entreprises ont donc procédé pour ces personnels, à des licenciements sur des motifs factices et mensongers que les directions départementales et régionales du travail et de l'emploi, conscientes de ces pratiques, ont acceptés sans hésitation.

En conséquence, 45 000 anciens salariés potentiellement concernés par l'AER doivent ainsi se contenter de l'allocation spécifique de solidarité, soit 450 euros mensuels.

Le Gouvernement n'a pas souhaité reconduire ce dispositif pour 2010 sous prétexte de favoriser l'emploi des seniors. Or l'emploi des seniors, de l'avis de tous les indicateurs économiques, n'est pas prêt de s'améliorer. Ces anciens salariés, ayant travaillé dans des conditions souvent très difficiles, parfois abîmés par 40 ans de travail pénible, ne sont évidemment pas prioritaires pour retrouver un emploi, a fortiori dans un contexte de grave crise économique. Ils se retrouvent de fait dans une situation de grande précarité dont le Gouvernement n'a manifestement pas compris ni l'ampleur ni l'urgence. Il paraît difficile d'attendre pour régler leur situation que les question des retraites dans leur ensemble, de la pénibilité du travail en jachère depuis 2003 ou celle de l'emploi des seniors soient enfin tranchées.

Des négociations avec les partenaires sociaux sont actuellement en cours pour envisager la prolongation du dispositif.

Il lui demande de bien vouloir lui faire savoir quelles démarches le Gouvernement a entreprises pour faire aboutir le plus rapidement possible la reconduction de l'AER et prendre en compte la grande précarité de ces salariés. Il lui demande également de bien vouloir lui indiquer si une enquête était en cours concernant les conditions de validation des plans de départ dits volontaires des salariés concernés.


Pour tous ceux qui veulent se mobiliser pour la défense de l'A.E.R., rendez-vous sur le site http://defenseaer.wordpress.com/

Par martial bourquin - Publié dans : AU SENAT
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /2010 08:33

Journal Le Pays de Franche-Comté
Article paru le 17.01.10

HAITI

Une réunion extraordinaire d’Urgence Haïti a eu lieu samedi matin, le maire sollicitant la solidarité de ses concitoyens

Devant la terrible catastrophe qui frappe à nouveau le peuple haïtien, le maire Martial Bourquin a exprimé la sincère émotion des élus audincourtois, mais également du monde associatif et de tous les citoyens de la commune. « Il fallait réagir très rapidement devant l’urgence et la gravité de la situation pour venir en aide à un peuple complètement démuni et touché très profondément physiquement et moralement ».

Samedi matin, Martial Bourquin a réuni en urgence les élus, les représentants du monde associatif, tous les partenaires de cette opération, La Poste, le CCAS, l’association des commerçants d’Audincourt, le centre social Escapade, la MJC Saint-Exupéry, Réunir Ensemble, les Francas, le centre de soins infirmiers d’Audincourt et environs et invité à cette réunion Mireille Silvant, représentante de l’Unicef et M. Antoine Billard de l’Amicale des Antillais accompagné de plusieurs des ses membres.

Le maire a défini trois moyens pour venir en aide aux sinistrés haïtiens à travers l’organisation d’un dispositif d’appel aux dons en partenariat avec les associations, les commerçants, les services publics etc.

Urnes à dispositions

Le conseil votera l’octroi d’une aide exceptionnelle à Unicef France qui permettra l’accès à l’eau potable, à des installations sanitaires et des soins de santé de base, et fin février -date finale à déterminer- sera organisée une grande journée populaire Solidarité Haiti qui se déroulera au foyer municipal et (ou) à la Filature Japy.

« Nous devons tous être mobilisé et motivé pour cette journée non-stop Espoir et Solidarité Haïti, a relevé Martial Bourquin, c’est un devoir de citoyen.

Quant à Antoine Billard de l’Amicale des Antillais, il a appelé tous les amis de la communauté urbaine, quel que soit le pays d’origine, à venir soutenir leurs amis haïtiens. Une minute de silence très émouvante à destination de toutes les victimes de ce drame, a réuni tous les participants à travers une grande chaîne de solidarité qui s’est formé spontanément.

Et c’est main dans la main que tous ont écouté religieusement la prière d’un représentant du culte dans un geste significatif de solidarité. Rapidement des urnes seront installées dans les endroits suivants : hall de la mairie, CCAS, à la poste, au siège des associations partenaires de l’opération, chez tous les commerçants de l’ACAA, au centre de vaccination, au centre de soins. Les dons sont à faire de préférence par chèque libellé à l’ordre d’Unicef urgence Haïti.

 

Par martial bourquin - Publié dans : AUDINCOURT
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 16:15
Vendredi 8 janvier, j'ai rencontré les bénévoles des Restos du Coeur d'Audincourt  qui accueilleront cette année 30% en plus de bénéficiaires. Cette rencontre m'a profondément ému et renforcé dans ma conviction que personne ne doit être laissé sur le bas-côté.
Je salue le travail remarquable des bénévoles des Restos qui ne distribuent pas seulement des repas, mais aussi beaucoup de chaleur humaine.



restosducoeur visitembourquin
Par martial bourquin - Publié dans : AUDINCOURT
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