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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 11:12

De nombreux maires du DOUBS m'ont interpellé sur des menaces très concrètes de disparition de services publics en milieu rural.

Je viens de poser une question orale avec débat sur ce thème essentiel pour la ruralité. La réponse est prévue le mardi 24 mai prochain.

 

 

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Question orale sans débat n° 1268S de M. Martial Bourquin (Doubs - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 24/03/2011 - page 685

M. Martial Bourquin attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur le devenir des dispositions de la charte des services publics en milieu rural. 

Il rappelle que la charte des services publics en milieu rural, signée le 23 juin 2006, devait être le point d'orgue d'une nouvelle politique d'aménagement du territoire, soulignant en préambule les enjeux de la présence des services publics en milieu rural « en terme de cohésion sociale et territoriale ». Concrètement la charte prévoit, dès lors qu'il s'agit de modifier l'offre des services, de « faire précéder toute réorganisation ou création d'une véritable concertation, animée par le préfet, avec les élus, les opérateurs de service public et les usagers ». 

Or les élus ruraux continuent d'être placés devant le fait accompli et se retrouvent non plus consultés mais bien contraints d'accepter sans possibilité de dialogue des décisions arbitraires et comptables, qui vident mécaniquement les territoires les uns après les autres de leurs services publics. Il prend en exemple un collectif de maires ruraux du Doubs, implantés dans des territoires particulièrement enclavés en période hivernale, qui viennent d'apprendre que leur village allait faire l'objet de regroupements scolaires et condamne de fait des écoles rurales à la fermeture. 

Alors que la charte des services publics en milieu rural prévoit que le projet de fermeture de classe soit prévu deux ans avant son effectivité et surtout fasse l'objet d'une réelle concertation, les élus, parents d'élèves en milieu rural ne sont pas écoutés, alors que leur village enregistre des naissances et compte des projets de développement importants. En s'attaquant à l'école rurale, le Gouvernement s'attaque au cœur même de la ruralité, au moteur de l'attractivité des territoires et au fondement même de l'égalité républicaine. 

Il ne peut que déplorer que l'État n'ait aucune volonté de faire vivre cette charte des services publics en milieu rural. Il craint que le protocole d'accord entre l'État et les opérateurs publics, dont les déclinaisons départementales expérimentales doivent intervenir avant mai 2011, ne soit plus qu'un bras armé de la révision générale des politiques publiques (RGPP), excluant complètement le savoir-faire des élus locaux, ne prenant pas en compte la spécificité des territoires, asphyxiant les initiatives locales et rurales. 

Il demande un moratoire concernant les projets de suppression des postes et écoles en milieu rural et la renégociation concertée avec les élus locaux d'un véritable pacte de présence de services publics dans les territoires ruraux.

 



En attente de réponse du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire

Par martial bourquin - Publié dans : DANS LE DOUBS
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Vendredi 1 avril 2011 5 01 /04 /Avr /2011 10:36

La parole est à M. Martial Bourquin.

 

M. Martial Bourquin. Monsieur le rapporteur, vous défendez un texte que vous décrivez comme garantissant un équilibre entre la liberté du commerce et le souci d'aménagement du territoire. Comme si cette position était envisageable, comme si un tel équilibre était seulement possible ! Julien Gracq disait : « Le rassurant de l'équilibre, c'est que rien ne bouge. » Or s'il y a bien un domaine où le déséquilibre, par nature, est très grand, c'est bien celui de l'urbanisme commercial.

M. Roland Courteau. En effet !

M. Martial Bourquin. Nous savons tous ici qu'un projet qui est refusé là, ce qui arrive rarement, se fera forcément ailleurs.

M. Roland Courteau. Eh oui !

M. Martial Bourquin. Nous savons tous ici combien il est difficile de batailler pour implanter de petits commerces diversifiés en centres-villes et centres-bourgs, combien ces installations sont fragiles, ont une durée de vie précaire et résistent difficilement à la concurrence, et cela d'autant plus que la LME a donné le signal d'une déréglementation accrue, offrant la clef des périphéries des villes à une poignée de grandes enseignes.

M. Benoist Apparu, secrétaire d'État. N'importe quoi !

M. Martial Bourquin. Les dispositions de la loi de modernisation de l'économie relatives à l'urbanisme commercial reposaient sur un pari : déréglementer l'implantation de grandes surfaces commerciales pour favoriser le pouvoir d'achat des Français. J'entends encore les déclarations du Président de la République, réclamant plus de concurrence pour favoriser le consommateur.

M. Roland Courteau. On s'en souvient très bien !

M. Benoist Apparu, secrétaire d'État. Cela a marché !

M. Martial Bourquin. Monsieur le secrétaire d'État, interrogez nos concitoyens. Leur réponse est éloquente : c'est un échec sur toute la ligne. Si la déréglementation est bien là, le pouvoir d'achat n'est pas au rendez-vous et l'aménagement du territoire a été sacrifié. (Marques d'approbation sur les travées du groupe socialiste.) Encore un échec à mettre au passif du bilan du Gouvernement.

M. Roland Courteau. Un de plus !

M. Martial Bourquin. Pas plus tard que la semaine dernière, la Fédération des entreprises et du commerce, annonçait que la hausse des prix dans la grande distribution serait en 2011 de 2 % en moyenne mais pourrait atteindre 20 % pour certains aliments comme la farine, le café, les pâtes. Elle évoquait l'augmentation du coût des matières premières, sans parler des suspicions d'entente sur les prix de la farine.

M. Benoist Apparu, secrétaire d'État. Cela n'a rien à voir !

M. Martial Bourquin. Certes, le prix des matières premières s'accroît, mais quelle est la part de la spéculation dans ces augmentations ? Monsieur le secrétaire d'État, savez-vous ce qui se passe pour l'essence ? Chaque fois que le cours du baril de pétrole brut augmente, les prix montent fortement, mais l'inverse est rarement vrai !

M. Roland Courteau. Tout à fait !

M. Benoist Apparu, secrétaire d'État. C'est faux !

M. Martial Bourquin. Il en ira de même pour les produits alimentaires. Interrogez les producteurs de fruits et légumes, les producteurs de viande, les agriculteurs, les pêcheurs. Je doute qu'ils évoquent une augmentation de leurs revenus.

M. Dominique Braye, rapporteur. Vous ne connaissez rien à l'agriculture !

M. Martial Bourquin. Au contraire, la multiplication des grandes surfaces a renforcé les positions des centrales d'achat, au détriment des producteurs et des consommateurs. Le bilan est clair : aucun bénéfice pour le consommateur et des dégâts collatéraux sur nos territoires d'une évidence rare.

M. Roland Courteau. Exactement !

M. Martial Bourquin. Ces implantations commerciales, parfois sauvages, ont achevé de fragiliser les petits commerces, ont donné lieu à des implantations monochromes ou ont affaibli l'artisanat. Or celui-ci, monsieur le secrétaire d'État, est le premier employeur de France ! Elles ont aussi mis à mal les efforts importants des équipes municipales et intercommunales pour rendre plus attractives les villes petites ou moyennes. Monsieur le rapporteur, je me rappelle le débat qui a eu lieu en commission. Ne confondons jamais une ville de plus de 100 000 habitants avec une commune qui en compte de 2 000 à 3 000 ou avec un village. Nous n'avons pas tous les moyens de nous payer des parkings à plusieurs millions d'euros ! Les choses ne se passent pas comme cela dans la ruralité, et dans les villes moyennes non plus d'ailleurs. Monsieur le rapporteur, malgré vos bonnes intentions, que je souligne, votre texte ne permettra pas d'enrayer le phénomène, et j'en suis désolé. Mes chers collègues, la reconquête des cœurs de villes et des centres de bourgs est un choix économique, social…

M. Dominique Braye, rapporteur. On dit « sociétal » !

M. Martial Bourquin. … et écologique.

M. Benoist Apparu, secrétaire d'État. D'accord, mais comment fait-on ?

M. Martial Bourquin. Elle doit être une priorité. L'aménagement du territoire est bien sûr une obsession sénatoriale. Ne la sous-estimez pas, d'autant qu'elle est notre principal élément de négociation avec nos interlocuteurs européens, Commission européenne en tête. Quand on a relevé le seuil de saisine à 1 000 mètres carrés, je me souviens qu'on nous disait : « Attention ! La Commission européenne l'exige ». Or jamais il n'y a eu un seul recours de cette instance sur ce point.

M. Dominique Braye, rapporteur. Justement parce que le seuil avait été changé !

M. Martial Bourquin. J'ai l'impression que l'on devance les demandes de la Commission européenne. Ramener ce seuil de saisine à 500 mètres carrés, c'est créer la possibilité d'une reconquête de nos centres-bourgs et de nos centres-villes. Il s'agit d'un choix intergénérationnel, écologique mais aussi esthétique. C'est la stratégie que nous défendons.

M. Benoist Apparu, secrétaire d'État. Cela n'a pas marché !

M. Dominique Braye, rapporteur. Ce seuil s'est appliqué jusqu'en 2008. Vous êtes un spécialiste du « y'a qu'à » et du « faut qu'on » !

M. le président. Monsieur le rapporteur, laissez s'exprimer l'orateur ! Veuillez poursuivre, monsieur Bourquin.

M. Martial Bourquin. Ne nous dites pas que c'est impossible. Allez en Allemagne et dans les pays du Nord : vous verrez que ces États y sont parvenus.

M. Roland Courteau. Mais oui ! M. Dominique Braye, rapporteur. Pas en instaurant de tels seuils ! Vous ne connaissez rien à ces pays !

M. Martial Bourquin. Vous prenez l'exemple de l'Allemagne chaque fois que cela vous arrange. Citez-le aussi en matière d'urbanisme commercial. Dans ce domaine, ce pays a connu une vraie réussite.

M. Dominique Braye, rapporteur. Mais pas avec ces seuils !

M. Martial Bourquin. En incitant à des trajets de proximité, on redonne du pouvoir d'achat aux personnes, on améliore leur qualité de vie.

M. Dominique Braye, rapporteur. Heureusement qu'il le dit, on ne le savait pas !

M. Martial Bourquin. En incitant à une reconquête commerciale des cœurs de ville, nous travaillerons à un aménagement urbain et rural de qualité. En incitant à des trajets de proximité, nous favorisons directement le lien social, mais aussi l'exercice physique. Nous redonnons vie à des villes et à des villages et nous faisons baisser les émissions de CO2. Il faudra, un jour, dans ce pays, dresser le coût social de l'étalement urbain. Cela coûte extrêmement cher !

M. Roland Courteau. Énormément cher !

M. Martial Bourquin. En réinvestissant les cœurs de ville, nous permettrons aussi à des personnes âgées d'être plus autonomes, de continuer à se socialiser, de reculer ainsi l'âge de la prise en charge par la collectivité de leur dépendance. Nous avons besoin, en quelque sorte, de volontarisme. Nous avons besoin, monsieur le secrétaire d'État, d'un certain nombre d'outils pour changer la physionomie de nos villes, tout en améliorant très concrètement la vie de nos concitoyens. Nous vous proposons une série d'amendements très pragmatiques, favorisant la régulation, pour armer les élus afin qu'ils puissent décider du sort de leur ville dans une démarche urbanistique, globale et cohérente.

M. François Patriat. Très bien !

M. Martial Bourquin. Nous avons besoin d'une politique cohérente de reconquête des centres-villes et d'un urbanisme commercial maîtrisé.

M. Dominique Braye, rapporteur. Ce sont des mots ! Y'a qu'à ! Faut qu'on !

M. Martial Bourquin. Maintenant, nous avons ces moyennes surfaces à la périphérie des villes. L'attractivité d'une ville et d'une agglomération doit se faire avec le cœur de ville et avec la périphérie. Il faut faire en sorte que l'on propose à ces grandes enseignes de réinvestir les cœurs de ville…

 

M. Dominique Braye, rapporteur. Comment ?

M. Martial Bourquin. … qu'elles ont quittés depuis une dizaine d'années. Nous avons tout autant besoin – et j'aborde là mon dernier point – que le Gouvernement prenne des positions plus cohérentes et revienne sur les erreurs de la loi LME. Comment voulez-vous mener une politique cohérente si vous opérez en même temps, par exemple, dans le budget pour 2011, une baisse drastique de la dotation du Fonds d'intervention pour les services, l'artisanat et le commerce, le FISAC ? Ce fonds était d'une utilité extraordinaire pour monter des projets urbains de qualité, revitaliser les marchés, les cœurs de ville. (Marques d'approbation sur les travées du groupe socialiste.) Sans ces moyens-là, il vous sera difficile de parvenir à un urbanisme de qualité. Je ne nie pas, mes chers collègues, les efforts déployés par M. le rapporteur pour que nous débouchions sur une loi moins difficile pour l'ensemble des élus.

M. Roland Courteau. Oui !

M. Martial Bourquin. Le tout est de savoir si ces efforts suffiront si l'on ne touche pas à la question essentielle du seuil de saisine pour ouvrir une moyenne surface. Dans la ville dont je suis le maire, et sans que je n'aie rien eu à dire, trois moyennes surfaces se sont installées et, du jour au lendemain, celle du centre-ville a mis la clé sous la porte.

M. Dominique Braye, rapporteur. Nous, on a su l'éviter !

M. Martial Bourquin. Si l'on ne touche pas à ce seuil de saisine, nous aurons des moyens réduits. La fusion du droit de l'urbanisme avec le droit du commerce n'est pas un moyen magique. En effet, lorsque le maire prendra une décision concernant le permis de construire, il pourra être systématiquement mis en cause – cela s'est déjà produit – par un tribunal administratif. Ce n'est donc pas une telle fusion qui donnera des moyens accrus aux collectivités locales et aux maires. Pour y parvenir, il faut bien plutôt abaisser le seuil de saisine à 500 mètres carrés. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG.)

Par martial bourquin - Publié dans : AU SENAT
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Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 21:10

Le premier tour des élections cantonales est marqué par un très fort taux d'abstention. ll est

profondément regrettable que cette élection n'ait pas été couplée avec une autre élection

et surtout il est anormal que le gouvernement ait tout fait pour la mettre sous éteignoir par

crainte d'une sanction plus sévère. Les candidats du Parti Socialiste ont dans ce contexte

réalisé de bons scores qu'il faudra confirmer dimanche prochain. ll faut saluer la belle

victoire de Gilles Robert dans le canton du Russey mais regretter la défaite d'Eric Lançon

victime d'une dispersion des voix de gauche.

 

La mobilisation doit s'amplifier pour le second tour. La gauche et les écologistes doivent se

rassembler pour assurer le succès des candidats de gauche dans les cantons où ils sont en

compétition avec les candidats de droite ou du Front National. Pour ce faire, il est important

que le rassemblement à gauche soit le plus complet possible et que les abstentionnistes se

mobilisent pour amplifier le premier tour.

 

La montée vraiment inquiétante du Front National est liée à la recrudescence du chômage,

de la précarité, de l'absence d'espoir et de perspective. Elle résulte aussi de la politique du

gouvernement quijoue sur le rejet de l'autre, le racisme et la xénophobie. Au final, ceux qui

sont tentés par ces thèmes préfèrent l'original à la copie.

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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Jeudi 17 mars 2011 4 17 /03 /Mars /2011 11:55

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Par martial bourquin - Publié dans : INDUSTRIE
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Mercredi 16 mars 2011 3 16 /03 /Mars /2011 11:48

Je viens d'être informé que le reportage sur la mission sénatoriale relative à ldésindustrialisation des territoires était reporté au mois prochain, pour tenir compte de la fin des travaux de cette mission.

Je vous tiendrai évidemment au courant des prochaines dates de diffusion.

Par martial bourquin - Publié dans : INDUSTRIE
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