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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 09:59

Hier matin, j'ai interrogé le gouvernement une nouvelle fois sur le devenir des allocataires AER. Le gouvernement a renvoyé la discussion à la négociation de la nouvelle convention assurance chômage tout en laissant peu d'espoir sur une issue positive. Je ne m'arrêterai pas à cette fin de non-recevoir et propose dès maintenant à mes collègues parlementaires de s'associer à une démarche d'ampleur nationale.

 

 

La parole est à M. Martial Bourquin, auteur de la question n° 1158, adressée à M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé.

M. Martial Bourquin. Monsieur le président, madame la secrétaire d'État, mes chers collègues, ma question concerne les 45 000 allocataires de l'allocation équivalent retraite ou AER.

Depuis 2008, des dizaines de milliers de nos concitoyens, aux carrières souvent longues et pénibles, sont partis en retraite anticipée dans le cadre de plans de départ dits volontaires validés par les directions départementales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle.

Ces personnes ont quitté leur emploi parce qu'on le leur a demandé et qu'on les a persuadées qu'elles allaient toucher à l'issue de la période d'indemnisation de chômage l'allocation équivalent retraite, soit environ 1 000 euros par mois.

Ces salariés ont découvert non seulement que l'AER n'existait plus, mais aussi qu'ils pourraient tout au plus prétendre à l'ASS, l'allocation de solidarité spécifique, qui représente 450 euros par mois.

Madame la secrétaire d'État, le différentiel de plus de 500 euros dans les revenus d'un ménage moyen, ce n'est pas de l'argent de poche. Les allocataires de l'AER ne sont pas des chômeurs surpayés, comme j'ai pu l'entendre dire. Cette somme représente simplement la différence qui existe parfois entre la précarité et la dignité humaine.

Après différentes interventions appuyées du groupe socialiste, le Gouvernement a accepté de prolonger le dispositif de l'AER en 2009, puis en 2010. Pour l'année 2011, année qualifiée de sortie de crise par certains, non seulement vous avez donné une fin de non recevoir à nos demandes de prolongation du dispositif en discussion budgétaire, mais, cerise sur le gâteau, la loi du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites a prolongé le supplice de ces anciens salariés de deux ans en rétablissant l'obligation de rechercher un emploi.

Or rechercher un emploi dans la situation actuelle – le nombre de seniors de plus de 50 ans en quête d'emploi a augmenté de 16,3 % en 2011 alors que le chômage de longue durée a bondi de 20 % en 2010 – s'apparente à un véritable exploit. Dans ces conditions, c'est un abandon de première classe que de laisser ainsi tomber des personnes qui ont quarante ans de travail pénible derrière elles.

Nous savons que des négociations sont en cours avec les représentants de ces ex-salariés. Il ne s'agirait pas de prolonger le dispositif existant mais d'en inventer un autre.

En tout état de cause, madame la secrétaire d'État, nous demandons que cette allocation, sous quelque forme que ce soit, soit rétablie, et ce de façon rétroactive. Le Gouvernement a, en quelque sorte, mis ces personnes dans une situation de précarité ; c'est donc à ce dernier de les en sortir.

M. Didier Guillaume. Très bien !

M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d'État.

Mme Nora Berra, secrétaire d'État auprès du ministre du travail, de l'emploi et de la santé, chargée de la santé. Monsieur Bourquin, je vous prie de bien vouloir excuser Xavier Bertrand, qui m'a demandé de vous répondre.

Ainsi que vous l'avez rappelé, l'allocation équivalent retraite avait été supprimée par la loi de finances pour 2008. Cette fermeture ne s'appliquait pas aux bénéficiaires actuels de l'allocation, lesquels continuent de la percevoir.

Vous avez également souligné que deux décrets ont reporté en 2009 et en 2010 la mise en œuvre de cette mesure. C'est donc depuis le 1er janvier 2011 que le dispositif de l'AER n'accepte pas de nouveaux entrants.

L'adoption de la loi portant réforme des retraites a donné l'occasion de soulever la question des demandeurs d'emploi seniors ayant épuisé leurs droits à l'assurance chômage ; c'est une question tout à fait légitime.

Nous discutons de ce point avec les partenaires sociaux, qui ont, comme vous le savez, engagé une renégociation de la convention d'assurance chômage. Cela n'aurait guère de sens de dissocier la question de l'assurance chômage est celle de la prise en charge des demandeurs d'emploi ayant épuisé leurs droits à cette même assurance. Ces deux sujets doivent être abordés conjointement.

Sur le fond, monsieur le sénateur, convenez qu'un dispositif permettant de cesser son activité avant l'âge de la retraite et de toucher un revenu équivalent à celui d'une pension de retraite porte un nom : la préretraite. Je ne vous ai pas entendu formuler le souhait que nous rétablissions les préretraites, mais c'est bien ce à quoi aboutirait une pérennisation pure et simple de l'AER dans sa forme actuelle ; il faut y prendre garde.

Par conséquent, nous devons également intégrer dans notre réflexion l'objectif de réduction des effets pervers de ces dispositifs de cessation anticipée d'activité. Certes, ces derniers répondent sans doute à une demande de la part tant de leurs bénéficiaires que, parfois, des entreprises. Ils pénalisent toutefois notre compétitivité en éloignant du marché du travail un grand nombre de travailleurs et font par ailleurs peser une charge très importante sur les finances publiques.

Tels sont donc les deux principes qui guident nos discussions avec les partenaires sociaux sur le sujet : réduction des effets pervers des dispositifs de cessation d'activité, bonne articulation avec les règles de l'assurance chômage.

M. le président. La parole est à M. Martial Bourquin.

M. Martial Bourquin. Je suis assez stupéfait d'une telle réponse.

Madame la secrétaire d'État, il existe une parole d'État. Lorsque les directions départementales du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle précisent par écrit à des personnes partant en retraite qu'elles toucheront l'allocation équivalent retraite, ces dernières doivent percevoir une telle allocation.

Par ailleurs, vous savez comme moi que les salariés aux carrières longues deviendront inévitablement moins nombreux…

M. Didier Guillaume. Bien sûr !

M. Martial Bourquin. … et que l'AER s'éteindra d'elle-même.

Or, aujourd'hui, des personnes sont jetées dans la précarité : des mesures urgentes sont nécessaires. Il n'y a plus de départ en AER désormais ; on comptait près de 70 000 allocataires encore récemment, il en reste aujourd'hui 40 000 et, dans deux ans, ils ne seront que quelques milliers ; nous le savons bien ! Vous devez faire en sorte que ces personnes touchent à nouveau ce qui leur a été promis.

La reprise du versement de l'AER peut être obtenue de trois façons. La meilleure option est de relayer la demande des concitoyens, ainsi que je le fais moi-même, en tant que parlementaire. Une autre manière consiste à passer par la négociation ; vous en parliez voilà quelques instants, madame la secrétaire d'État. La troisième façon est de porter l'affaire devant les tribunaux administratifs : la parole d'État n'ayant pas été tenue, c'est à la justice qu'il revient de trancher.

Je trouve déplorable que, au moment où certains contribuables bénéficient du bouclier fiscal, on retire 500 euros d'allocation à des familles. De telles mesures sont presque abjectes, inacceptables ! Pour les couples qui ont travaillé ensemble dans l'automobile ou d'autres grandes industries et qui sont partis en retraite au même moment, ce sont 1 000 euros qui sont perdus pour le foyer. Peut-on accepter une telle situation, provoquée par une seule décision de l'État, par une seule décision du Gouvernement ?

La réponse qui m'a été faite ne me semble donc pas adaptée. Il faut réfléchir à la situation : le Gouvernement a pris des engagements et il doit les tenir, sans quoi il appartiendra aux tribunaux de décider qui a raison et qui a tort. L'État a perdu devant les tribunaux à plusieurs reprises. Et ce sera le cas cette fois encore, car des documents écrits témoignent de l'engagement qui a été pris de verser aux personnes concernées l'allocation équivalent retraite.

Vous plongez ces personnes dans la précarité, mais elles ont une dignité et elles ont le droit de la défendre.

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Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 10:47

Comme vous le savez peut-être, je suis très sensible à la situation des allocataires AER que la réforme des retraites vient de plonger, comme si cela ne suffisait pas, dans de nouvelles inquiétudes.

J'interrogerai demain Madame Nora Berra en séance de questions orales au gouvernement à ce sujet. Celles et ceux qui le souhaitent pourront suivre mon interrogation en direct sur le site du Sénat aux alentours de 11h. Je mettrai en ligne très rapidement le compte rendu écrit de cette intervention ainsi que la réponse très attendue par ces allocataires.

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Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 09:48

Mardi 2 novembre, la commission de l'économie auditionnait Jean-Louis BORLOO, ministre de l'écologie et de l'énergie. Voici le compte-rendu de mon intervention.

 

Mes collègues ont dit que la filière photovoltaïque était encore balbutiante. La suppression des avantages fiscaux ne risque-t-elle pas de lui porter un coup fatal ? N'a-t-on pas touché au ressort même de la filière ? Vous avez parlé, monsieur le ministre, de l'implantation d'un grand centre de recherche fondamentale et appliquée aux environs de Grenoble. Mais entre la recherche appliquée et l'industrialisation, il y a souvent un abîme en France !

Ne pourrait-on pas demander à EDF de penser un peu plus à la filière française lorsqu'il s'agit de photovoltaïque ? J'ai vu chez moi trois grands projets se monter, avec des panneaux chinois !

J'en viens à l'application du principe de précaution : dans le cadre de la mission commune d'information sur la désindustrialisation, lorsque nous nous déplaçons en France, on nous interroge sur les lourdeurs administratives dès qu'il s'agit d'agrandir ou d'implanter une entreprise. Comment concilier principe de précaution et bouclage des dossiers en moins de 14 mois ? A l'heure actuelle, de tels dossiers peuvent prendre jusqu'à 30 mois ! Des temps de réponse aussi longs sont une sorte d'encouragement à la délocalisation.

Enfin, le « verdissement » de la législation doit profiter à l'économie et à l'industrie françaises. Je me fais beaucoup de souci pour les logements locatifs, notamment pour les HLM hors ANRU. Les charges d'immeubles dans des quartiers entiers vont bientôt augmenter de façon exponentielle. Les loyers vont s'accroître dans des proportions telles que certains locataires devront partir. L'écologie ne doit pas rester une affaire de « bobos » : quand mettra-t-on en place un grand programme de rénovation pour « verdir » le parc HLM hors ANRU.

En ce qui concerne le ferroutage, je suis très inquiet de voir que nous prenons beaucoup de retard sur les infrastructures : certains faisceaux ne peuvent être développés car les tunnels ne sont pas aux normes. Il faut aller de l'avant car de tels travaux bénéficieraient à nos entreprises de BTP qui en ont bien besoin.

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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 16:56

Mercredi 20 octobre 2010 : Projet de réforme sur les retraites

Martial Bourquin

Cette réforme des retraites n'était pas prévue, le Président de la République ayant lui-même déclaré qu'il ne la ferait pas, du moins pas de cette façon-là.

Par ailleurs, un événement très significatif vient de se produire : la création d'un nouveau groupe financier par la fusion du groupe CNP Assurances et du groupe Malakoff Médéric. On est en droit de se demander si cela ne prépare pas le dynamitage du système des retraites par répartition. En effet, est-ce une coïncidence si la mise en place de ce nouveau groupe, qui sera dirigé par M. Guillaume Sarkozy en personne, intervient en même temps qu'est menée avec une fermeté inouïe, qui confine à la fermeture, la présente réforme des retraites ? (Exclamations sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG.)

M. David Assouline. Comme par hasard !

Mme Éliane Assassi. Une fusion avec le monde de la finance !

M. Martial Bourquin. N'est-ce pas là une manière de préparer le dépassement ou le dynamitage de la retraite par répartition ? Nous sommes en droit de nous interroger.

Hier, M. le ministre a dit vouloir sauver le système des retraites par répartition. Mais je me souviens d'une promesse du Président de la République selon laquelle GDF resterait une entreprise publique…

M. Roland Courteau. Eh oui, il l'a dit !

M. Martial Bourquin. Il l'a dit et répété sur tous les tons, pour finir par la privatiser !

Selon certaines sources, la mise en place d'un fonds de pension à la française représenterait un marché de 40 milliards à 110 milliards d'euros ! On sait ce que sont les fonds de pension : l'argent des salariés servira à financiariser au maximum l'économie.

M. Roland Courteau. En effet !

M. Martial Bourquin. Avant de vous lancer dans cette aventure, rappelez-vous l'affaire Enron !

Hier, notre collègue Jean-Pierre Sueur a posé des questions extrêmement précises. Votre attachement proclamé à la retraite par répartition et ces ouvertures ménagées par le texte visant à la mise en place d'un système par capitalisation ne cachent-ils pas la fin programmée du système des retraites par répartition ?

Mme Éliane Assassi. Bien sûr !

M. Martial Bourquin. Nous sommes en droit de nous poser cette question.

M. Martial Bourquin. Tout cela pourrait expliquer votre attitude de fermeture dans ce débat sur les retraites, votre opposition à toute nouvelle négociation,…

Mme Nicole Bricq. La fermeture est claire ! (Sourires.)

M. Martial Bourquin. … l'objectif étant de mettre rapidement en place un système par capitalisation, au bénéfice de certains acteurs de la sphère financière qui s'y sont préparés.

M. Roland Courteau. Évidemment !

M. Martial Bourquin. Telles sont les questions que nous nous posons ; elles méritent quelques éclaircissements.

Tout à l'heure, M. Longuet a évoqué une « majorité responsable ». Mais l'est-elle lorsqu'elle mène cette réforme des retraites tout en maintenant le bouclier fiscal ? Nous sommes en droit d'estimer que cette réforme n'est pas juste !

Monsieur le ministre, vous avez dit qu'il fallait avoir un esprit de dialogue, mais il ne faut pas dialoguer simplement entre soi, il faut aussi échanger avec le peuple et avec ses contradicteurs ! Au vu des nouveaux éléments apportés au débat, on pourrait rouvrir les négociations avec les organisations syndicales et engager de nouvelles discussions au Parlement pour améliorer le texte qui nous est proposé.

Ce projet de loi comporte le risque, et même le danger, d'une introduction de la retraite par capitalisation !(Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG, ainsi que sur certaines travées du RDSE.)

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Mardi 19 octobre 2010 2 19 /10 /Oct /2010 09:54

L'examen du projet de loi sur la réforme des retraites continue aujourd'hui avec l'examen des mesures liées à l'égalité hommes/femmes et l'emploi des seniors. Je compte intervenir sur le devenir des allocataires AER.

 

Vous trouverez ci-joint l'une de mes interventions mardi 12 octobre.


 

 

M. le président. La parole est à M. Martial Bourquin, pour explication de vote.

Martial Bourquin. Ce comité de pilotage, tel qu’il est prévu, ne correspond pas du tout à ce que nous attendons concernant la question des retraites.

Il se substitue au pouvoir politique et aux représentants des assurés sociaux. Selon nous, ce comité, qui serait désigné par décret, pourrait être non pas un comité de pilotage, mais, très vite, un comité de verrouillage des retraites.

J’ai entendu tout à l’heure notre collègue Philippe Dominati nous parler d’un dysfonctionnement dans le dialogue social. Traiter de questions comme celle-ci aujourd’hui, alors qu’il y a certainement plusieurs millions de personnes dans la rue (Mais non ! sur les travées de l’UMP.), ...

Eric Doligé : Arrêtez votre cinéma !

Martial Bourquin. en persistant à vouloir imposer une réforme des retraites qui ne convient pas à la majorité des Français, c’est atteindre le paroxysme du non-dialogue social.

Martial Bourquin.Cela s’apparente à de l’autisme, et même à un mépris du peuple ! (Exclamations sur les mêmes travées.)

Christian Cointat Tout cela, ce sont des mots !

Martial Bourquin.Monsieur le secrétaire d'État, sur la question de l’équilibre financier des retraites, une fois pour toutes, considérez que la réforme que nous voulons n’est pas celle que vous nous proposez.

Charles Revet. Vous n’avez pas de projet !

Martial Bourquin.Vous, vous voulez vous en prendre à ceux d’en bas, à ceux qui travaillent, qui peinent tous les jours. Nous, nous voulons nous en prendre à la financiarisation de l’économie. Nous pensons, par exemple, qu’une politique de croissance serait bien plus utile pour l’équilibre des retraites. Nous pensons aussi que les plus de 3 millions de chômeurs, s’ils travaillaient demain, pourraient cotiser pour la retraite, pour la sécurité sociale.

Vous vous êtes habitué au chômage de masse, qui est devenu intolérable dans notre société. (Marques d’approbation sur les travées du groupe socialiste.)

Comment peut-on envisager de faire travailler deux ans de plus nos concitoyens, qui ont parfois des métiers difficiles, alors qu’une minorité bénéficie de ce scandale qu’est le bouclier fiscal ?

À cette heure, nos concitoyens sont en train de manifester, certainement 5 à 6 millions de personnes! (Exclamations ironiques sur les travées de l’UMP.)

Alain Gournac Bien plus ! Vingt millions !

Martial Bourquin.Moquez-vous, chers collègues, ce que je peux vous dire, c’est que la grande majorité du peuple, y compris vos électeurs, ...

Mme Marie-Hélène Des Esgaulx : travaille

 M. Martial Bourquin. Monsieur le Président, je vous demande de faire taire ceux qui m’empêchent de parler !

Monsieur le Président Mon cher collègue, pardonnez-moi, mais vous avez beaucoup de talent pour provoquer en quelque sorte ces exclamations. Alors, je vous en prie, ne vous plaignez pas! (Protestations sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG. – Applaudissements sur les travées de l’UMP.)

Annie David Monsieur le président, que voulez-vous dire ? Que faites-vous de votre impartialité ?

Martial Bourquin.Monsieur le président, soit vous présidez, soit vous...

Monsieur le Président.Poursuivez, je vous complimente, mon cher collègue !

Martial Bourquin.Je m’interroge donc profondément sur le blocage que vous êtes en train de construire, cette séparation entre les élites et le peuple !

Jean-Louis Carrère. (Désignant de la main les travées de la majorité) Des élites ? Pas vraiment...

Martial Bourquin.Vous êtes-vous demandé une seule fois quelle serait votre réaction si l’on modifiait votre régime de retraite ? Accepteriez-vous la réforme telle qu’elle est actuelle- ment menée ? (Exclamations sur les travées de l’UMP.)

Charles Revet C’est vous qui déformez les choses !

Eric Doligé : démago.

Martial Bourquin.Vous imposez cette réforme au peuple, mais ne l’accepteriez certainement pas pour vous ! (Nouvelles exclamations sur les mêmes travées.) Voilà le vrai scandale ! C’est là qu’il y a une coupure entre les élites et le peuple ! (Protes- tations sur les mêmes travées.)

Nous, nous aimons la solidarité et la justice. (Rires sur les travées de l’UMP.) Vous, vous vous mettez au service des forces de l’argent ; vous serez jugés comme tels ! (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC- SPG. – Vives exclamations sur les travées de l’UMP.)

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