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OPINIONS

Jeudi 24 mars 2011 4 24 /03 /Mars /2011 21:10

Le premier tour des élections cantonales est marqué par un très fort taux d'abstention. ll est

profondément regrettable que cette élection n'ait pas été couplée avec une autre élection

et surtout il est anormal que le gouvernement ait tout fait pour la mettre sous éteignoir par

crainte d'une sanction plus sévère. Les candidats du Parti Socialiste ont dans ce contexte

réalisé de bons scores qu'il faudra confirmer dimanche prochain. ll faut saluer la belle

victoire de Gilles Robert dans le canton du Russey mais regretter la défaite d'Eric Lançon

victime d'une dispersion des voix de gauche.

 

La mobilisation doit s'amplifier pour le second tour. La gauche et les écologistes doivent se

rassembler pour assurer le succès des candidats de gauche dans les cantons où ils sont en

compétition avec les candidats de droite ou du Front National. Pour ce faire, il est important

que le rassemblement à gauche soit le plus complet possible et que les abstentionnistes se

mobilisent pour amplifier le premier tour.

 

La montée vraiment inquiétante du Front National est liée à la recrudescence du chômage,

de la précarité, de l'absence d'espoir et de perspective. Elle résulte aussi de la politique du

gouvernement quijoue sur le rejet de l'autre, le racisme et la xénophobie. Au final, ceux qui

sont tentés par ces thèmes préfèrent l'original à la copie.

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 12:40

Cher(e) ami(e)

Je profite de ce premier billet de l’année 2011 pour vous souhaiter ainsi qu’à vos proches mes vœux les plus sincères de santé, de sérénité, de chaleur humaine et de solidarité.

 

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La rentrée parlementaire officielle sera pour la semaine prochaine. Mais la volonté de changement qui accompagne toute nouvelle année n’a évidemment pas attendu les prochains débats au Sénat.

L’année 2010, il faut s’en souvenir,  s’est terminée sur l’adoption d’un budget particulièrement injuste et aveugle, un budget dit de " sortie de crise ". 

4 millions de demandeurs d’emplois. 2,9 millions de mal logés, des seniors abandonnés et des jeunes sans grandes perspectives, je n’appelle pas cela une sortie de crise. Et je suis loin d’être le seul. Ce n’est certainement pas un hasard si l’un des grands succès de librairie du moment soit l’ode de Stéphane Hessel à l’indignation, dont je vous recommande la lecture. 

Dans ce contexte, vous comprendrez ma colère quand cette année politique commence par un débat sur la poursuite ou non des 35 heures et que ce débat est initié par un camarade socialiste, reprise en fanfare et enthousiasme par la droite. 

N’y a-t-il pas comme une certaine indécence à lancer ce débat maintenant, quand la plus odieuse  réduction du temps de travail est le chômage de masse, mais aussi le chômage partiel subi ? 

Ce débat est une vraie gifle pour nombre de nos concitoyens. 

Imaginez un peu. Que dois-je dire aux  milliers d’allocataires de l’AER, dont j’ai rencontré le comité de défense hier encore et  qui, malgré toutes les recommandations, amendements et indignations de notre part, ne verront pas cette allocation reconduite en 2011. Ils se verront juste proposer l’ASS, un passeport pour la pauvreté au terme de 40 ans de travail difficile ? Que dois-je leur dire ? « Ah non messieurs dames, nous ne pouvons rien faire, vous comprenez, nous sommes en sortie de crise ; Oui nous avons maintenu les retraites chapeau, elles sont très utiles pour l’emploi, mais ne vous inquiétez pas, nous allons déverrouiller les 35 heures, tout va changer. » 

Comprenez-moi bien. Il ne s’agit évidemment pas de défendre coûte que coûte ce dispositif qui n’est pas exemplaire. Mais la productivité des Français est plutôt bonne et en progression. Notre temps de travail est par ailleurs, contrairement à une idée reçue, tout à fait équivalent à celui de nos amis allemands. Vouloir réduire le manque de compétitivité de certaines de nos entreprises à la durée du temps de travail ou à l’ampleur des charges sociales me paraît une vieille lune. J’aurai sans doute l’occasion de formuler d’autres pistes lors du rendu du rapport sur la désindustrialisation des territoires en février prochain.

 Henry Miller disait que « ce qui va mal, ce n’est pas le monde, c’est notre manière de le regarder. »

 Je crois qu’il est grand temps de ne plus nous perdre dans de faux débats. Je crois nécessaire d’aller à l’essentiel et l’essentiel c’est bien de lutter contre le chômage de masse. Nous ne pouvons pas nous habituer à un tel niveau de chômage. Nous devons pour cela repenser toutes nos politiques publiques dans cette seule et unique perspective et nous y tenir, dès 2011.

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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Lundi 15 novembre 2010 1 15 /11 /Nov /2010 17:28

Après 5 mois de tergiversations qui auraient été plus utiles à écouter les aspirations et craintes de nos concitoyens, la nomination du gouvernement Fillon 3 est une triple mauvaise nouvelle pour la France. 

 

Mauvaise nouvelle parce qu’il s’agit d’un gouvernement recroquevillé sur l’UMP/RPR qui sert avant tout à panser des plaies internes à la droite et tenter de freiner des ambitions personnelles pour 2012. Il s’agit bien d’une nouvelle irruption de l’Etat UMP dans la conduite des affaires du pays.

 

Mauvaise nouvelle parce qu’il n’est assorti d’aucun virage économique qui traduise une véritable obsession pour la recherche du plein emploi et de la justice sociale. Le Premier ministre, lui-même, prônait avant sa nomination les mérites du changement dans la continuité. Le maintien des ministres de l’Economie et des Finances ainsi que celui du budget sont d’autres signes de la surdité budgétaire dans lequel le gouvernement n’a de cesse de s’emmurer.

 

Mauvaise nouvelle enfin parce que la continuité invoquée va de pair avec une absence de responsabilité. Nos concitoyens sont pourtant en droit d’attendre du gouvernement un devoir d’inventaire de la crise qui permette de pointer sans tabous les véritables responsabilités et errements d’un système libéral financier qui a fait le choix de la spéculation plutôt que celui de l’investissement responsable et innovant.

 

Au final, tout porte à croire que ce gouvernement ne soit non plus ni moins qu’une machine de guerre de l’austérité, dont les victimes civiles seront très nombreuses : les plus modestes et les classes moyennes, les PME et les collectivités locales que l’Etat n’a de cesse de vouloir désarmer et asphyxier.

 

Alors que la discussion budgétaire pour 2011 débute jeudi au Sénat, je souhaite plus que jamais une remise à plat complète des priorités budgétaires de notre pays. Peu importe quelles personnes occuperont tel ou tel ministère, elles se placent au service d’une même politique, jusqu’à maintenant inefficace et injuste.

 

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 14:41

 

La semaine dernière, le ministre de l’industrie réclamait à cors et  grands cris des fortes amendes aux maires jugés peu efficaces en matière de lutte contre la délinquance, oubliant au passage que c’est bien l’Etat qui se doit d’assurer la sécurité de nos concitoyens.

Le gouvernement est aujourd’hui en train de préparer l’opinion à une politique de « sauve qui peu budgétaire » qui prévoie le rabot aveugle de toute une série de dépenses publiques comme d’exonérations fiscales.

Je dois vous dire mon impatience d’entendre Christian Estrosi faire preuve de la même obsession pour la performance, la cohérence et l’efficacité quand il s’agira à ce moment-là d’évaluer et donc de corriger la politique économique et sociale menée par son propre camp.

La baisse de la TVA restauration ne donne pas les résultats escomptés en terme de création d’emplois, de situation des personnels, de baisse des additions ? Remettons-là en cause ou encadrons là fortement en amont. Soyons efficaces. La défiscalisation des heures supplémentaires est contreproductive pour l’emploi ? Il faut la supprimer sur le champ. Le bouclier fiscal coûte très cher, est foncièrement injuste …enlevons-le ! Soyons efficaces. Le projet de réforme des retraites est en totale contradiction avec la situation catastrophique de l’emploi des jeunes et celle tout aussi reluisante des seniors. Remettons tout à plat. Les aides à l’épargne ne sont pas cohérentes et peu efficaces. Optons pour de véritables choix économiques au service du travail et de l’innovation. Le crédit impôt recherche ne bénéficie pas assez aux PME. Réorientons-le sans complexe. Soyons efficaces.

Nul doute que le ministre de l’industrie devrait trouver de quoi animer sa soif de performance durant de nombreuses semaines pour le plus grand bénéfice de chacun.

A moins que le gouvernement ne décide de se draper de l’ampleur de la crise économique et sociale et de la situation catastrophique dans laquelle il a plongé les finances publiques pour faire taire tout débat constructif. On ne soigne pourtant pas un pays moribond en lui injectant de fortes doses d’anesthésiant.

Raboter là une exonération fiscale, là un bout d’une autre, rogner une autre partie par ci, enlever par-là, ne serait pas digne de la situation que nos concitoyens, que nos entreprises et que nos territoires vivent. Les Français ne réclament pas le scalp de telles ou telles niches fiscales pas plus qu’un nombre minimum de personnes expulsées pour faire oublier les turpitudes de l’été de l’affaire Bettencourt.

Je souhaite pour ma part qu’une remise à plat complète de nos priorités budgétaires soit mise en oeuvre. La fiscalité est un puissant outil de redistribution mais aussi un moyen habile de réorienter des mesures qui ne marchent pas ou mal.

Il s’agira pour cela que chacune des dépenses fiscales ou non soit effectivement évaluée au regard de véritables critères transparents en terme d’emplois pérennes, de développement durable, d’aménagement du territoire et que ces évaluations soient suivies d’effets. Cela aurait au moins le mérite de la cohérence.

Rappelons-nous, il a tout juste un an, le 14 septembre 2009,  la commission animée par Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz rendait au Président de la République son rapport sur la mesure des performances économiques et du progrès social. Si l’on écoutait les membres de cette commission, l’humain, le développement durable, le bien-être de nos concitoyens, les services publics pouvaient être des critères pout aussi pertinents pour juger de l’efficacité de ces politiques.

Des propositions qui n’ont malheureusement pas l’air d’avoir franchi les  enceintes du Fort de Brégançon.

 

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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Jeudi 17 juin 2010 4 17 /06 /Juin /2010 15:33

La réforme des retraites qui vient d’être annoncée par Eric Woerth est aussi injuste que désespérante.

Injuste parce qu’encore une fois de plus, les revenus du capital seront très insuffisamment mis à contribution pour financer les besoins de financement des retraites.

Injuste parce qu’elle pénalise celles et ceux qui ont une carrière longue. Le maintien de l’âge légal de départ à la retraite était un filet de sécurité nécessaire et humain. Je suis scandalisé par la façon dont la question de la pénibilité, savamment mise sous le tapis depuis 2003, est reléguée à la responsabilité des médecins du  travail et obligent les salariés à quémander.

Désespérante parce le gouvernement n’a pas exprimé son regret de ne pas avoir abondé le fonds de réserve des retraites initié par le gouvernement de Lionel Jospin ni même ses propres responsabilités dans la situation budgétaire dans laquelle nous nous trouvons.

Désespérante parce que ces annonces occultent de façon dramatique les difficultés des jeunes à entrer durablement sur le marché du travail, la réalité du marché du travail pour les seniors comme la capacité physique et psychique de certains d’entre eux à travailler à plein temps.

Désespérante parce que je ne crois pas un instant que les mesures qui sont annoncées permettront de rééquilibrer durablement les déficits. Aujourd’hui l’amputation à hauteur du genou ne permettra pas d’éviter l’amputation de la jambe entière.

La réforme telle qu’elle est annoncée, prétend sauver la retraite par répartition. Elle organise la concurrence entre les générations, entre les classes sociales, dresse les Français les uns contre les autres, fait la part belle à l’individualisme et préfigure de nouvelles pauvretés.

Sauver la retraite par répartition n’est pas qu’une question d’équilibre budgétaire, c’est une question de société.

Je soutiens sans l’once d’une hésitation le mouvement social du 24 juin.

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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