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Mardi 25 janvier 2011 2 25 /01 /Jan /2011 09:31

 

 

P1000662Après cinq longues années de démarches et de procédures avec l'Ambassade de France à Yaoundé au Cameroun, Claude et Madeleine JUIF ont enfin pu ramener leurs enfants Alex et Ivan auprès d'eux en France et démarrer une vraie vie de famille.

 

C'est avec un grand bonheur et une joie profonde que Claude et Madeleine ont enfin pu embrasser leurs deux enfants, attendus depuis si longtemps, sans oublier le plaisir et le bonheur des enfants de retrouver enfin leur maman et leur papa.

 

Je suis heureux d'avoir été aux cotés de Claude et Madeleine et d'avoir soutenu leurs démarches qui ont enfin abouti favorablement et je partage leur joie de les voir enfin réunis.

Je souhaite la bienvenue à Alex et Ivan qui ont déjà pris le chemin du collège où ils se sont faits de nouveaux amis.

Par martial bourquin - Publié dans : AUDINCOURT
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Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 17:03

VOEUX 2011 aLa traditionnelle soirée de présentation des voeux s'est déroulée jeudi  à la Filature et a réuni de nombreux invités, personnalités, élus locaux, partenaires publics et privés, associations.

 

 Je remercie toutes les personnes présentes à cette soirée conviviale, ainsi que toutes celles qui ont contribué à la réussite de cette rencontre chaleureuse.

 

Placée sous le signe de la solidarité et de la tolérance, cette soirée a débuté par une chanson interprétée par les jeunes qui ont rappelé avec humour, leur attachement à ces valeurs et à la richesse que nous apportent les différences.

 

La projection du film de l'année 2010 a permis de retracer les temps forts dans tous les domaines, culture, enfance, sport, vie associative, développement économique et de souligner l'ensemble des travaux réalisés, en particulier les aménagements du centre ville qui donnent une nouvelle dimension à notre ville et confortent son dynamisme et son attractivité.

 

Avant de souhaiter à tous une très bonne année 2011 et d'inviter chacun à partager le verre de l'amitié, j'ai tenu à m'exprimer sur l'ensemble des domaines et sujets tant audincourtois que locaux et nationaux qui nous concerne tous. Vous trouverez ci-dessous le texte de mon discours.

 

Très bonne année à toutes et tous. 

 

Comme vous avez pu le constater sans doute, 2010 a été une année essentielle dans la poursuite de la métamorphose d’Audincourt. Je ne vous garantis pas des résultats aussi spectaculaires tous les ans mais je peux vous assurer que 2011 sera aussi une grande année pour la ville. Nous poursuivons nos efforts. Nous conservons la même ambition pour Audincourt.

 Je voudrais tout d’abord rendre hommage ici à toutes celles et ceux qui ont contribué à faire battre ce nouveau cœur de ville et à en assurer sa grande qualité : élus, services de notre ville, maîtres d’ouvrages, Alfred Peter, Ingrid Genillon, Cabinet Jacquet, SEDD, les entreprises qui ont vraiment respecté les cahiers des charges et réalisé un excellent travail, leurs salariés.

Je remercie aussi les commerçants et les riverains qui ont accepté les nuisances comme prix à payer de cette métamorphose.

 Le résultat est là. Il est, je crois, à la hauteur des attentes et de toute l’énergie mise en œuvre.

Il reste encore beaucoup à faire, notamment la partie de la Grande Rue qui va du square des Martyrs à la place Bazaine et une partie de la rue de Belfort, jusqu’à la rue des Près et bien sûr la place du Temple qui sera « la cerise sur le gâteau » de cette réhabilitation globale.

 La réhabilitation du centre ville se réalise après celle de la friche Japy. Tout ce qui s’est fait et se fera a du sens. Notre volonté est claire : donner de la cohérence à notre centralité urbaine qui se structure à partir de la reconquête des Berges du Doubs. Cette superbe rivière qui donne à notre ville ce cachet si singulier.

 Dans cette réhabilitation, nous n’oublions pas les quartiers et, à ce sujet, je souhaite insister sur un point : nos efforts doivent être accompagnés par les organismes logeurs sinon ces réhabilitations seront incomplètes et peut-être inefficaces.

Les particuliers devront par ailleurs rénover leurs façades dans le centre ville.

Les politiques urbaines sont globales. Si nous agissons sur un point, en oubliant les autres, ces investissements peuvent être gâchés.

 C’est pourquoi, l’embellissement de notre ville doit être accompagné par des politiques publiques de haut niveau concernant l’enfance, la culture, les loisirs, le logement, le lien social en général. C’est cela aussi qui donne du sens à une politique d’urbanisme, si ambitieuse soit elle.

 Avec un peu de recul, je peux dire que nous faisons beaucoup mais il reste aussi beaucoup à faire. Nous avons, croyez le bien, une réelle motivation pour faire bouger notre ville. Audincourt progressera encore, vous étonnera par son dynamisme. Je dois préciser que ces investissements extrêmement importants se font sans augmentation de la pression fiscale.

 L’année 2011 verra le lancement de nouveaux programmes de logements importants (OPAH, Piscine, Briand, Abattoirs, Gare, Forges).

 Avec l’arrivée du TGV, en fin d’année, nous devrons rattraper notre retard pour reconfigurer nos villes, les densifier et les doter de logements et de services qui peuvent intéresser nos habitants et les futurs arrivants.

 Ces grands chantiers sont structurants, ils représentent aussi des marchés et des emplois pour nos entreprises du bâtiment et des travaux publics.

Je voudrais saluer ici l’engagement de PMA, de son Président et de ses élus, qui conserve un haut niveau d’investissement malgré la perte de la Taxe Professionnelle. Le dynamisme de notre agglomération doit être global. La mise en service du Moloco se fera cette année. Cet équipement est très attendu et il tiendra ses promesses.

 A côté de ces investissements qui, je l’espère, rendront la vie des habitants plus facile et plus agréable, je n’oublie pas les deux questions essentielles pour le Pays de Montbéliard que sont les questions de l’emploi et de la démographie.

 Nous connaissons une situation contrastée dans notre région. D’un côté, l’industrie, notamment PSA, connaît une situation intéressante (succès des ventes des 3008 et 5008). Le Pays de Montbéliard a un potentiel énorme. Les politiques publiques comme les investissements privés nous placent comme une des agglomérations les plus industrielles et dynamiques.

*       Force de la recherche privée.

*       Force des PME TPE, de la grande entreprise et des grands équipementiers.

De l’autre, les volumes de fabrication ont repris dans les entreprises mais hélas avec moins d’emplois.

Cela se traduit par une hausse du chômage, notamment du chômage de longue durée très, voire trop, importante.

 Le chômage entraîne une pauvreté, une précarité insupportable. Ajouté à la RGPP, à la baisse drastique d’emplois publics, ce chômage touche notamment les jeunes les moins qualifiés, et ceux qui ont joué le jeu de la formation ne sont pas épargnés. Cette situation est intolérable et entraîne un pessimisme, une désespérance.

Pour remédier à cette fracture sociale extrêmement inquiétante, nous avons le devoir de créer les conditions nécessaires afin de développer d’autres emplois et favoriser la croissance, notamment dans la mutation verte de l’économie.

 La question de l’industrie est une question cruciale qui a été largement sous-estimée au cours des décennies précédentes. Nous n’avons plus que 14% de notre valeur ajoutée qui provient de l’industrie (contre 30% en Allemagne et 22,4% en Europe).

La mission, que je préside au Sénat, présentera un rapport sur la désindustrialisation réindustrialisation dans les jours qui viennent.

 Cette mission a duré 9 mois de travail intense, de rencontres. Au cours de ces travaux, j’ai été conforté dans une double conviction : celle que nous pouvions retrouver du dynamisme industriel ; mais que la multiplication de déclarations et d’effets de manches qui ne sont pas suivies d’actes sont dévastateurs.

 Dans ce domaine, ceux qui gouvernent ne se rendent pas compte de la nocivité des effets d’annonce quand ensuite il ne se passe rien ou si peu, sauf encore d’autres effets d’annonce. Je n’ai rien contre la communication, si elle se met effectivement au service d’actions, de propositions tangibles, concrètes. Trop souvent elle remplace l’action, c’est dramatique.

Au terme de cette mission parlementaire, je suis plus que jamais convaincu que la réindustrialisation de notre pays est une des clés d’une lutte véritable contre le poison du chômage, mais elle ne doit pas se faire n’importe comment.

 La baisse de l’industrie est la cause structurelle du chômage de masse, de la précarité. Sinon comment expliquer la diversité de la situation franco-allemande, en Allemagne, la force de l’industrie, sa vitalité  fait baisser très sensiblement le taux de chômage, chez nous les difficultés de l’industrie l’augmentent, durablement et encore plus dans nos territoires.

 Plus d’emplois c’est moins de chômage certes, moins de dépenses sociales, plus de rentrées fiscales, plus de dignité humaine. Nos concitoyens ne veulent pas de l’assistanat mais du travail et l’industrie devrait pouvoir en proposer beaucoup plus et notamment aux jeunes.

 Il n’y a pas de perspective pour un grand pays s’il n’y a pas de socle industriel fort !

Plutôt que d’innover, chercher de nouveaux produits, adapter des stratégies de ventes, la recherche du moins-disant social et environnemental était souvent devenue la règle, entraînant des délocalisations au prix de l’emploi et de la qualité des produits.

Il est temps de tourner le dos à cette politique défaitiste et retrouver le chemin d’une croissance durable, génératrice d’emplois et de richesses.

 Dans notre Pays de Montbéliard, je crois profondément au partenariat public / privé. La force publique, l’investissement des collectivités, doit préparer l’investissement privé et instaurer un climat de confiance. Sans cette confiance, il n’y a pas de dynamique vertueuse.

 Croyez, Mesdames et Messieurs, que nous fondons nos efforts à partir de ce postulat. Nous devons être aux côtés de nos entreprises pour qu’elles créent des richesses et de l’emploi sinon c’est la spirale du déclin et la sinistrose qui va avec. En même temps, il est nécessaire de répartir les fruits de la croissance.

Nous avons été trop fascinés par le système anglo-saxon : Nous devons nous inspirer des réussites du système Rhénan.

*       Favoriser les relations nouvelles entre grandes entreprises et PME.

*       Développer des écosystèmes au sein desquels toutes les entreprises collaborent harmonieusement.

*       Surtout sortir de la vision à court terme de la réduction des coûts lorsque nous parlons d’industrie.

-           Parlons innovation.

-           Tirons par le haut nos produits.

-           Ayons des politiques territoriales fortes.

-           Mettons en place des fondations public/privé favorisant l’innovation industrielle. Soyons à côté des PME innovantes pour qu’elles progressent et créent des richesses et des emplois.

l'emploi, l’emploi des jeunes, doit être une obsession !

 L’austérité mise en place par tous les gouvernements, en Europe et en France, est une impasse, tourne le dos à l’avenir. Il nous faut au contraire nous émanciper de la financiarisation.

Pour reprendre une formule de Joseph Stiglitz (économiste américain) « Allons-nous assister en Europe au triomphe de la cupidité ? ».

 La cause des déficits est plus due à l’absence de rentrées fiscales, au manque de croissance qu’à l’augmentation des dépenses.

Plus d’austérité engendre moins de croissance, moins de rentrées fiscales. Plus de chômage et plus de dépenses sociales aboutissent aussi à la baisse des recettes fiscales et à plus de déficits.

L’austérité est aussi une menace pour nos démocraties. Elle crée de la désespérance et alimente les extrêmes, l’intolérance, la recherche de boucs émissaires.

 Plutôt que l’austérité, l’investissement dans l’éducation, les infrastructures, la santé, les technologies, l’enseignement supérieur, la formation en alternance créeront un retour sur investissement supérieur au coût de la dette et fera baisser les déficits.

Il serait intéressant de dresser le coût pour la société des 4,2 millions de personnes privées d’emploi. Il faut réhabiliter la dépense surtout celle qui est créatrice de richesses.

 Le problème que nous avons aujourd’hui n’est pas un problème économique mais un problème politique.

 Le plus dangereux aujourd’hui est que ceux qui nous gouvernent n’ont qu’une hâte : retrouver le monde d’avant la crise financière.

Pendant cette crise, vous avez pu remarquer, comme moi, toutes les bonnes intentions ! Fini les stocks options, les retraites chapeaux. Il fallait des régulations.

 Maintenant, nous avons le sentiment que les idées orthodoxes du libre marché, le refus de la régulation regagnent du terrain et que la volonté de réduction des inégalités recule…

 Quel renoncement ! Toute volonté de remettre les choses à l’endroit s’est évaporée.

Ce sont les grandes banques, les milieux financiers, qui ont confisqué le pouvoir aux citoyens, aux élus. 3 à 4 milliards de bonus votés cette année dans les grandes banques françaises. Quelle honte !

C’est un prélèvement inacceptable sur les ménages et l’industrie française

 Jamais comme aujourd’hui nous n’avons eu tant besoin de bon sens, de motivation pour faire en sorte que nous ne marchions plus sur notre tête mais que notre région, notre pays, l’Europe, retrouvent la croissance, le progrès et fassent reculer la pauvreté, la précarité.

Croyez à mon engagement pour travailler avec notre Conseil Municipal au progrès économique et social, à la réduction des inégalités.

 Avant de terminer, je voudrais saluer la révolution démocratique en Tunisie et souhaiter de tout cœur que le parcours démocratique débouche sur des élections libres et la mise en place d’une démocratie parlementaire. Belle révolution pacifique mais aussi fragile, elle a besoin de la France des Droits de l’Homme.

 Je voudrais aussi apporter un soutien au monde de l’Education, aux enseignants, aux étudiants qui subissent des réductions de postes importantes.

Sacrifier l’école et la formation, c’est sacrifier l’avenir.

Je veux saluer ici le succès rencontré concernant le maintien des 4 options existantes du BTS des métiers de l’Audiovisuel au Lycée Viette de Montbéliard.

 Mesdames et Messieurs, j’ai pu parfois vous paraître pessimiste. C’est le pessimisme de l’intelligence mais croyez à notre optimisme de la volonté (Antonio Gramsci). Cette volonté inébranlable qui nous fait accomplir des prouesses, qui rend possible l’impossible. Bonne année à vous mais n’oublions pas que cette nouvelle année sera aussi ce que nous en ferons.

Faisons de 2011, une année de paix, de progrès, de justice, de solidarité et de fraternité.

 

Par martial bourquin - Publié dans : AUDINCOURT
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Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 16:46

La mobilisation des étudiants, de leurs enseignants, soutenus par les élus locaux, a permis d'aboutir favorablement et de maintenir les 4 options du BTS des métiers de l'audiovisuel du Lycée Viette de Montbéliard. C'est une belle réussite mais d'autres combats restent à mener pour maintenir des postes et des écoles et préserver l'avenir de nos enfants.

 

Les enseignants ont transmis le communiqué ci-dessous et remercient toutes les personnes qui les ont soutenus dans ce combat.

 

Le 20 janvier, monsieur le Recteur de l’Académie a décidé de maintenir à la rentrée scolaire 2011 les quatre options existantes du BTS des Métiers de l’Audiovisuel au Lycée Viette de Montbéliard, à la suite de réunion de travail avec l’équipe pédagogique.

L’intégration de la formation à la rentrée prochaine dans de nouveaux bâtiments financés par la Région Franche-Comté permettra une augmentation des effectifs, à raison de 12 étudiants par option.

 Au vu de cette décision répondant à leurs attentes, les enseignants du BTS des Métiers de l’audiovisuel, en grève depuis le 12 janvier 2011, mettent un terme aujourd’hui à leur mouvement.

 

Par martial bourquin - Publié dans : DANS LE DOUBS
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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 13:50

P1000067Attaché à un grand service public de l'Education Nationale, je ne peux accepter sans réagir que les moyens affectés à l'éducation soient systématiquement revus à la baisse avec des suppressions de postes massives, compromettant l'avenir de nos enfants, l'égalité des chances et le développement équilibré de nos territoires. A plusieurs reprises, depuis 2009, j'ai questionné le Gouvernement sur ces réductions drastiques, notamment sur la disparition programmée des réseaux d'aide spécialisée aux élèves en difficultés et les fermetures de classes qui pénalisent lourdement nos enfants.

 

Au Sénat, lors de l'examen du budget 2011 de l'Education Nationale, avec les parlementaires du groupe socialiste, nous avons alerté le gouvernement sur cette baisse des moyens affectés à l'éducation et avons montré notre opposition quant aux 16 000 suppressions de postes prévues pour cette année.

 

Lors de la présentation de la carte scolaire envisagée pour la rentrée 2011/2012 sur le département du Doubs, j'ai immédiatement apporté mon soutien aux élus locaux qui m'ont fait part de leurs inquiétudes quant aux fermetures de classes, d'écoles et je me suis mobilisé aux côtés des étudiants, des équipes pédagogiques et des parents d'élèves pour défendre particulièrement les options du BTS audiovisuel du lycée Viette de Montbéliard et préserver les classes et les écoles menacées de fermeture.

 

Avec Pierre Moscovici, Député du Doubs, Président de Pays de Montbéliard Agglomération, et Jacques Hélias, Maire de Montbéliard, Conseiller Général, nous avons interpellé Luc Chatel, Ministre de l'Education Nationale ainsi qu'Eric Martin, Recteur de l'Académie.

 

J'ai également adressé un courrier à Monsieur le Ministre de l'Education Nationale le priant d'examiner particulièrement la situation de l'Académie de Besançon en renonçant aux fermetures de classes et de filières programmées, de sorte à défendre l'avenir de nos enfants et le développement de nos territoires.

                                     

 

BTS photo FJ

 Les étudiants de BTS audiovisuel ont enterré  

                                    leur option, menacée de suppression à la rentrée.

 

 

Monsieur le Ministre,

Je me permets d’attirer votre attention sur les suppressions de postes et de filières envisagées pour la rentrée scolaire 2011/2012 au niveau de l’Académie de Besançon et particulièrement pour le département du Doubs.

 Profondément attaché à un grand service public de l’Education Nationale, je ne peux accepter que la baisse des moyens affectés à l’enseignement compromette ainsi l’avenir de nos enfants, la qualité de l’éducation et le développement équilibré de nos territoires.

 La carte scolaire présentée pour l’Académie de Besançon fait état de la suppression de 285 postes (94 postes dans le premier degré, 177 dans le deuxième degré et 14 postes administratifs), et se traduira non seulement par des fermetures de classes mais également par la disparition d’écoles et de réseaux d’enseignement spécialisé en milieu rural, par la remise en cause de filières de formations, pourtant novatrices et garantes d’une insertion professionnelle réussie.

 La mise en œuvre de la révision générale des politiques publiques qui s’applique de façon implacable et sans distinction des réalités et nécessités de terrain, fragilise lourdement nos territoires, ignorant totalement les ambitions et les projets engagés par les élus locaux pour promouvoir leurs communes, conforter leur attractivité et garantir à leurs concitoyens l’accès et le bénéfice de l’ensemble des services publics auxquels ils peuvent légitimement prétendre.

 En ce sens, le maintien des écoles doit être une priorité de l’Education Nationale de sorte à répondre à ses missions fondamentales et à ses obligations en matière d’égalité des chances.

 En ma qualité de parlementaire, je suis interpellé par de nombreux élus inquiets quant aux menaces de fermetures d’école dans leur commune, de suppressions des réseaux d’aide spécialisée pour les élèves en difficulté alors que des projets de redynamisation de leur ville ou village sont en cours de réalisation et aboutiront à l’installation de nouvelles familles.

 Les propositions des Rectorats qui ont suscité une forte mobilisation de tous les acteurs du secteur éducatif, des parents d’élèves, des élèves et des élus locaux, et qui ne seront entérinées qu’après les échéances électorales, doivent impérativement être réexaminées en prenant en compte l’ensemble des enjeux locaux.

 Aux fermetures annoncées d’écoles rurales dans le Doubs, s’ajoute la menace de suppression d’une option du BTS audiovisuel dont l’enseignement est assuré au Lycée Viette de Montbéliard. Cette perspective apparait comme une aberration puisque cette filière répond à une attente des étudiants et une demande forte des entreprises qui recrutent ces jeunes diplômés.

 Cette section a été largement plébiscitée par les élèves et le monde de l’entreprise. Confortée par l’intérêt de cette filière novatrice et porteuse d’emplois, la Région Franche-Comté a engagé d’importants travaux de construction pour favoriser l’accueil et l’enseignement dispensé aux étudiants.

 La suppression d’une option de ce BTS, sans concertation préalable, met à mal les investissements réalisés par les collectivités territoriales et tend à ignorer le développement des formations qu’elles initient en partenariat avec les universités et en adéquation avec la diversification nécessaire sur le bassin de vie du nord Franche-Comté.

 L’Education Nationale, acteur primordial de l’avenir de nos enfants, doit rester une priorité du Gouvernement qui se doit de promouvoir un système éducatif, garant de l’égalité des chances, facteur essentiel dans la lutte contre les exclusions et la réduction de la fracture sociale.

C’est pourquoi je vous saurai gré, Monsieur le Ministre, de bien vouloir examiner la situation particulière de l’Académie de Besançon et de veiller à préserver les écoles en milieu rural en renonçant aux fermetures envisagées et garantir le maintien de la filière BTS audiovisuel dans son intégralité au Lycée Viette de Montbéliard.

 L’application des réformes engagées par le Gouvernement ne doit pas pénaliser nos concitoyens vis-à-vis de l’accès aux services publics et particulièrement à ce grand service que représente l’Education Nationale. Le Sénat s’étant engagé récemment dans une démarche d’analyse de la mise en œuvre de la RGPP, j’aurai prochainement l’occasion de vous questionner sur ce point dans le cadre d’une séance de question orale au Sénat.

Vous remerciant par avance de l’attention que vous réserverez à ma démarche,

 Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de ma considération distinguée.

 

 

Par martial bourquin - Publié dans : DANS LE DOUBS
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Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 11:23

2010 05 16 - Goumois (F et CH) 083En présence de Jean-Marc Burgat, Maire de Charmauvillers et de Christian Triboulet, Président de l'AAPPMA "La franco-suisse et gorges du Doubs", j'ai tenu une conférence de presse afin d'alerter à nouveau sur la situation du Doubs dans sa partie franco-suisse avec de nouvelles mortalités piscicoles importantes constatées fin décembre, début janvier.

 

DOUBS - CP 15.01.11 b

 

Cette aggravation de cette situation déjà connue pourrait mettre en péril la faune aquatique qui depuis plusieurs années, est en diminution constante.

 

Les associations de pêcheurs ont établi des rapports quant à la situation depuis le début de l’année et ont à nouveau sollicité les pouvoirs publics ainsi que les élus locaux et les parlementaires.

 

Depuis fin août 2010, alerté par les associations de pêcheurs d’une baisse de la qualité des eaux du Doubs dans sa partie franco-suisse, avec des pollutions et une mortalité piscicole importante, j’ai interpellé le Préfet Nacer MEDAH pour demander des analyses régulières et d’établir un diagnostic de l’état de santé des eaux et de la faune aquatique.

 

 La Direction Départementale des Territoires est rapidement intervenue et a mis en place un groupe de travail franco-suisse pour suivre l’évolution de la situation et définir un programme d’actions pour remédier à ces pollutions et mortalités des poissons. Mais ces dispositions restent insuffisantes. Cette commission technique n’associe pas les élus locaux ni les associations qui sont des acteurs de terrain essentiels et ont une bonne connaissance de la rivière et des différents enjeux environnementaux, économique et sanitaires.

 

Le 6 novembre 2011, j’ai rencontré, à Goumois, les élus des communes concernées qui s’inquiètent vivement de cette dégradation de la qualité des eaux du Doubs et de la répétition d’incidents provoquant ces mortalités, en grande partie liés aux éclusées des trois barrages hydroélectriques implantés sur cette partie du Doubs.

  

À l’occasion du salon de la pêche sportive qui s’est déroulé en novembre 2010 à la Roselière, les associations ont sensibilisé les publics à cette dramatique situation de notre rivière. Les pêcheurs attendent une implication forte des autorités compétentes afin que leurs actions de préservation et de protection du milieu aquatique ne soient pas réduites à néant.

 

Truite malade morteDepuis, la situation semble s’être fortement aggravée et les associations ont à nouveau tiré la sonnette d’alarme. Début janvier, l’ONEMA a effectué des prélèvements en vue d’analyses mais les résultats ne sont pas encore connus.

 

Un premier rapport de l’ONEMA fait état de 20 % de poissons adultes (30 à 40 cm) malades mais les pêcheurs et les élus locaux ont fait des constats plus alarmants. Beaucoup de truites semblent atteintes de mycoses et le taux de mortalité est très élevé, faisant craindre des pertes considérables dans les mois à venir.

 

Ces phénomènes peuvent compromettre l’avenir de notre rivière quant à la survie des espèces patrimoniales et des souches locales qu’elle abrite, impactant lourdement les activités touristiques et économiques, et pouvant générer un risque sanitaire conséquent pour toutes les réserves d’eau des bassins de vie situés en aval.

   

À noter que des phénomènes similaires constatés dans la Loue ont entraîné une importante mobilisation des pouvoirs publics l’année dernière avec un suivi régulier de l’évolution de la rivière et de l’état de santé de la faune aquatique et de l’ensemble de l’écosystème.

 

Face à la gravité de l’état du Doubs, je suis à nouveau intervenu dès le 5 janvier dernier auprès des services préfectoraux demandant une réelle prise en compte de la situation pour qu’une étude complète soit diligentée dans les meilleurs délais pour définir les moyens à mettre en œuvre pour remédier aux pollutions et aux mortalités piscicoles.

 

J’ai demandé qu’une réunion avec l’ensemble des partenaires concernés (élus, associations, pouvoirs publics, collectivités) soit organisée dans les délais les plus courts afin de définir un plan d’action pour limiter ces problèmes.

 

M. le Sous-Préfet de Montbéliard devrait m’informer dès lundi des décisions quant à l’organisation de cette réunion.

 

Cette situation est de nature à compromettre totalement l’avenir de la rivière, avec une fragilisation de tout l’écosystème, ce qui pourrait conduire à un risque sanitaire conséquent pour tous les bassins de vie situés en aval de ce phénomène, alimentés en eau potable depuis le Doubs.

 

Il est à craindre que le Doubs franco-suisse connaisse une crise de pollution similaire à celle rencontrée au niveau de la Loue.

 

La réunion qui devrait se tenir doit permettre non seulement de définir un plan d’action mais de prendre les mesures qui s’imposent immédiatement de sorte à répondre à des inquiétudes et questions légitimes :

   

-         sur la consommation ou non des poissons,

-         sur le maintien des activités de pêche : compte tenu des mortalités enregistrées et à venir, les activités de pêche pourraient accentuer la diminution des poissons sains et compromettre les souches patrimoniales,

-         quant à la communication à effectuer à l’attention du public,

-         sur les consignes et mesures à prendre au niveau des barrages hydroélectriques dont les modes de fonctionnement sont insatisfaisants et impactent directement l’écosystème et la faune piscicole.

 

C’est pourquoi la réunion demandée s’avère d’une importance capitale et doit avoir lieu dans les délais les plus courts de sorte à gérer cette situation avant d’atteindre un état de crise.

 

La pêche sportive qui se pratique sur cette partie du Doubs attire de nombreux adeptes de cette activité de loisir et du tourisme vert. Les incertitudes qui demeurent sur la santé de la rivière et de la faune piscicole compromettent la saison touristique à venir. La santé de nos concitoyens ne doit pas être négligée et des réponses sûres doivent être apportées au plus vite.

 

Le Doubs, patrimoine naturel exceptionnel pour notre région, doit être impérativement préservé, l’eau étant un élément essentiel à la survie de toutes les espèces.

 

Articles de presse à lire :

- Est Républicain, édition du 16.01.11

- Le Pays de Franche-Comté, édition du 16.01.11

 

 

 

Par martial bourquin - Publié dans : DANS LE DOUBS
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