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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 09:36
Je suis intervenu cette nuit dans le débat sur la réforme des collectivités locales. Voici mon intervention.


La réforme des collectivités territoriales méritait mieux que ce projet de loi. Un rapport remarquable a été fait sur le sujet par la commission Belot, où la question de la modernisation de notre organisation territoriale était abordée avec la volonté déterminée d'en corriger les défauts. Ce travail a été jeté aux orties, et vous vous êtes assis dessus ! Pourquoi ? Parce que et uniquement parce que le Président de la République veut ses conseillers territoriaux. Ce mépris pour votre collègue et pour les membres de sa commission est insupportable !

Les conseillers territoriaux sont censés apporter une simplification ? Ceux qui ont connu les régions élues au second degré -et c'est un peu cela le conseiller territorial- savent que ce n'était pas la panacée et que, en matière de simplification, c'était catastrophique.


Cela limitera les dépenses ? Mais lorsque l'État a confié les lycées ou les transports régionaux aux régions, dans quel état étaient-ils les uns et les autres ? Sans le travail des collectivités territoriales, si les communes ne s'étaient pas occupé des crèches et les départements du social, où en serait la France ?

Les collectivités ont fait un travail extraordinaire et les attaques de Nicolas Sarkozy contre elles et contre leurs élus en sont d'autant plus indécentes.

Qu'arrivera-t-il avec le cocktail explosif fin de la taxe professionnelle/condamnation du département/fin de la compétence générale pour la région et le département ? Sans cette compétence générale, comment aurait-on payé le TGV Rhin-Rhône ? Qui soutiendra désormais les fédérations et clubs sportifs ? Qui mènera les politiques culturelles ? Avez-vous pensé à tout cela, monsieur le ministre ? Non, vous n'y avez pas pensé ! C'est comme pour La Poste et l'Ircantec : vous n'y aviez pas pensé... Vous allez mettre la France en panne, parce que 75 % de l'investissement public est le fait des collectivités territoriales. Vous leur coupez les ailes, avec un objectif inavoué mais évident : si les régions n'étaient pas à gauche, cette réforme n'existerait pas ! (Applaudissements à gauche)

Avec cette loi, vous voulez reprendre ce que le suffrage universel vous a retiré ! (Applaudissements à gauche)

Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 09:46

L'émission Dimanche plus consacrait hier un sujet sur le Sénat, "les rebelles de la République", dans lequel on me voit très brièvement intervenir.

Vous pouvez visionner ce reportage en copiant ce lien.


http://player.canalplus.fr/#/311347
Par martial bourquin - Publié dans : Dans les média
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 11:30


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Depuis l'annonce par l'Inspection Académique de la fermeture de la CLIS (Classe d'Intégration Scolaire), parents d'élèves et équipes pédagogiques de l'école primaire Sur les Vignes, avec le soutien des élus audincourtois, se mobilisent pour manifester leur mécontentement et leur désaccord quant à cette décision.
Un rassemblement était organisé ce matin devant l'école pour alerter sur cette fermeture qui compromet l'avenir des enfants accueillis en CLIS, le travail engagé, le projet individuel et personnel de scolarisation de chaque élève visant à son intégration dans des classes ordinaires.  L'orientation en CLIS est souvent une étape douloureuse pour les familles. La proximité école/domicile est un facteur essentiel de l'accueil en CLIS qui permet une relation privilégiée et de qualité entre les enfants, les parents et les équipes pédagogiques. C'est un atout majeur pour l'avenir de ces enfants.
Envisager de les orienter  vers des établissements scolaires éloignés de leur domicile, c'est nier les besoins et les attentes des élèves et des familles.
Après la fermeture de nombreux réseaux d'aide (RASED), avec la fermeture annoncée de plusieurs CLIS, c'est tout l'enseignement spécialisé qui est mis à mal et ce sont de nombreux élèves qui sont mis sur le bas-côté.

Je soutiendrai les parents d'élèves et les enseignants dans leurs démarches pour éviter cette fermeture. 

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Par martial bourquin - Publié dans : AUDINCOURT
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 10:14
Article paru dans l'EST REPUBLICAIN du 21.01.10

AUDINCOURT ET ENVIRONS

Vœux et tendresse

« Nous n'avons pas augmenté la pression fiscale depuis 15 ans sur Audincourt ».

zoom

La vidéo sur l'année écoulée, en début de réunion, a cité une phrase-programme : « S'il est une chose qu'on puisse désirer toujours et obtenir quelquefois, c'est la tendresse humaine. » La formule est d'Albert Camus, l'écrivain qui dénonçait l'absurdité du monde et qu'aurait pu à nouveau citer Martial Bourquin à ce propos, lorsqu'il a ouvert son allocution sur une invite à la solidarité avec les Haïtiens : « C'est comme si tout le Pays de Montbéliard avait été rayé de la carte ».
Autour du sous-préfet et du président de la CAPM, les invités étaient nombreux à assister à cette cérémonie de début d'année à la Filature.
En retour sur 2009, le sénateur maire a évoqué le cœur de ville en mutation : « Le nouveau pont, la RN 437 doivent servir d'itinéraires de transit. Ce n'est pas encore le cas aujourd'hui. »
Des aménagements seront apportés : « Nous allons créer un couloir de bus vers Bazaine et rendre prioritaire la boucle devant Bazaine, mais aussi mettre une balise pour les automobilistes venant des Forges. Nous avons en effet constaté que la déviation de la gare n'est plus employée et que toute la circulation venant de Montbéliard repassait par le centre-ville. »
La rénovation va se poursuivre en 2010 par la rue Briant, la nouvelle esplanade et l'hôtel de ville. Martial Bourquin n'apporte qu'un bémol aux réalisations : la fermeture de la surface alimentaire de Bazaine. Il travaille, dit-il, à sa réouverture.
Hors limites municipales, le sénateur maire s'est intéressé à la délocalisation de la Clio en Turquie, à la fiscalisation des indemnités des accidents de travail et à la réforme des collectivités locales qui va enlever la compétence générale aux départements et aux régions, c'est-à-dire que ces derniers ne pourront plus aider les communes à l'organisation de grands projets comme les réalisations en cours à Audincourt, pour des raisons d'économie. « C'est en donnant du travail et un revenu décent à tous que l'économie française se portera mieux. »

B. P. (Bernard PICARDAT)

Par martial bourquin - Publié dans : AUDINCOURT
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /2010 09:10


Après avoir rencontré les délégués des retraités EDF-GDF, je leur ai confirmé mon soutien dans leurs revendications concernant le montant des retraites et pensions, leur revalorisation, la perte de pouvoir d’achat, les taux de réversion ainsi que l’accès aux soins et les franchises médicales.

 

Je comprends et partage leurs préoccupations et je tiens à les assurer de toute mon attention quant à ces points fondamentaux et essentiels qui concernent l’ensemble des retraités, qu’ils ressortent du régime général ou des régimes spéciaux.

 

La question des retraites sera au cœur des débats en ce début d’année. En vue des réformes à intervenir, un premier échange a eu lieu au Sénat le 12 janvier dernier sur la pénibilité au travail, l’emploi des séniors et l’âge de la retraite. L’ensemble des partenaires sociaux attend le grand rendez-vous du 15 février prochain avec le Gouvernement pour définir le calendrier des négociations et faire entendre ses revendications et ses propositions en matière de retraites.

 

Sans nier la nécessité de procéder à des réformes pour mieux adapter le système aux réalités actuelles, le groupe de parlementaires socialistes auquel j’appartiens a déjà réaffirmé, lors de l’examen de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010, son attachement au maintien d’un système de retraite par répartition solidaire et universel, fondé sur une démarche intergénérationnelle, juste et efficace.

 

Le mode de calcul de revalorisation des pensions et retraites est désormais basé sur l’hypothèse d’inflation entre l’année en cours et l’année précédente. Avec une inflation faible, voire négative, ce système conduit à de très modestes augmentations qui ne permettent pas une véritable revalorisation du pouvoir d’achat. Actuellement en France, 6 millions de personnes âgées vivent avec des pensions inférieures au SMIC. Le groupe de parlementaires socialistes souhaite la mise en œuvre d’un mécanisme d’amélioration pérenne du pouvoir d’achat de tous les retraités.


Lors de l’examen de la loi de financement de la sécurité sociale, notre groupe a souligné que depuis huit ans, les finances de la sécurité sociale ne cessent de s’appauvrir. Depuis 8 ans, le Gouvernement stigmatise les assurés, et notamment les malades en les faisant davantage payer et en s’exerçant à des colmatages qui ne cessent de creuser les inégalités face à la santé.

 

Les seules solutions apportées, les seules pistes évoquées s’attaquent à diminuer les dépenses, alors que plus que jamais, le déficit de la sécurité sociale est dû à une diminution des recettes. Mais diminuer les dépenses, c’est pour le gouvernement s’attaquer aux plus précaires d’entre nous en accentuant les inégalités face à la santé, en déremboursant les médicaments, en multipliant les franchises médicales et en faisant un transfert de charges sur le dos des mutuelles. Le modèle qui a fait la prospérité de notre système de sécurité sociale n’est plus aujourd’hui adapté aux lourds défis des décennies futures.

 

Dans le contexte de la récession actuelle, l’engagement de réformes structurelles est indispensable et urgent. La refondation du système doit être évoquée et face à la logique libérale du gouvernement qui précipite le détricotage de notre système sanitaire et social, l’esprit de solidarité doit être impérativement préservé.

 

À plusieurs reprises, les parlementaires socialistes ont engagé le débat sur les cadeaux accordés à une minorité avec le bouclier fiscal, les niches sociales et les allègements fiscaux dont la remise en cause permettrait d’abonder les recettes et éviter d’alourdir la charge des assurés sociaux, des salariés et des retraités.

 

Garantir la stabilité et la pérennité de notre système social basé sur la solidarité intergénérationnelle, maintenir un pouvoir d’achat décent et réduire les inégalités demeurent ma priorité. C’est dans cet esprit qu’avec le groupe de parlementaires socialistes, nous aborderons les débats sur les retraites.



 

Article paru dans l'EST REPUBLICAIN - édition du 21.01.10

MONTBÉLIARD - Social

EDF-GDF : retraités en pétard

Une délégation de la CGT a été reçue hier matin au siège des services de Nord Franche-Comté. Leur pouvoir d'achat au centre des revendications.



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« Un retraité d'EDF, en quinze ans, il a perdu 16 à 17 % de pouvoir d'achat » calcule ce retraité.
Hier matin, derrière Christian Borne, porte-parole des retraités CGT d'ERDF-GRDF, ils étaient une quarantaine d'anciens de la maison à porter des revendications, au siège nord Franche-Comté d'ERDF-GRDF.
La question centrale est celle de leur pouvoir d'achat. Eux dépendent d'une caisse spécifique, la CNIEG. « Avant 2009, il n'y avait qu'un seul personnel. Actifs ou inactifs. Mais de fait, on a été éjectés puisque la caisse de retraite est désormais à l'extérieur » décrypte Christian Borne.
Alors en cette première journée d'actions 2010, ils ont rencontré un des directeurs du site. Parce que les engagements pour leurs retraites, ont été pris par leurs dirigeants. « Il était prévu une clause de revoyure qui permettait de revoir les pensions » explique encore Christian Borne. Leur retraite, elle, était indexée à la grille des salaires des actifs. « Pendant plusieurs années, la politique salariale dans la branche a minoré l'évolution du salaire de base, seule base de calcul de la pension par rapport à l'évolution des prix. Cela a produit un décrochement du niveau de vie des pensions » soulignent les retraités, qui s'estiment de plus en plus lésés.
L'augmentation des pensions était limitée à 4 % l'an dernier « pour 2010, les prévisions d'augmentations votées par le parlement sont de 1,2 % mais cette augmentation serait déjà amputée de 0,1 ou 0, 2 % sous prétexte que les retraités auraient trop perçu en 2009 » avancent-ils.
Pour eux le compte est simple. Pour rattraper ce qu'ils ont perdu, c'est 200 € mensuels pour tous. « Il y a des réversions entre 800 et 1.000 €, on trouve que c'est inadmissible » assène Christian Borne, qui met en parallèle le niveau des pensions et les « revenus du nouveau président d'EDF » qui défrayent actuellement la chronique.
Ils ne s'arrêteront pas à la visite à la direction locale d'ERDF. « On va voir les élus, on a des rendez-vous pour poser nos revendications. » Parce que là encore, ils le crient, « ce n'est pas la crise pour tout le monde ». Et cela, ils entendent le faire savoir en tant que citoyens qui peuvent peser sur le cours des élections à venir. Sur le nord Franche-Comté, ils sont environ 850.

O. B. (Olivier BOURAS)

Par martial bourquin - Publié dans : DANS LE DOUBS
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