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Mardi 9 novembre 2010 2 09 /11 /Nov /2010 09:48

Mardi 2 novembre, la commission de l'économie auditionnait Jean-Louis BORLOO, ministre de l'écologie et de l'énergie. Voici le compte-rendu de mon intervention.

 

Mes collègues ont dit que la filière photovoltaïque était encore balbutiante. La suppression des avantages fiscaux ne risque-t-elle pas de lui porter un coup fatal ? N'a-t-on pas touché au ressort même de la filière ? Vous avez parlé, monsieur le ministre, de l'implantation d'un grand centre de recherche fondamentale et appliquée aux environs de Grenoble. Mais entre la recherche appliquée et l'industrialisation, il y a souvent un abîme en France !

Ne pourrait-on pas demander à EDF de penser un peu plus à la filière française lorsqu'il s'agit de photovoltaïque ? J'ai vu chez moi trois grands projets se monter, avec des panneaux chinois !

J'en viens à l'application du principe de précaution : dans le cadre de la mission commune d'information sur la désindustrialisation, lorsque nous nous déplaçons en France, on nous interroge sur les lourdeurs administratives dès qu'il s'agit d'agrandir ou d'implanter une entreprise. Comment concilier principe de précaution et bouclage des dossiers en moins de 14 mois ? A l'heure actuelle, de tels dossiers peuvent prendre jusqu'à 30 mois ! Des temps de réponse aussi longs sont une sorte d'encouragement à la délocalisation.

Enfin, le « verdissement » de la législation doit profiter à l'économie et à l'industrie françaises. Je me fais beaucoup de souci pour les logements locatifs, notamment pour les HLM hors ANRU. Les charges d'immeubles dans des quartiers entiers vont bientôt augmenter de façon exponentielle. Les loyers vont s'accroître dans des proportions telles que certains locataires devront partir. L'écologie ne doit pas rester une affaire de « bobos » : quand mettra-t-on en place un grand programme de rénovation pour « verdir » le parc HLM hors ANRU.

En ce qui concerne le ferroutage, je suis très inquiet de voir que nous prenons beaucoup de retard sur les infrastructures : certains faisceaux ne peuvent être développés car les tunnels ne sont pas aux normes. Il faut aller de l'avant car de tels travaux bénéficieraient à nos entreprises de BTP qui en ont bien besoin.

Par martial bourquin - Publié dans : AU SENAT
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Vendredi 5 novembre 2010 5 05 /11 /Nov /2010 14:19

P1000594Un temps de rencontre intéressant et des échanges constructifs avec Roland THIERRY, Maire de Beutal et son équipe municipale à laquelle s'étaient associés des exploitants agricoles et je les remercie pour leur accueil chaleureux.

 

Cette rencontre nous a permis d'aborder les questions de financement des collectivités locales et de relever les craintes des élus locaux qui, avec la perte de l'écrêtement sur la taxe professionnelle, la suppression des droits de mutation, la gestion forestière de moins en moins rentable, s'inquiètent de voir la capacité d'investissement de leur commune diminuer fortement, risquant de pénaliser lourdement les projets à venir.

 

La mise en service de la boucle à haut débit est attendue avec impatience. La commune de Beutal a opté pour l'installation d'un relais Wifimax mais craint que des zones blanches demeurent, notamment sur le secteur de la ferme de la Guinguette. Cela ne pourra être vériifer que lors de la mise en service par l'opérateur qui devra alors proposer une solution complémentaire si cela s'avère nécessaire.

 

La présence de plusieurs exploitants agricoles a permis de faire le point sur le projet de laiterie/fromagerie du Pays de Montbéliard. Les exploitants agricoles ont témoigné de leur motivation pour ce projet et souhaitent le soutien des élus et des collectivités territoriales. C'est bien volontiers que je porterai ce dossier qui correspond tout à fait aux valeurs que je défends visant à préserver les exploitations familiales, à favoriser les circuits courts et à valoriser la qualité de nos produits locaux. P1000590

 

Cet échange s'est poursuivi par une visite de la ferme de la Guinguette et je remercie  Denis et Agnès  BECOULET de nous avoir accueilli sur leur exploitation, avec une mention spéciale pour Agnès qui nous a fait découvrir ses talents culinaires.

Par martial bourquin - Publié dans : DANS LE DOUBS
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Mercredi 3 novembre 2010 3 03 /11 /Nov /2010 08:45

Je suis intervenu le 2 novembre en séance de question orale au gouvernement pour alerter sur la situation des associations du Doubs embauchant des personnes en contrat aidé. J'ai fait valoir le danger d'un nouveau désengagement de l'Etat pour 2011.

M. Martial Bourquin. Monsieur le président, madame la secrétaire d'État, mes chers collègues, ma question est malheureusement une nouvelle illustration du désengagement de l'État dans un secteur que l'on pensait épargné, l'emploi, à l'heure où notre pays traverse une très grave crise économique et sociale.

Des associations et des collectivités locales embauchant des personnes en « contrat aidé » ont en effet appris, par une circulaire en date du 8 juillet 2010, que l'État allait faire passer de 90 % à 80 % sa participation à l'emploi de ces personnes dans le secteur non-marchand au cours du second semestre de 2010, le Gouvernement incitant à la limitation des heures de travail proposées.

On pourrait comprendre cette décision dans une situation d'euphorie économique et de bons résultats en matière de lutte pour le plein emploi. Mais le chômage est en augmentation de 3,9 % en un an et concerne plus de 10 % de la population active. Ce n'est pas que ce que j'appelle de bons résultats !

Cette mesure ressemble à une double peine pour nos concitoyens.

C'est une peine économique et sociale puisque ces contrats aidés sont de vrais garde-fous contre la précarité et constituent des marchepieds appréciables vers l'emploi durable.

Mais c'est une double peine parce que les associations et les collectivités locales qui emploient ces personnes le font au service de la collectivité et accomplissent des missions de service public. Je pense, notamment, aux nombreuses communes en milieu rural qui n'auront pas les moyens de conserver ces personnels. Je pense aussi aux quartiers en difficulté où des associations et des maisons de quartier ne pourront plus employer ces personnes dans la même proportion.

Le désengagement de l'État à hauteur de 10 % menace directement la qualité de ces missions, met en danger ces contrats et surtout ne permet plus de nouvelles embauches.

Madame la secrétaire d'État, je pose une question simple : le Gouvernement cessera-t-il de passer le « mistigri » de la lutte contre la précarité aux associations et aux collectivités locales et révisera-t-il son intention de se désengager ?


Madame la secrétaire d'État, j'ai entendu votre réponse précédente. La crise n'est pas finie. Les banques ont été sauvées, les grandes entreprises ont été aidées, mais la situation économique et sociale est on ne peut plus grave. Un plan de relance doit être mis en œuvre pour les populations de notre pays, notamment dans les bassins d'emploi qui souffrent terriblement de cette grave crise économique et sociale.


M. le président. La parole est à Mme la secrétaire d'État.

Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d'État chargé du commerce extérieur. Monsieur le sénateur, Laurent Wauquiez vous prie de bien vouloir excuser son absence et m'a chargée de vous transmettre sa réponse.

En 2010, l'État a recouru de façon très massive à l'outil que représentent les contrats aidés pour permettre à des personnes éloignées de l'emploi de remettre le pied à l'étrier et faire en sorte qu'elles ne décrochent pas sur la longue durée.

La loi de finances pour 2010 prévoyait 360 000 contrats d'accompagnement dans l'emploi, les CAE, et 50 000 contrats d'initiative emploi, les CIE. Le plan « Rebond pour l'emploi » a abondé ces enveloppes. Au total, sur l'année 2010, ce sont 400 000 CAE et 120 000 CIE qui seront conclus, soit le niveau le plus élevé depuis dix ans.

Les plafonds de prise en charge par l'État du coût de ces contrats sont fixés à 95 % pour les CAE et à 30 % pour les CIE. La loi de finances pour 2011 prévoit pour les ateliers et chantiers d'insertion un taux pouvant aller jusqu'à 105 %. Il revient aux préfets de région de déterminer par arrêté les montants d'aide en fonction des publics prioritaires et non par type d'employeurs.


Il semble à cet égard important de souligner que les contrats aidés ne sont pas des aides pour financer des postes correspondant à des emplois pérennes chez certains employeurs. Il s'agit de leviers pour favoriser l'insertion professionnelle de leurs bénéficiaires.


En ce qui concerne la fin de l'année 2010, dans certaines régions, un volume élevé de prescriptions depuis le début de l'année a entraîné une surconsommation des crédits, ce qui a conduit au dernier trimestre à ralentir ou à reporter des prescriptions. Je vous confirme toutefois que les engagements de l'État en 2010 seront totalement respectés. C'est ce que Christine Lagarde et Laurent Wauquiez ont indiqué aux préfets lors d'une réunion de travail la semaine dernière. La priorité sera donnée aux renouvellements des contrats « prioritaires », c'est-à-dire aux assistants de vie scolaire et aux ateliers et chantiers d'insertion.

Cela étant, il faut aussi être clair. Nous devons faire preuve d'un esprit de responsabilité dans un contexte qui exige de chacun d'entre nous un effort pour rétablir l'équilibre des finances publiques, et ce alors que les perspectives sur le marché de l'emploi s'améliorent : les volumes de contrats aidés en 2011 devront s'ajuster. Le budget de 2011 prévoit ainsi 340 000 contrats aidés dans le secteur non marchand et 50 000 contrats aidés dans le secteur marchand. Ce sont des niveaux qui, vous en conviendrez, restent très élevés.

Notre objectif est ainsi de piloter de façon pragmatique et souple cet outil indispensable que sont les contrats aidés, en tenant compte néanmoins de l'effort budgétaire nécessaire.


M. le président. La parole est à M. Martial Bourquin.

M. Martial Bourquin. Mme la secrétaire d'État, votre réponse appelle de ma part une réaction. Quand le chômage baissera durablement, on pourra envisager la baisse que vous annoncez des contrats aidés.

Selon les derniers chiffres, notre pays compte 28 000 demandeurs d'emploi supplémentaires. C'est une augmentation de la précarité sans précédent. Nous traversons la crise la plus grave depuis 1929.

L'aide à l'économie a été assurée de façon massive ; l'aide à la population, notamment en direction des personnes précaires, des personnes privées de travail, des jeunes parfois qualifiés et n'ayant pas encore trouvé d'emploi durable, doit être non pas seulement maintenue, mais également augmentée.

Nos concitoyens attendent en effet la partie sociale du plan de relance, et elle tarde à venir. Dans une situation aussi grave que la nôtre, il ne faut absolument pas négliger la question déterminante de l'emploi. Nous sortons d'un débat sur les retraites. Nous savons parfaitement que 100 000 personnes cotisant auprès des différentes caisses de retraite pour la protection sociale, cela représente 1,5 milliard d'euros.

En se désengageant du secteur de l'emploi, le Gouvernement aggrave les déficits sociaux et le déficit des retraites. C'est pourquoi toute notre attention, aujourd'hui, doit être portée sur la question de l'emploi. Le désengagement de l'État dans ce secteur est dommageable. Le Gouvernement doit revoir sa copie.


Par martial bourquin - Publié dans : DANS LE DOUBS
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Mardi 2 novembre 2010 2 02 /11 /Nov /2010 07:02

 Face à la réduction de la durée hebdomadaire de ces contrats, de la participation de l'Etat, et le refus de renouvellement de ces contrats, non seulement, les associations ne seront plus en mesure d'assurer leurs missions auprès des différents publics concernés mais les personnes salariées sous contrat se retrouveront à nouveau dans la précarité, ce qui n'est pas tolérable.

 

C'est pourquoi j'interviens ce mardi 2 novembre à partir de 9H30 en séance de questions orales et j'interrogerai le Gouvernement sur ce nouveau désengagement au regard des plus défavorisés.

Par martial bourquin
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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 16:56

Mercredi 20 octobre 2010 : Projet de réforme sur les retraites

Martial Bourquin

Cette réforme des retraites n'était pas prévue, le Président de la République ayant lui-même déclaré qu'il ne la ferait pas, du moins pas de cette façon-là.

Par ailleurs, un événement très significatif vient de se produire : la création d'un nouveau groupe financier par la fusion du groupe CNP Assurances et du groupe Malakoff Médéric. On est en droit de se demander si cela ne prépare pas le dynamitage du système des retraites par répartition. En effet, est-ce une coïncidence si la mise en place de ce nouveau groupe, qui sera dirigé par M. Guillaume Sarkozy en personne, intervient en même temps qu'est menée avec une fermeté inouïe, qui confine à la fermeture, la présente réforme des retraites ? (Exclamations sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG.)

M. David Assouline. Comme par hasard !

Mme Éliane Assassi. Une fusion avec le monde de la finance !

M. Martial Bourquin. N'est-ce pas là une manière de préparer le dépassement ou le dynamitage de la retraite par répartition ? Nous sommes en droit de nous interroger.

Hier, M. le ministre a dit vouloir sauver le système des retraites par répartition. Mais je me souviens d'une promesse du Président de la République selon laquelle GDF resterait une entreprise publique…

M. Roland Courteau. Eh oui, il l'a dit !

M. Martial Bourquin. Il l'a dit et répété sur tous les tons, pour finir par la privatiser !

Selon certaines sources, la mise en place d'un fonds de pension à la française représenterait un marché de 40 milliards à 110 milliards d'euros ! On sait ce que sont les fonds de pension : l'argent des salariés servira à financiariser au maximum l'économie.

M. Roland Courteau. En effet !

M. Martial Bourquin. Avant de vous lancer dans cette aventure, rappelez-vous l'affaire Enron !

Hier, notre collègue Jean-Pierre Sueur a posé des questions extrêmement précises. Votre attachement proclamé à la retraite par répartition et ces ouvertures ménagées par le texte visant à la mise en place d'un système par capitalisation ne cachent-ils pas la fin programmée du système des retraites par répartition ?

Mme Éliane Assassi. Bien sûr !

M. Martial Bourquin. Nous sommes en droit de nous poser cette question.

M. Martial Bourquin. Tout cela pourrait expliquer votre attitude de fermeture dans ce débat sur les retraites, votre opposition à toute nouvelle négociation,…

Mme Nicole Bricq. La fermeture est claire ! (Sourires.)

M. Martial Bourquin. … l'objectif étant de mettre rapidement en place un système par capitalisation, au bénéfice de certains acteurs de la sphère financière qui s'y sont préparés.

M. Roland Courteau. Évidemment !

M. Martial Bourquin. Telles sont les questions que nous nous posons ; elles méritent quelques éclaircissements.

Tout à l'heure, M. Longuet a évoqué une « majorité responsable ». Mais l'est-elle lorsqu'elle mène cette réforme des retraites tout en maintenant le bouclier fiscal ? Nous sommes en droit d'estimer que cette réforme n'est pas juste !

Monsieur le ministre, vous avez dit qu'il fallait avoir un esprit de dialogue, mais il ne faut pas dialoguer simplement entre soi, il faut aussi échanger avec le peuple et avec ses contradicteurs ! Au vu des nouveaux éléments apportés au débat, on pourrait rouvrir les négociations avec les organisations syndicales et engager de nouvelles discussions au Parlement pour améliorer le texte qui nous est proposé.

Ce projet de loi comporte le risque, et même le danger, d'une introduction de la retraite par capitalisation !(Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG, ainsi que sur certaines travées du RDSE.)

Par martial bourquin - Publié dans : AU SENAT
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