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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 14:41

 

La semaine dernière, le ministre de l’industrie réclamait à cors et  grands cris des fortes amendes aux maires jugés peu efficaces en matière de lutte contre la délinquance, oubliant au passage que c’est bien l’Etat qui se doit d’assurer la sécurité de nos concitoyens.

Le gouvernement est aujourd’hui en train de préparer l’opinion à une politique de « sauve qui peu budgétaire » qui prévoie le rabot aveugle de toute une série de dépenses publiques comme d’exonérations fiscales.

Je dois vous dire mon impatience d’entendre Christian Estrosi faire preuve de la même obsession pour la performance, la cohérence et l’efficacité quand il s’agira à ce moment-là d’évaluer et donc de corriger la politique économique et sociale menée par son propre camp.

La baisse de la TVA restauration ne donne pas les résultats escomptés en terme de création d’emplois, de situation des personnels, de baisse des additions ? Remettons-là en cause ou encadrons là fortement en amont. Soyons efficaces. La défiscalisation des heures supplémentaires est contreproductive pour l’emploi ? Il faut la supprimer sur le champ. Le bouclier fiscal coûte très cher, est foncièrement injuste …enlevons-le ! Soyons efficaces. Le projet de réforme des retraites est en totale contradiction avec la situation catastrophique de l’emploi des jeunes et celle tout aussi reluisante des seniors. Remettons tout à plat. Les aides à l’épargne ne sont pas cohérentes et peu efficaces. Optons pour de véritables choix économiques au service du travail et de l’innovation. Le crédit impôt recherche ne bénéficie pas assez aux PME. Réorientons-le sans complexe. Soyons efficaces.

Nul doute que le ministre de l’industrie devrait trouver de quoi animer sa soif de performance durant de nombreuses semaines pour le plus grand bénéfice de chacun.

A moins que le gouvernement ne décide de se draper de l’ampleur de la crise économique et sociale et de la situation catastrophique dans laquelle il a plongé les finances publiques pour faire taire tout débat constructif. On ne soigne pourtant pas un pays moribond en lui injectant de fortes doses d’anesthésiant.

Raboter là une exonération fiscale, là un bout d’une autre, rogner une autre partie par ci, enlever par-là, ne serait pas digne de la situation que nos concitoyens, que nos entreprises et que nos territoires vivent. Les Français ne réclament pas le scalp de telles ou telles niches fiscales pas plus qu’un nombre minimum de personnes expulsées pour faire oublier les turpitudes de l’été de l’affaire Bettencourt.

Je souhaite pour ma part qu’une remise à plat complète de nos priorités budgétaires soit mise en oeuvre. La fiscalité est un puissant outil de redistribution mais aussi un moyen habile de réorienter des mesures qui ne marchent pas ou mal.

Il s’agira pour cela que chacune des dépenses fiscales ou non soit effectivement évaluée au regard de véritables critères transparents en terme d’emplois pérennes, de développement durable, d’aménagement du territoire et que ces évaluations soient suivies d’effets. Cela aurait au moins le mérite de la cohérence.

Rappelons-nous, il a tout juste un an, le 14 septembre 2009,  la commission animée par Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz rendait au Président de la République son rapport sur la mesure des performances économiques et du progrès social. Si l’on écoutait les membres de cette commission, l’humain, le développement durable, le bien-être de nos concitoyens, les services publics pouvaient être des critères pout aussi pertinents pour juger de l’efficacité de ces politiques.

Des propositions qui n’ont malheureusement pas l’air d’avoir franchi les  enceintes du Fort de Brégançon.

 

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /Août /2010 15:28

C’est avec une profonde émotion et une infinie tristesse que je prends la parole pour rendre hommage et saluer Claire Radreau. Claire était non seulement maire de Bavans, vice-présidente de l’agglomération mais également une amie avec qui j’aimais dialoguer et échanger sur les sujets qui nous tenaient à cœur. Sa tragique disparition nous prive de sa personnalité attachante et directe.

 

Elle avait su, à travers de ses mandats, après le décès de Gérard AUDOUZE, s’imposer et affirmer sa volonté de porter des projets structurants pour sa ville et pour ses concitoyens.

 

Claire portait en elle les valeurs de solidarité et d’humanisme et ne fléchissait jamais pour défendre ses valeurs et ses convictions. Elle avait su fédérer un vrai esprit d’équipe avec les élus et les fonctionnaires pour mieux servir ses concitoyens et sa ville dont elle avait le souci constant de la promouvoir et de lui donner une place importante dans le projet d’agglomération où Claire s’investissait sans compter. Élue de terrain, elle savait être présente auprès de tous avec un sens aigu de l’écoute, et attestait des qualités essentielles pour mener une vraie politique de proximité. J’étais à ses côtés à de multiples occasions. Récemment, en juin dernier, lors de l’inauguration de l’extension du multi-accueil, j’avais pu mesurer son implication pour l’avenir de sa commune et son enthousiasme à développer de nouveaux services en faveur de l’enfance, de l’éducation et des citoyens de sa ville.

 

Au sein de la CAPM, nous avions des échanges privilégiés quant aux actions à mener. Claire avait engagé une réflexion importante sur la lecture publique ; elle prévoyait de nouvelles initiatives ; elle m’en avait entretenu au dernier conseil d’agglomération et nous avions prévu de nouvelles rencontres dès la rentrée sur ce dossier. Sa volonté et sa motivation sur cette action s’appuyaient sur son parcours professionnel d’enseignante. Elle avait l’ambition d’offrir à tous les meilleures chances de réussite pour donner le maximum d’atouts pour s’insérer professionnellement et socialement.

 

Claire était attachée à une vraie politique de progrès, basée sur des valeurs fondamentales telles que l’éducation, la laïcité, le progrès économique et social. Elle était surtout très attentive à la qualité des rapports humains.

 

L’esprit d’ouverture de Claire, son approche et sa sensibilité nous étaient d’une aide précieuse. Sa présence, son regard si franc, sa voix, son discernement nous manqueront profondément. Claire, tu nous quittes trop tôt. Tu nous manqueras énormément ; à Bavans bien sûr mais aussi à la communauté d’agglomération. Tu nous manqueras cruellement. À ton mari, Serge, à tes enfants Sophie et Nicolas, à ta petite-fille, Mathilde que tu aimais tant, à ton équipe municipale et à tous tes amis, j’adresse mes plus sincères condoléances.

Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 10:24

L'examen de la loi NOME (nouvelle organisation du marché de l'énergie) a débuté au Sénat le 7 juillet en commission. J'ai défendu le principe d'une souveraineté énergétique.


 

 

 

 Le dossier est important. Allez expliquer à nos concitoyens que la concurrence conduira à une augmentation très sensible des tarifs de l'électricité quand elle est censée favoriser la diminution des prix ! Ils auront, à raison, le sentiment d'être les dindons de la farce. Ils ont payé les centrales et, aujourd'hui, à cause d'un accord entre M. Fillon et Mme Kroes, il faudrait que l'opérateur historique cède un quart de sa production nucléaire aux fournisseurs alternatifs, qui la revendront au prix du marché en France comme à l'étranger !

 

 

Tous les syndicats, y compris de cadres, tous les citoyens sont très inquiets de cette nouvelle loi de déréglementation qui se traduira par une augmentation du tarif de l'électricité après celle du gaz, alors que le pouvoir d'achat baisse, au nom d'une prétendue conformité aux directives européennes !

 

Autre problème, celui de la sécurité des centrales : avec un manque-à-gagner de 4 milliards en raison de l'Arenh, comment EDF remettra-t-il en état le parc nucléaire ? Quel cadeau extraordinaire à GDF-Suez ! Le PDG de GDF-Suez nous a demandé ouvertement la possibilité de construire une centrale ! En fait, le plus grand bénéficiaire de cette loi est Albert Frère : non seulement ses parts dans Quick sont reprises par la Caisse des dépôts et consignations quand nos PME ont tant besoin de liquidités, mais en plus il possède des parts dans EDF et GDF-Suez. Pourquoi brader ce qui fonctionne ?

 

La privatisation aux États-Unis a provoqué de graves problèmes d'approvisionnement. Soyons fiers de notre spécificité française : il y va de notre souveraineté énergétique !

Par martial bourquin - Publié dans : AU SENAT
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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /Juil /2010 10:10

Jacques Attali était auditionné par la commission de l'économie le 5 juillet dernier. J'ai saisi cette occasion pour reparler de l'urgence à traiter la question de l'emploi des jeunes et mettre en place une taxe carbone européenne.


 

 

 

"Les parlementaires ne sont pas en vacances... Dans mon territoire, le taux de chômage est de 13 %. Je suis assailli de problèmes sociaux. Le pire serait une croissance molle. Attention à privilégier, dans les montages, l'industrie, la recherche et développement et l'innovation trop souvent négligées depuis une décennie dans nos politiques publiques. L'épargne des ménages doit être, certes, orientée vers l'investissement. Mais quoi de plus naturel que l'épargne quand le chômage et la précarité s'accroissent ?


Le mot n'a pas été prononcé mais il est sur toutes les lèvres : la confiance. L'enjeu essentiel est de la rétablir la confiance pour inciter les ménages à investir dans le secteur productif. La relance de la croissance passe aussi par l'emploi des jeunes. Les emplois-jeunes ont correspondu à un bond de croissance : une jeune au SMIC, parce qu'il doit s'équiper, consomme. L'emploi des jeunes doit donc être, pour nous, une obsession. Il y va de la justice, de l'avenir de notre pays et de la croissance.


Enfin, concernant la fiscalité, une taxe carbone européenne ne permettrait-elle pas d'éviter les délocalisations ? Que pensez-vous de la fiscalité sur les mouvements de capitaux, autrement dit de la taxe Tobin ?"

Par martial bourquin - Publié dans : AU SENAT
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Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 14:02

La semaine dernière, nous avons poursuivi nos auditions dans le cadre de la loi NOME (Nouvelle organisation du marché de l'énergie).
J'ai en particulier fait part au PDG de GDF/Suez de mon attachement à préserver une indépendance énergétique.

 

 

 

Il me semble incroyable d'organiser ainsi une concurrence artificielle. Lorsqu'une situation de monopole maintient les prix à un niveau élevé, la concurrence est une stratégie pour les faire diminuer. Mais quand le monopole assure des prix bas, comment instaurer la concurrence au seul motif que le Premier Ministre s'est engagé à le faire auprès de la Commission européenne ? Il aurait au moins fallu en débattre avant. C'est, avec la souveraineté alimentaire, le sujet le plus important pour tout pays. Et la politique industrielle en dépend.

Deux milliards d'euros en moins pour EDF, ce sont deux milliards en moins pour l'investissement et la recherche. Si l'énergie est bon marché en France, c'est grâce au parc nucléaire mais la contrepartie en est un impératif de sécurité et une obligation de renouvellement. Et il faut financer la recherche, fondamentale, appliquée et R&D. Une autre voie était possible. La France a des particularités, EDF est le fleuron de notre économie et avant toute décision, il aurait fallu réfléchir. La loi NOME affaiblira nos capacités. Et nombre d'intervenants auditionnés ont mentionné les pannes dans les centrales : ils évaluent à 6 milliards d'euros la dépense nécessaire pour améliorer les réseaux...

Et ne nous dites pas comme s'il s'agissait d'un argument recevable que les consommateurs belges ont eux aussi payé la construction du parc énergétique historique. En France ou en Belgique, il n'y a pas de justification à faire payer deux fois les particuliers ! Ils se fournissaient à un prix faible, à présent la loi annonce des hausses. C'est pourquoi nous ne partageons pas votre enthousiasme pour ce texte.

Par martial bourquin - Publié dans : INDUSTRIE
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