Jeudi 13 novembre 2008
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Le 20 novembre 2008, j'alerte Michel
Barnier sur les très graves difficultés des producteurs de lait du département.
Voici la question et la réponse du
Ministre.
M. Martial Bourquin attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de
la pêche sur la situation des producteurs de lait. Depuis juillet 2008, suite à une injonction de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes
(DGCCRF), l'évolution du prix du lait ne fait plus l'objet d'une recommandation du Centre national interprofessionnel de l'économie laitière (CNIEL) mais se décide par négociation des trois
familles de l'interprofession, la Fédération nationale des coopératives laitières (FNCL), la Fédération nationale des industries laitières (FNIL) et la Fédération nationale des producteurs de
lait (FNPL). En avril 2008, les indicateurs retenus pour le calcul du prix du lait pour le 3ème trimestre conseillaient une augmentation de 90 €/1 000 litres et l'interprofession avait validé une
recommandation de 63 € avec report d'une partie de cette hausse, soit 27 €, sur le 4ème trimestre. Depuis octobre 2008, les négociations engagées au sein de l'interprofession n'ont pas permis
d'aboutir à un prix acceptable pour les producteurs. En effet, lors de la dernière réunion du comité de suivi des marchés du 4 novembre 2008, la FNLP qui proposait au départ une augmentation de 7
€ (+ 27 € de reliquat dû sur le trimestre précédent)/1 000 litres pour le 4ème trimestre 2008 et une baisse de 45 €/1 000 litres pour le 1er trimestre 2009 a revu ses propositions à la baisse en
retenant pour les mêmes périodes, 10 €/1 000 litres et – 20 €/1 000 litres. Les transformateurs ont également revu leurs propositions et demandé une baisse de 30 €/1 000 litres pour le 4ème
trimestre 2008 et une baisse de 55 € /1 000 litres pour le 1er trimestre 2009. Mais ces propositions restent inacceptables pour les producteurs qui ont vu leurs charges augmenter de près de 19 %
en moyenne sur un an avec des postes de dépenses en très forte progression tels que les engrais (+ 58 %), l'énergie (+ 45 %) et l'alimentation animale (+ 20 %). De plus, dans l'éventualité où les
producteurs de certaines régions, dont les exploitations exigent moins d'investissement par rapport à des régions dont la situation géographique et les conditions climatiques sont moins
favorables, acceptaient le prix proposé actuellement par les industriels laitiers, il est à craindre que de nombreux exploitants notamment en zone de montagne se retrouvent en situation de
faillite. Par conséquent, il se fait le porte-parole des producteurs laitiers, plus précisément des producteurs du Doubs, et le remercie de bien vouloir examiner les possibilités de réguler à
nouveau l'évolution du prix du lait en levant l'interdiction de recommandation du CNIEL, en envisageant une modification de la loi de modernisation de l'économie qui a donné trop de pouvoir aux
représentants des grandes et moyennes surfaces au détriment des petites entreprises de production et de transformation.
Par martial bourquin
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Publié dans : questions écrites
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