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COMMUNIQUE DE MARTIAL BOURQUIN, SENATEUR DU DOUBS
Martial BOURQUIN se félicite de l’adoption hier soir lors de l’examen du projet de loi de finances rectificative d’un amendement visant à élargir le périmètre du décret du gouvernement relatif aux rémunérations scandaleuses des dirigeants d’entreprises aidées par l’Etat
Désormais toutes les entreprises bénéficiant d’argent public, par des subventions, des garanties ou des prêts, et notamment tous les sous-traitants automobiles aidés, devront limiter les stocks-options versées à leurs dirigeants, jusqu’en 2010.
Il s’agit d’un véritable camouflet pour le gouvernement, car cet amendement a été voté contre l’avis d’Eric Woerth, ministre délégué au budget qui représentait le gouvernement.
Pour autant, beaucoup de progrès restent à faire pour que le gouvernement et sa majorité sénatoriale fasse de la moralisation du capital un véritable combat. Montrer les dents et effectuer des menaces en l’air n’est pas crédible si elles ne sont pas suivies d’effets. Martial Bourquin rappelle que le chef de l’Etat avait ainsi promis de sauver Gandrange, site dont les portes ont fermé hier soir. Il note par ailleurs que le code de bonne conduite du MEDEF qui promeut une police interne s’avère aussi pétri de bonnes intentions qu’inefficace. Ce sont bien des lois qui ont permis de faire avancer la législation sociale dans l’entreprise, pas la bonne volonté ou la police interne de chefs d’entreprise, si concernés socialement soient-ils. Il ne suffit pas de chausser des gants de boxe pour prétendre mettre un terme à des abus sans nom concernant la rémunération des hauts dirigeants d’entreprise : il faut monter sur le ring et pour cela remettre à plat le système.
Martial BOURQUIN note que cet amendement présenté par le groupe centriste est resté au milieu du gué en ne faisant pas sauter la date-butoir de ce décret au 1er janvier 2010 ou n’intégrant pas par exemple la question des retraites chapeaux.
Les retraites chapeaux, dont les montants exorbitants attribués ou prévus pour des hauts dirigeants d’entreprises – 33 millions pour 6 mandataires de la société générale, 17 millions pour BNP Paribas, pour ne citer que le secteur bancaire, mettent en péril l’activité des entreprises concernées, et constituent un scandale au regard des montants engagés par l’Etat pour sauver des sites, des emplois et la pérennité d’activités industrielles ou économiques.
Martial Bourquin a envoyé hier soir un courrier à Luc Chatel, secrétaire d’Etat à l’Industrie pour lui faire part de son profond mécontentement. Il s’est en particulier indigné que des retraites chapeaux ou « retraites dorées » touchés par une poignée de mandataires sociaux et provisionnés par ces mêmes entreprises qui pourraient utilement les réinjecter dans l’entreprises et à leurs salariés, soient exclues du périmètre du décret gouvernemental.
Martial BOURQUIN lui a confirmé qu’il déposait aujourd’hui même une proposition de résolution visant à demander une commission d’enquête sur les aides et prêts publics destinés à la filière automobile et l’évaluation de leur efficacité industrielle, sociale et environnementale. Cette proposition de résolution a recueilli en une journée la signature de plus de 40 sénateurs, issus de toutes les régions et départements.