Partager l'article ! Je soutiens les producteurs de lait: Martial BOURQUIN apporte son soutien aux producteurs laitiers ...
Au service du Doubs
Martial BOURQUIN apporte son soutien aux producteurs
laitiers
Une nouvelle fois, je m’associe à la colère des producteurs laitiers qui voient leurs revenus amputés de 30 % et subissent directement les décisions des grands groupes industriels qui imposent leurs prix, sans pour autant qu’en bout de chaine, le consommateur soit gagnant.
Déjà fortement mobilisés à l’automne dernier pour les mêmes raisons, les producteurs se retrouvent à nouveau dans la rue pour protester contre un mode de calcul qui favorise les groupes industriels et les pénalise fortement, mettant en péril leur activité professionnelle.
Il n’est pas acceptable de voir ainsi le travail quotidien de ces producteurs monnayé à la baisse régulièrement. Ce n’est pas ainsi que l’on donne du sens à la valeur travail.
Conscient de la nécessité de préserver l’implantation équilibrée et diversifiée des exploitations sur l’ensemble de notre territoire, soucieux de ne pas précipiter dans la faillite un certain nombre de producteurs déjà fragilisés par des révisions régulières à la baisse de leur prix de vente, j’avais interpellé Michel Barnier en novembre 2008 sur les modalités de fixation du prix du lait.
M. Barnier m’avait informé que l’interprofession laitière devait finaliser un nouveau cadre d’organisation dans le respect des règles de la concurrence, applicable dès le 2ème trimestre 2009. Ce cadre devait permettre de définir des indicateurs pertinents reflétant les évolutions du marché. Sur cette base, les producteurs devaient être à même de négocier avec les transformateurs.
La situation actuelle que dénoncent aujourd’hui les producteurs, témoigne de l’inefficacité de ce nouveau dispositif, du moins de ses faiblesses, puisqu’il ne permet pas d’aboutir à un prix correct pour les producteurs, les grands groupes argumentant de la chute des commandes et de la stagnation du marché national pour déterminer un prix revu systématiquement à la baisse. Je ne peux noter qu’une fois de plus, les grands groupes semblent privilégiés dans cette discussion au détriment de petits producteurs mais aussi des consommateurs.
Face à cette situation, j’adresse immédiatement une nouvelle question écrite à Michel Barnier et confirme mon soutien aux côtés des producteurs de lait.