Partager l'article ! Pour de véritables contreparties sociales et environnementales: Certaines semaines sont plus déterminantes que d’autres pour notre aven ...
Au service du Doubs
Certaines semaines sont plus déterminantes que d’autres pour notre avenir. Notre avenir proche tout d’abord puisque le gouvernement présentera mercredi son projet de budget pour 2010.
François Fillon en a dévoilé hier les grandes lignes. Force est de constater que le gouvernement continue de marcher sur une seule jambe et de s’appuyer uniquement sur les entreprises. En période de tempête, il aurait été plus logique de prendre également appui sur les ménages, plus à même d’alimenter directement et efficacement le circuit économique.
A travers ce budget, le gouvernement a pourtant décidé de donner tout l’oxygène dont il dispose aux entreprises, en allégeant leur fiscalité, sans vraies contreparties. Alors que le déficit atteint plus de 8% du PIB , il me paraîtrait opportun de veiller à la bonne destination de chacune des grandes dépenses de l’Etat. C’est pour cela que je continue de plaider pour de véritables contreparties sociales et environnementales lorsque de telles dépenses sont engagées !
Or on sait déjà que des choix du gouvernement n’ont pas eu les effets escomptés.
Le bouclier fiscal n’a pas réussi à faire revenir les évadés fiscaux dont le ministre du budget nous l’assure, a bien la liste. Le capitalisme spéculateur a juste un peu perdu de son lustre mais il est toujours aussi nocif pour notre économie !
La défiscalisation des heures supplémentaires empêche des milliers de jeunes de rentrer sur le marché du travail, ce qui les précarise et grève aussi le pouvoir d’achat de leurs parents !
Que dire de la TVA restauration, dont les conditions d’application me mettent en colère. Comment a-t-on pu rater une occasion pareille de moderniser une filière sous tension depuis des années, de la rendre attractive, de permettre là aussi à des jeunes d’embrasser des métiers certes difficiles mais tellement passionnants ! C’est du gaspillage !
Enfin, mais la liste pourrait être très longue… pourquoi s’entêter à diminuer mathématiquement plus de 30 000 fonctionnaires cette année alors que c’est précisément maintenant qu’un moratoire devrait s’imposer. Ne devons-nous pas plutôt nous demander comment faire évoluer une partie de ces postes de fonctionnaires pour les rendre encore plus efficaces au service du public ?
Je suis étonné que des politiques pourtant chevronnés continuent de considérer le budget de la France comme une partie de poker et de réitérer, années après années les mêmes erreurs, dans un aveuglement idéologique.
Il faudra bien que quelqu’un paie un jour ces divagations d’un autre âge. J'ai bien peur que ce soient encore les ménages et les collectivités locales qui se verront présenter l'addition.