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DU COTE DES ELUS

Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /2010 15:28

C’est avec une profonde émotion et une infinie tristesse que je prends la parole pour rendre hommage et saluer Claire Radreau. Claire était non seulement maire de Bavans, vice-présidente de l’agglomération mais également une amie avec qui j’aimais dialoguer et échanger sur les sujets qui nous tenaient à cœur. Sa tragique disparition nous prive de sa personnalité attachante et directe.

 

Elle avait su, à travers de ses mandats, après le décès de Gérard AUDOUZE, s’imposer et affirmer sa volonté de porter des projets structurants pour sa ville et pour ses concitoyens.

 

Claire portait en elle les valeurs de solidarité et d’humanisme et ne fléchissait jamais pour défendre ses valeurs et ses convictions. Elle avait su fédérer un vrai esprit d’équipe avec les élus et les fonctionnaires pour mieux servir ses concitoyens et sa ville dont elle avait le souci constant de la promouvoir et de lui donner une place importante dans le projet d’agglomération où Claire s’investissait sans compter. Élue de terrain, elle savait être présente auprès de tous avec un sens aigu de l’écoute, et attestait des qualités essentielles pour mener une vraie politique de proximité. J’étais à ses côtés à de multiples occasions. Récemment, en juin dernier, lors de l’inauguration de l’extension du multi-accueil, j’avais pu mesurer son implication pour l’avenir de sa commune et son enthousiasme à développer de nouveaux services en faveur de l’enfance, de l’éducation et des citoyens de sa ville.

 

Au sein de la CAPM, nous avions des échanges privilégiés quant aux actions à mener. Claire avait engagé une réflexion importante sur la lecture publique ; elle prévoyait de nouvelles initiatives ; elle m’en avait entretenu au dernier conseil d’agglomération et nous avions prévu de nouvelles rencontres dès la rentrée sur ce dossier. Sa volonté et sa motivation sur cette action s’appuyaient sur son parcours professionnel d’enseignante. Elle avait l’ambition d’offrir à tous les meilleures chances de réussite pour donner le maximum d’atouts pour s’insérer professionnellement et socialement.

 

Claire était attachée à une vraie politique de progrès, basée sur des valeurs fondamentales telles que l’éducation, la laïcité, le progrès économique et social. Elle était surtout très attentive à la qualité des rapports humains.

 

L’esprit d’ouverture de Claire, son approche et sa sensibilité nous étaient d’une aide précieuse. Sa présence, son regard si franc, sa voix, son discernement nous manqueront profondément. Claire, tu nous quittes trop tôt. Tu nous manqueras énormément ; à Bavans bien sûr mais aussi à la communauté d’agglomération. Tu nous manqueras cruellement. À ton mari, Serge, à tes enfants Sophie et Nicolas, à ta petite-fille, Mathilde que tu aimais tant, à ton équipe municipale et à tous tes amis, j’adresse mes plus sincères condoléances.

Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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Vendredi 2 juillet 2010 5 02 /07 /2010 09:52

Je suis intervenu mercredi 30 juin en séance. Ce projet de loi du gouvernement mésestime le rôle de bouclier des collectivités locales, notamment pour compenser la RGPP.

 

 

 

À travers cet amendement, on peut se rendre compte de la façon dont est menée cette réforme des collectivités territoriales.

Toute réforme des collectivités, me semble-t-il, doit être conduite selon trois axes.

Premier axe : évaluer les besoins. Or, pour ce faire, il est nécessaire avant tout de mener une vaste concertation avec les territoires, avec les populations mais aussi avec l'ensemble des collectivités locales et territoriales. Cette évaluation des besoins n'a pas été réalisée.

Dans cette évaluation des besoins, inévitablement, alors que l'État est en pleine révision générale des politiques publiques et qu'il abandonne des pans entiers de l'action publique, il aurait fallu préciser qui, dans les territoires, prend la place de l'État, comment et avec quels moyens. Cela n'a pas été fait.

Deuxième axe : à partir de cette évaluation des besoins, articuler les compétences à chaque niveau de collectivité. Dans cet amendement, il s'agit de la région, mais cette articulation des compétences doit être opérée avec l'ensemble des collectivités.

Enfin, troisième axe : il est grandement nécessaire d'améliorer, dans notre pays, la lisibilité de l'action publique. Hélas, cette lisibilité ne sera pas obtenue avec la présente réforme. Pourtant, elle nous fait cruellement défaut !

Nos amendements visent précisément à donner une plus grande lisibilité, à améliorer l'articulation des compétences et surtout à établir cette concertation indispensable avec les territoires, les populations et l'ensemble des collectivités.

Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /2010 15:23

La discussion de la 2ème lecture du projet de réforme des collectivités locales a débuté mardi 29 juin au Sénat. Je suis intervenu pour réaffirmer le rôle essentiel des collectivités locales pour faire vivre les territoires.

 

 

 

La parole est à M. Martial Bourquin, pour explication de vote.

M. Martial Bourquin. Je voudrais ajouter un argument essentiel à tout ce qui vient d'être dit sur la décentralisation. Nous le savons, l'État est en train de se retirer des territoires. Après la mise en place de la révision générale des politiques publiques, le départ massif de l'État, qui touche notamment les territoires ruraux et les quartiers sensibles, a d'abord touché les directions départementales de l'agriculture, puis les tribunaux, les hôpitaux et les gendarmeries.

Mme Patricia Schillinger. C'est vrai !

M. Martial Bourquin. Lorsque nos collègues demandent que le principe de décentralisation soit réaffirmé avec force dans la loi, cela signifie que ce sont souvent les collectivités locales et territoriales qui prennent le relais de l'État.

Rappelons-nous tout de même que la décentralisation nous a permis de moderniser nos universités et nos lycées et de mettre en place des politiques publiques de haut niveau dans les territoires.

En cas de croissance molle, l'étranglement financier des collectivités locales et territoriales portera un coup terrible à notre économie et accentuera la crise que nous subissons.

Grâce à la taxe professionnelle, dont on dit beaucoup de mal aujourd'hui, nous avons équipé nos territoires.

Mme Patricia Schillinger. Eh oui !

M. Martial Bourquin. Il fallait vraisemblablement moderniser cet impôt sur la production, mais certainement pas le supprimer. Pour les ressources des collectivités locales et territoriales, c'est désormais l'inconnu le plus total. Vous prenez un risque considérable pour notre croissance, pour l'avenir de notre pays. Voilà pourquoi l'amendement n° 284 rectifié a toute sa place ici !

D'un côté comme de l'autre de l'hémicycle, nous aurons à gérer nos collectivités locales et territoriales. Si nous n'en avons plus les moyens, nous risquons de connaître de graves problèmes. Vous le savez, nous devons mettre en place des politiques publiques pour faire face au vieillissement de la population, pour soutenir l'économie. Comment feront les régions sans budget pour aider les entreprises, pour financer les territoires ?

Le débat sur la décentralisation que nous avons en ce moment n'est pas superflu, il est fondamental, non seulement pour notre pays et nos collectivités locales et territoriales, mais aussi pour préserver, demain, notre croissance. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG.)

 

Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 10:47
La discussion de la réforme des collectivités locales se poursuit. Je suis intervenu mardi 26 janvier en soirée pour m'y opposer.


Les conseils généraux ne sont donc pas capables de traiter de la question du vieillissement ? Des questions sociales ? Du développement économique ? Nous ne devons pas vivre dans les mêmes départements, car chez nous, les choses se passent bien.

Les interventions de M. Longuet, de M. le ministre, nous ramènent à l'éthique du débat. Mais pourquoi donc nous a-t-on mobilisés des mois pour produire un rapport relatif à l'organisation territoriale s'il ne s'agissait, en fin de compte, que de sortir in fine, comme un diable d'une boîte, le conseiller territorial, dont M. Longuet ne nous disait rien avant ce jour, et qui n'est apparu que parce que le Président de la République le veut ? Il faut donc que le conseiller territorial soit créé, de gré ou de force. M. Longuet s'impatiente aujourd'hui du nombre des interventions ? C'est qu'il n'y a plus rien à débattre, la messe est dite, il n'y a plus qu'à voter. (Exclamations à droite)

Si Le Monde titre aujourd'hui sur l'emballement du Parlement, c'est bien qu'il y a un vrai problème : tout vient du dessus et vous n'avez plus d'autre choix qu'appliquer la volonté du Président.

Mais la question essentielle est la suivante : il faut que la France change, il faut la moderniser. La départementalisation a-t-elle fait ses preuves ?

Nous avons plus que jamais besoin de collectivités territoriales fortes, grâce à la décentralisation, grâce à l'intercommunalité. Si les communautés d'agglomération, si les régions n'avaient pas été là, le plan « Université 2000 » serait encore dans les limbes ! Si les régions et d'autres collectivités n'avaient pas été là, nous n'aurions pas de lignes à grande vitesse, nous n'aurions pas d'aménagement du territoire ! C'est bien pour cela, M. Adnot l'a dit, que tant d'élus de gauche et de droite... (Exclamations à droite)

M. Bruno Sido.  - Mensonges !

M. Jacques Blanc.  - Ne parlez pas pour nous !

M. Martial Bourquin.  - ...s'opposent à ce que vous mettiez à mal ce qui fonctionne bien aujourd'hui ! La France se modernise, les collectivités territoriales y contribuent ; mais avec la RGPP, l'État est en train de s'affaiblir. Ce sera aux collectivités territoriales de relever le gant. Des élections sont proches. Si vous pensez vous en sortir avec une entourloupe institutionnelle, si vous pensez que le verdict des urnes peut être changé par une loi, votre manoeuvre se retournera contre vous comme un boomerang. (Applaudissements à gauche)

Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 09:36
Je suis intervenu cette nuit dans le débat sur la réforme des collectivités locales. Voici mon intervention.


La réforme des collectivités territoriales méritait mieux que ce projet de loi. Un rapport remarquable a été fait sur le sujet par la commission Belot, où la question de la modernisation de notre organisation territoriale était abordée avec la volonté déterminée d'en corriger les défauts. Ce travail a été jeté aux orties, et vous vous êtes assis dessus ! Pourquoi ? Parce que et uniquement parce que le Président de la République veut ses conseillers territoriaux. Ce mépris pour votre collègue et pour les membres de sa commission est insupportable !

Les conseillers territoriaux sont censés apporter une simplification ? Ceux qui ont connu les régions élues au second degré -et c'est un peu cela le conseiller territorial- savent que ce n'était pas la panacée et que, en matière de simplification, c'était catastrophique.


Cela limitera les dépenses ? Mais lorsque l'État a confié les lycées ou les transports régionaux aux régions, dans quel état étaient-ils les uns et les autres ? Sans le travail des collectivités territoriales, si les communes ne s'étaient pas occupé des crèches et les départements du social, où en serait la France ?

Les collectivités ont fait un travail extraordinaire et les attaques de Nicolas Sarkozy contre elles et contre leurs élus en sont d'autant plus indécentes.

Qu'arrivera-t-il avec le cocktail explosif fin de la taxe professionnelle/condamnation du département/fin de la compétence générale pour la région et le département ? Sans cette compétence générale, comment aurait-on payé le TGV Rhin-Rhône ? Qui soutiendra désormais les fédérations et clubs sportifs ? Qui mènera les politiques culturelles ? Avez-vous pensé à tout cela, monsieur le ministre ? Non, vous n'y avez pas pensé ! C'est comme pour La Poste et l'Ircantec : vous n'y aviez pas pensé... Vous allez mettre la France en panne, parce que 75 % de l'investissement public est le fait des collectivités territoriales. Vous leur coupez les ailes, avec un objectif inavoué mais évident : si les régions n'étaient pas à gauche, cette réforme n'existerait pas ! (Applaudissements à gauche)

Avec cette loi, vous voulez reprendre ce que le suffrage universel vous a retiré ! (Applaudissements à gauche)

Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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