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DU COTE DES ELUS

Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 10:47
La discussion de la réforme des collectivités locales se poursuit. Je suis intervenu mardi 26 janvier en soirée pour m'y opposer.


Les conseils généraux ne sont donc pas capables de traiter de la question du vieillissement ? Des questions sociales ? Du développement économique ? Nous ne devons pas vivre dans les mêmes départements, car chez nous, les choses se passent bien.

Les interventions de M. Longuet, de M. le ministre, nous ramènent à l'éthique du débat. Mais pourquoi donc nous a-t-on mobilisés des mois pour produire un rapport relatif à l'organisation territoriale s'il ne s'agissait, en fin de compte, que de sortir in fine, comme un diable d'une boîte, le conseiller territorial, dont M. Longuet ne nous disait rien avant ce jour, et qui n'est apparu que parce que le Président de la République le veut ? Il faut donc que le conseiller territorial soit créé, de gré ou de force. M. Longuet s'impatiente aujourd'hui du nombre des interventions ? C'est qu'il n'y a plus rien à débattre, la messe est dite, il n'y a plus qu'à voter. (Exclamations à droite)

Si Le Monde titre aujourd'hui sur l'emballement du Parlement, c'est bien qu'il y a un vrai problème : tout vient du dessus et vous n'avez plus d'autre choix qu'appliquer la volonté du Président.

Mais la question essentielle est la suivante : il faut que la France change, il faut la moderniser. La départementalisation a-t-elle fait ses preuves ?

Nous avons plus que jamais besoin de collectivités territoriales fortes, grâce à la décentralisation, grâce à l'intercommunalité. Si les communautés d'agglomération, si les régions n'avaient pas été là, le plan « Université 2000 » serait encore dans les limbes ! Si les régions et d'autres collectivités n'avaient pas été là, nous n'aurions pas de lignes à grande vitesse, nous n'aurions pas d'aménagement du territoire ! C'est bien pour cela, M. Adnot l'a dit, que tant d'élus de gauche et de droite... (Exclamations à droite)

M. Bruno Sido.  - Mensonges !

M. Jacques Blanc.  - Ne parlez pas pour nous !

M. Martial Bourquin.  - ...s'opposent à ce que vous mettiez à mal ce qui fonctionne bien aujourd'hui ! La France se modernise, les collectivités territoriales y contribuent ; mais avec la RGPP, l'État est en train de s'affaiblir. Ce sera aux collectivités territoriales de relever le gant. Des élections sont proches. Si vous pensez vous en sortir avec une entourloupe institutionnelle, si vous pensez que le verdict des urnes peut être changé par une loi, votre manoeuvre se retournera contre vous comme un boomerang. (Applaudissements à gauche)

Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 09:36
Je suis intervenu cette nuit dans le débat sur la réforme des collectivités locales. Voici mon intervention.


La réforme des collectivités territoriales méritait mieux que ce projet de loi. Un rapport remarquable a été fait sur le sujet par la commission Belot, où la question de la modernisation de notre organisation territoriale était abordée avec la volonté déterminée d'en corriger les défauts. Ce travail a été jeté aux orties, et vous vous êtes assis dessus ! Pourquoi ? Parce que et uniquement parce que le Président de la République veut ses conseillers territoriaux. Ce mépris pour votre collègue et pour les membres de sa commission est insupportable !

Les conseillers territoriaux sont censés apporter une simplification ? Ceux qui ont connu les régions élues au second degré -et c'est un peu cela le conseiller territorial- savent que ce n'était pas la panacée et que, en matière de simplification, c'était catastrophique.


Cela limitera les dépenses ? Mais lorsque l'État a confié les lycées ou les transports régionaux aux régions, dans quel état étaient-ils les uns et les autres ? Sans le travail des collectivités territoriales, si les communes ne s'étaient pas occupé des crèches et les départements du social, où en serait la France ?

Les collectivités ont fait un travail extraordinaire et les attaques de Nicolas Sarkozy contre elles et contre leurs élus en sont d'autant plus indécentes.

Qu'arrivera-t-il avec le cocktail explosif fin de la taxe professionnelle/condamnation du département/fin de la compétence générale pour la région et le département ? Sans cette compétence générale, comment aurait-on payé le TGV Rhin-Rhône ? Qui soutiendra désormais les fédérations et clubs sportifs ? Qui mènera les politiques culturelles ? Avez-vous pensé à tout cela, monsieur le ministre ? Non, vous n'y avez pas pensé ! C'est comme pour La Poste et l'Ircantec : vous n'y aviez pas pensé... Vous allez mettre la France en panne, parce que 75 % de l'investissement public est le fait des collectivités territoriales. Vous leur coupez les ailes, avec un objectif inavoué mais évident : si les régions n'étaient pas à gauche, cette réforme n'existerait pas ! (Applaudissements à gauche)

Avec cette loi, vous voulez reprendre ce que le suffrage universel vous a retiré ! (Applaudissements à gauche)

Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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Lundi 30 novembre 2009 1 30 /11 /2009 08:35
Un grand merci à tous les Maires et élus du Doubs qui ont répondu favorablement à notre invitation commune avec Claude Jeannerot et Jean-Marie Binetruy.
Cette rencontre au Sénat a été un moment fort, à la fois riche d'échanges constructifs et très convivial. Une belle journée à renouveler lors du congrès des Maires 2010.
 
Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /2009 21:14


Au moment où s’ouvre le congrès des maires, je partage totalement les
inquiétudes et le désarroi que des collègues et associations d’élus
expriment.

La crise n’épargne évidemment pas les collectivités locales qui ont déjà
restreint leurs dépenses. Les collectivités sont victimes à deux titres.
Elles doivent tout d’abord faire face à une baisse de leurs ressources
directement liées à la santé de l’économie : ressources fiscales, droits
de mutation…Nos collectivités mobilisent de plus beaucoup plus
fréquemment des crédits pour aider des administrés ou des entreprises en
très grande difficulté : aides sociales, aides à la survie d’entreprises
ou à l’installation de nouvelles activités.

Cet investissement aux côtés de ceux qui en ont le plus besoin est moins
connu ou visible que celui de l’Etat. Il est pourtant très apprécié et
est efficace.

On oublie également que les collectivités doivent faire face à de
nouvelles responsabilités. La première d’entre elle constitue la mise
aux normes environnementales des bâtiments publics, anciens et nouveaux,
ainsi que l’engagement pour des transports publics de meilleure qualité.
Autant d’investissements qui assurent aussi aux entreprises
environnantes des débouchés bien utiles.

Surtout, nous devons faire face à un désengagement de l’Etat qui
nécessite aussi une mobilisation croissante de nos agents comme de nos
finances !

Or les collectivités, qui devraient être soutenues par l’Etat,
s’apprêtent à être asséchées par le gouvernement, qui propose une
réforme de la taxe professionnelle mal préparée, injuste, et qui, de
surcroît, sera supportée par l’ensemble de nos concitoyens.

Le gouvernement, une fois de plus, met la charrue avant les bœufs. Cette
semaine, le Sénat va discuter la réforme de la taxe professionnelle,
alors que nous examinerons seulement à la mi-décembre la question des
compétences des différents niveaux de collectivités. Il n’y a aucune
logique dans cette démarche sinon une volonté d’asphyxier des
collectivités que le gouvernement pourra par la suite plus facilement
priver de ses compétences.

Asphyxier est bien le terme approprié car cette réforme de la taxe
professionnelle soulève beaucoup plus de problèmes qu’elle ne prétend en
régler.

Elle grève tout d’abord très nettement le budget de nos collectivités.
Si la TP rapportera en 2009 31 milliards d’euros, la contribution
économique territoriale qui la remplace n’en rapportera que 16 soit un
manque à gagner de 15 milliards d’euros…une paille !

Or l’Etat ne prévoie pour le moment de compenser cette perte qu’à
hauteur de 7 milliards d’euros, montant dont nul n’a la garantie qu’il
ne sera pas revu à la baisse prochainement, sous couvert de résorber un
désastreux déficit public.

Par ailleurs, les collectivités locales paieront très cher cette
compensation, pourtant notoirement insuffisante. Nous y laisserons notre
autonomie fiscale.

Je sais bien que nous arrivons en période de Noël. Que l’on cesse
pourtant de demander aux élus de faire des miracles. Il y a
malheureusement fort peu de façons de payer ce nouveau cadeau fiscal
hors de nos moyens: la réduction de prestations ou de services proposés
au public par les collectivités et la hausse d’impôts.

Ce sont bien nos concitoyens qui paieront la note. Ils la paieront
maintenant puisque ce projet de réforme organise un basculement d’une
grande partie de la fiscalité locale due par les entreprises sur les
ménages. En 2010, les ménages contribueront ainsi à hauteur de 70% du
montant total de l’imposition locale contre 49% actuellement alors que
la part des entreprises diminuera de 51% à 30%.

Ils la paieront plus tard parce que cette réforme de la taxe
professionnelle qui coûtera 11 milliards d’euros en 2010 devra bien être
compensée par les impôts de tous les Français.

Le double discours du gouvernement est difficile à entendre. Il fait
confiance *a priori*, sans contreparties aucunes, aux entreprises pour
qu’elles réinvestissent hypothétiquement d’importants cadeaux fiscaux
dans le circuit économique: la défiscalisation des heures
supplémentaires et la baisse de la TVA restauration sont des échecs
majeurs.

Il fait confiance les yeux fermés à des personnes fortunées pour
qu’elles daignent ne pas partir à l’étranger : le bouclier fiscal est
perforé de toutes parts.

Il ne fait pas confiance aux collectivités pour continuer à soutenir
l’économie et aider les plus fragiles d’entre nous à regagner un peu de
dignité. Les collectivités locales sont pourtant à l’origine de 73% des
investissements publics et sont donc plus que jamais indispensables au
soutien de notre économie.

En tant qu’élu comme en tant que citoyen, ce projet de réforme
m’inquiète autant qu’il me révolte
Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /2009 13:58

Alerté par plusieurs élus du canton de Saint-Hippolyte sur les problèmes de sécheresse auxquels sont confrontés les exploitants agricoles de leurs communes, j'ai organisé une rencontre avec ces élus vendredi 18 septembre. Précédemment, avec Pierre Moscovici, Député, nous avions interpelé par courrier Monsieur le Préfet pour qu'une procédure de classement en état de calamités agricoles soit lancée. A l'issue de cette rencontre fructueuse, nous avons convenu que chaque élu recensera les exploitations touchées et interviendra auprès de M. le Préfet. Il importe de procéder à un ciblage précis des exploitations victimes de la sécheresse afin que les aides ne soient pas délayées sur l'ensemble du département mais parviennent bien aux exploitants touchés.

Voici l'article de Patricia Louis paru ce matin dans le journal Le Pays de Franche-Comté :


JOURNAL LE PAYS DE FRANCHE COMTE

Édition du 19.09.09

Sécheresse

Sénateur aux champs à Valoreille

 

Martial Bourquin demande une intervention des pouvoirs publics en faveur des exploitations touchées. Photo Patricia Louis

Les agriculteurs du plateau des Terres de Chaux/Valoreille sont frappés d’une double peine : baisse du prix du lait et sécheresse. Rencontre avec Martial Bourquin, sénateur du Doubs.

La luzerne est introuvable et le prix du foin flambe. « Ce n’est pas du boulot. Il y en a qui se font du blé sur notre dos ». Sur le plateau les stocks de fourrage ont chuté de 40 %.

Ce n’est pas le cas partout dans cette zone de moyenne montagne. « Il y a des coins qui ont fait des récoltes exceptionnelles ».

C’est toute la difficulté du dossier : la sécheresse n’est pas générale.

Le malaise est palpable chez la vingtaine d’exploitants venue exposer leurs problèmes à Martial Bourquin à la mairie de Valoreille.

Tout l’été, ils ont attendu les pluies. « Quand il y avait des orages en face, on se mettait à genoux… » Leurs prières n’ont pas été entendues et ils se tournent désormais vers les élus pour que le secteur soit classé en zone de calamité agricole. Mais beaucoup craignent qu’il ne soit déjà trop tard. « Les maquignons nous disent de tuer les veaux ». Une certitude : les experts auraient dû passer il y a trois semaines.

Survie

Ce n’est pas l’avis de Martial Bourquin qui demande aux maires d’établir de façon précise la liste des exploitations touchées. « Gardez vos factures pour montrer ce que vous avez acheté », conseille le parlementaire.

Avec Pierre Moscovici, il a alerté le préfet. « Déjà lourdement pénalisés financièrement par la crise du lait avec des tarifs revus systématiquement à la baisse, les exploitants se trouvent à nouveau confrontés à un surcoût de dépenses pour pouvoir tout juste garantir la survie de leurs exploitations, à défaut de pouvoir les développer et les renforcer ». Et de demander la mobilisation des collectivités et des pouvoirs publics.

Devant les agriculteurs, Martial Bourquin recense les aides possibles notamment par le biais du Fonds national de garantie des calamités agricoles ainsi que des déductions fiscales pour aléas (cette mesure concerne les exploitations ayant souscrit une assurance).

Le sénateur promet d’intervenir auprès du Département et de la Région pour le versement avancé de certaines primes.

Il est également possible de négocier des prêts à taux zéro auprès des banques. « Mais il n’est pas souhaitable que vous rajoutiez de l’endettement à l’endettement ». Un exploitant approuve : « Nous sommes encore en train de rembourser les dettes suite à la sécheresse de 2003 ».

Patricia Louis

Photo Patricia Louis
Par martial bourquin - Publié dans : DU COTE DES ELUS
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