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Lundi 28 juin 2010 1 28 /06 /Juin /2010 09:58

Question écrite n° 14060 de M. Martial Bourquin (Doubs - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 24/06/2010 - page 1584

M. Martial Bourquin attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'avenir immédiat des RASED.
Suite à une importante mobilisation fin 2008, son prédécesseur Xavier Darcos avait pris l'engagement de limiter les suppressions de postes d'enseignants et psychologues scolaires travaillant spécifiquement pour la lutte contre l'échec scolaire.
Or le document interne au ministère de l'éducation nationale relatif au « Schéma d'emplois 2011-2013 » prévoierait de continuer à supprimer massivement ces postes, en dépit des engagements pris, pour des raisons de choix budgétaires.
Il fait remarquer que l'exigence de compétitivité et de performance à tout prix n'a pas vocation à s'appliquer uniformément dans le monde de l'entreprise et celui des services publics. Il s'étonne que l'objectif qualitatif de réduction de la fracture scolaire et sociale ne soit pas une véritable priorité nationale et soit ainsi sacrifié à une vision comptable de court terme alors que des cadeaux fiscaux improductifs n'ont pas été remis en cause.
Lutter pour l'égalité des chances très tôt permet aussi de donner aux enfants tous les atouts pour se former, s'insérer le mieux possible dans le monde du travail et contribuer ainsi à participer activement à la croissance économique de notre pays ainsi qu'au rétablissement des équilibres budgétaires.
Il lui demande de bien vouloir lui confirmer qu'il respectera les engagements pris par son prédécesseur et ne remettra pas en cause les RASED.

 

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Jeudi 22 avril 2010 4 22 /04 /Avr /2010 11:58


Réponse à une question


La question écrite que vous avez déposée a obtenu une réponse.

Suppression de l'aide à la gestion locative sociale


Question n° 09264 adressée à M. le secrétaire d'État chargé du logement et de l'urbanisme
Publiée le : 25/06/2009
Texte de la question : M. Martial Bourquin attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé du logement et de l'urbanisme sur la suppression de l'aide à la gestion locative sociale (AGLS) attribuée par la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) aux associations agréées, notamment à l'association montbéliardaise d'aide aux travailleurs (AMAT). L'AGLS, instaurée par la circulaire interministérielle n° 200/452 du 31 août 2000, est une aide globale au fonctionnement de la résidence sociale, délivrée sur la base du projet social prenant en compte les caractéristiques des publics accueillis et les moyens mis en œuvre pour répondre à leurs spécificités. L'AMAT offre des possibilités d'accueil à des publics divers : personnes en difficulté, mais également salariés, intérimaires, apprentis, stagiaires et étudiants. Elle intervient également à la demande de la DDASS pour l'hébergement d'urgence tout au long de l'année et durant la période hivernale en direction des publics en grande rupture sociale. Elle joue un rôle essentiel dans l'insertion par le logement avec ses différents modes d'hébergement et ses missions d'accompagnement social. Gestionnaire d'un parc de 700 logements implantés sur plusieurs communes du pays de Montbéliard (Audincourt, Montbéliard, Sochaux, Mandeure, Sainte-Suzanne), l'AMAT a perçu au titre de l'ALGS 64 790 € en 2005, 36 842 € en 2006 et 2007, 23 579 € en 2008, soit une baisse d'environ 60 % du montant initial sur trois ans. La suppression annoncée de cette aide en 2009 place cette association en situation délicate. Par ailleurs, touchée par la crise économique que traverse notre pays, l'AMAT a vu son taux d'occupation fortement diminué depuis l'automne 2008 sans que les charges inhérentes à la gestion des différentes sites puissent être réduites. Ces deux situations conjuguées mettent en péril l'équilibre financier de cette structure qui palliera le manque de trésorerie par des restrictions budgétaires immédiates avec vente de patrimoine et fermeture de bâtiment. Cependant, si les subventions escomptées ne sont plus assurées, c'est la pérennité même de cette association qui sera remise en question. Il lui demande de tout mettre en œuvre pour garantir le maintien du dispositif ALGS et la stabilité des montants alloués dès lors que le projet social sur lequel est basé le contrat avec la DDASS est respecté.


Réponse de M. le secrétaire d'État chargé du logement et de l'urbanisme
À publier le : 22/04/2010, page 1027
Texte de la réponse : L'aide à la gestion locative sociale (AGLS) apporte un soutien financier aux gestionnaires de résidences sociales pour la réalisation des missions sociales de ces établissements. Cette subvention permet de développer une action sociale de proximité, d'établir un travail en réseau avec les institutions et intervenants extérieurs, mais aussi de renforcer les équipes en contribuant au financement de postes d'agents à temps plein ou partiel assurant la gestion locative sociale. Afin de permettre à la dotation dédiée à l'AGLS de couvrir la totalité des besoins, le Gouvernement, dans le cadre de la loi de finances pour 2010, a prévu l'augmentation de la dotation de l'AGLS au sein du programme 177 : le montant de cette dotation est ainsi passé de 5,7 millions d'euros attribués en 2009 à 10 millions d'euros en 2010.
Par martial bourquin - Publié dans : questions écrites
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 16:49

Depuis deux jours, je suis souvent interrogé sur les raisons pour lesquelles j’ai sollicité par voie de question écrite une réponse de Madame la Ministre de l’Economie et des Finances sur les conditions d’acquisition de Quick par la CDCI, filiale de la Caisse des dépôts ainsi que du projet de vente de cette entreprise par cette même filiale rebaptisée Qualium investissement depuis le début de l’année.

Aujourd’hui, on me prête l’intention d’interférer dans une procédure judiciaire en cours. Ce n’est pas absolument le cas.

Quiconque lit précisément le texte de ma question écrite comprendra que je ne me situe pas du tout sur un terrain judiciaire mais bien sur un terrain politique.

J’ai pensé qu’il était tout à fait normal et logique de poser des questions.

Je sais que la Caisse des Dépôts a tout à fait la possibilité de procéder à de tels investissements mais vous comprenez bien mon étonnement lorsque j’ai appris, lors de la réunion des vrais Etats généraux de la Restauration, que Quick était la propriété principale de cette filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations. Ce n’était pas tout à fait l’image que j’en avais et je crois, pas celle des Français.

Et ceci d’autant plus que dans un contexte économique très dur où la Caisse des Dépôts est très sollicitée par les PME qui ont toutes les peines du monde à trouver des financeurs, où la CDC va sans doute prendre part au capital de la société anonyme la Poste, projet contre lequel je me suis beaucoup mobilisé, je crois vraiment que cette grande institution publique a autre chose à faire que de financer cette société de restauration rapide, même par l’intermédiaire d’une de ses filiales.

Si  cession il y avait, compte tenu des actions judiciaires qui sont en cours, la plus grande transparence ne serait pas un luxe.

 

Filiales de la Caisse des dépôts et consignations 13 ème législature
Question écrite n° 12020 de M. Martial Bourquin (Doubs - SOC)
  • publiée dans le JO Sénat du 11/02/2010 - page 292

M. Martial Bourquin attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur la réorganisation de la Caisse des dépôts et consignations.
Le directeur général de la Caisse des dépôts a annoncé le 26 janvier la création de trois filiales, dont l'une déjà existante, la Caisse des dépôts et consignations capital investissement (CDCCI) rebaptisée Quallium investissement.
La CDCCI fait actuellement l'objet d'une action judiciaire menée en Belgique concernant l'achat de la société Quick en 2006. Des soupçons de faux et usage de faux, faux bilans et infractions au code des sociétés, pèseraient lourdement sur cette transaction.
Cette filiale a en effet acquis en 2006 la société de restauration rapide belge pour un montant de 800 millions d'euros. Cet investissement a de quoi surprendre alors que la Caisse des dépôts et consignations aurait dû être beaucoup plus utile aux côtés de PME à fort potentiel de croissance.
Or, des documents officiels datant de 2004 sembleraient établir que l'entreprise aurait pu être surévaluée de 150 millions d'euros par rapport à sa valeur d'achat par la CDCCI.
Recentrant ses activités, la Caisse des dépôts et consignations envisage aujourd'hui de vendre Quick, opération qui pourrait être effective en septembre 2010. Un tel projet de cession ne peut décemment s'effectuer dans un tel climat de suspicion.
Il lui demande tout d'abord de bien vouloir lui apporter toutes les précisions quant aux conditions d'acquisition de la société Quick en 2006 et de lui indiquer si une enquête était diligentée par ses services. Il demande également dans quelles conditions, notamment financières, était prévue la cession de l'entreprise au cours de l'année 2010.

 

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Jeudi 4 février 2010 4 04 /02 /Fév /2010 13:44
Le ministre de l'agriculture et de la pêche vient de répondre à ma question écrite portant sur le prix des aliments peu transformés. Je vous communique sa réponse.
 

M. Martial Bourquin attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur le prix des aliments peu transformés.

L'UFC-Que Choisir de Besançon vient de mener une enquête sur les prix d'aliments peu transformés, dont la matière première agricole constitue une part prépondérante et le résultat est sans appel.

Sur le département du Doubs, alors qu'en septembre, les prix agricoles de la volaille, du porc et du lait étaient respectivement de 2,11 €/kg, 1,34 €/kg et 0,29 €/l, les prix moyens en rayon de l'escalope de poulet, de la côte de porc et de la brique de lait étaient de 12,23 €/kg, 6,85 €/kg et 0,82 €/l dans la zone de Besançon, Pontarlier et Ornans. Ces chiffres mettent en évidence des différentiels importants qui, en l'absence de données publiques et de transparence, restent inexpliqués. Une étude plus approfondie permet de parler de marges inexpliquées.

En effet, pour de nombreux produits (lait, porc, volaille), industriels et distributeurs profitent des variations de prix agricoles, plus particulièrement des baisses, pour accroître fortement leurs marges. S'agissant du lait, entre septembre 2007 et septembre 2009, le prix payé à l'éleveur a baissé de 7 % alors que, pour le consommateur, le prix de la brique de lait Candia a augmenté de 5 %. Pire, la brique de lait à marque distributeur a augmenté de 11 %.

En l'absence de données publiques et en raison de la baisse significative du prix agricole depuis la mi-2008, le maintien de prix élevés laisse apparaître des marges injustifiées dont souffrent les consommateurs du Doubs.

Il est donc nécessaire de développer, lors des périodes de forte variation des prix agricoles, un système de nature réglementaire permettant d'encadrer les marges, si leur progression parait injustifiée. Un coefficient multiplicateur semble être le seul outil efficace pour limiter la progression des marges pour les produits alimentaires de première nécessité peu ou pas transformés et au minimum pour les viandes fraiches de bœuf et de porc.

Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les mesures que le Gouvernement entend prendre pour lutter contre les marges injustifiées, et notamment sa position sur l'extension aux produits alimentaires peu transformés du coefficient multiplicateur.


Réponse du Ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche
  • publiée dans le JO Sénat du 04/02/2010 - page 242

La question de l'impact des prix agricoles dans la formation des prix alimentaires est sensible et complexe. La volatilité croissante ces dernières années des prix des matières premières agricoles et la crise que connaît aujourd'hui le monde agricole en font aujourd'hui une question majeure.

Les efforts importants de productivité tant de l'agriculture que de l'industrie ont permis une baisse des prix agricoles et alimentaires depuis des décennies. D'une manière générale, les produits alimentaires consommés sont de plus en plus transformés, avec une valeur ajoutée croissante. Cette tendance de fond se traduit par un poids généralement plus faible du prix de la matière première agricole dans celui du produit consommé. Toutefois, le poids des produits agricoles est encore très significatif dans l'ensemble des filières des produits frais et certaines variations de prix méritent des explications.

Les filières alimentaires sont nombreuses et diversifiées : elles font intervenir plusieurs intermédiaires et possèdent chacune leurs spécificités. Dès lors, l'étude des mécanismes de formation des prix au sein de la chaîne alimentaire doit se faire filière par filière. C'est pourquoi l'Observatoire des prix et des marges, qui a pour mission d'établir une plus grande transparence dans la formation des prix, a été doté en novembre 2008 d'un comité de pilotage spécifique pour les produits alimentaires. Ce comité de pilotage a pour mission la mise en place d'outils opérationnels de suivi et d'analyse des prix et des marges sur l'ensemble des maillons des filières alimentaires. Les travaux de l'observatoire ont été publiés tout au long de l'année 2009 sur la viande de porc, les produits laitiers et les fruits et légumes frais. Accessibles à tous sur Internet, ils sont régulièrement mis à jour. Chacun peut constater que les courbes d'évolution des prix à chaque stade de la filière considérée suivent, avec certains écarts et retards à la hausse comme à la baisse, les variations des prix des matières premières agricoles, pour autant que le coût de cette matière première ait un poids significatif dans le prix du produit final. Par ailleurs, il convient de rappeler que les marges observées sont des marges brutes. L'observatoire publie en outre une ventilation de ces marges brutes selon les charges supportées par les entreprises.

Il est proposé de renforcer l'action de l'Observatoire des prix et des marges dans le cadre du projet de loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche qui sera discuté en 2010 au Parlement. Son champ sera élargi à l'ensemble des produits de l'agriculture, de la pêche et de l'aquaculture et il étudiera les coûts de production au stade de la production agricole. Il remettra chaque année un rapport au Parlement. Enfin, l'article L. 611-4-2 du code rural introduit, en périodes de crise conjoncturelle, la possibilité d'instaurer un coefficient multiplicateur encadrant les marges des fruits et légumes périssables, par la limitation du rapport entre le prix d'achat et le prix de vente. Ce mécanisme ne garantit pas le relèvement mécanique des prix à la production, mais peut conduire à une meilleure répercussion de la baisse des prix à la production auprès du consommateur final et favoriser ainsi l'écoulement des marchandises et la régulation des marchés. L'extension du coefficient multiplicateur à l'ensemble des produits agricoles n'a pas été prévue jusqu'à ce jour par la loi.

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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 15:03
Alerté par des maires du Doubs, je viens d'interroger Monsieur le ministre de l'Education nationale sur les moyens consacrés à l'école numérique rurale.

Voici le texte de la question écrite que je lui adresse

Monsieur Bourquin souhaite appeler l’attention de Monsieur le Ministre de l’Education nationale  sur le programme Ecoles numériques rurales.

Ce programme s’inscrit dans une démarche tout à fait louable de réduction de la fracture numérique.  Réservé aux communes de moins de 2000 habitants, Il repose sur le principe d’une subvention à hauteur de 80% des investissements engagés pour équiper des écoles en matériel informatique.

Ce programme a suscité beaucoup d’enthousiasme et de candidatures correspondantes, dont un grand nombre n’ont malheureusement pas pu être satisfaites. Dans le Doubs, Il est apparu fin juin que 60 dossiers n’avaient pas été retenus, faute de financement suffisant.

Cette situation a engendré une certaine amertume et une polémique, laissant entendre que des écoles publiques auraient été désavantagées par rapport à des écoles privées.

Monsieur Bourquin demande à Monsieur le Ministre de l’Education nationale de bien vouloir lui indiquer quels critères de sélection ont été mis en oeuvre pour retenir les dossiers. Il  souhaite connaître par ailleurs si un deuxième plan Ecoles numériques rurales est bien prévu dans le cadre de la loi de finances pour 2010 et si les conditions actuelles de subventions seront maintenues.

Par martial bourquin - Publié dans : questions écrites
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