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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 09:39
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Mardi en fin d'après-midi, j'ai pris part aux Vrais Etats généraux de la Restauration, répondant à l'invitation de Xavier Denamur, restaurateur indépendant. Cette initiative citoyenne s'est tenue à la Bourse du Travail à Paris. Elle est le point de départ à une réflexion participative sur l'avenir de la filière Restauration /Hôtellerie, mais également à une réflexion plus générale sur l'alimentation.

Je vous invite vraiment, si le sujet vous intéresse, à prendre part à cette démarche.

www.lesvraisetatsgenerauxdelarestauration.fr

Dépêche afp sur les vegr publiée le 26 janvier 2010 à 18:51
afp FRS1179 4 F   0408 FRA /AFP-PP91
Restauration
»   De "vrais" états généraux de la restauration pour ne pas parler que de prix

PARIS, 26 jan 2010 (AFP) - De "vrais états généraux de la restauration" ont
été lancés mardi à Paris à l'instigation d'un restaurateur indépendant, Xavier
Denamur, farouche opposant à la baisse de la TVA, qui souhaite avoir une
approche plus large du secteur que celle uniquement centrée sur le prix.
"Les vrais problèmes de la restauration, comme l'agriculture, la santé,
l'alimentation, ce qu'on met dans l'assiette, n'ont pas été traités" durant le
débat sur la TVA, a déploré M. Denamur lors de l'ouverture des "vrais états
généraux de la restauration" (VEGR), à la Bourse du travail à Paris, devant une
cinquantaine de personnes.
Ce débat, qui doit se poursuivre notamment sur internet (vegr.fr), est
organisé en réaction aux états généraux de la restauration qui, fin avril à
Bercy, s'étaient centrés sur la baisse de la TVA, et de la redistribution des 3
milliards d'euros annuels que représente la mesure.
Cette baisse de 19,6 à 5,5% avait été autorisée par Bruxelles en mars, puis
mise en place le 1er juillet.
"Donnons à notre assiette la place qu'elle mérite dans le débat public",
prône le manifeste des VEGR.
La parole des consommateurs et des salariés a été "confisquée (lors du débat
sur la TVA, NDLR) alors que l'avenir de la restauration les concerne au premier
chef", a renchéri Stéphane Fustec, représentant CGT de la restauration.
Pour le sénateur socialiste du Doubs, Martial Bourquin, il faut faire en
sorte que les 3 milliards de la mesure "servent à une authentique agriculture,
que la restauration serve à transformer ces produits, propose de bons produits",
que cette manne serve "à faire en sorte que le prix soit plus abordables et que
ceux qui vivent de ce travail puissent avoir des salaires et des conditions de
travail convenables".
Une des causes de l'obésité, "c'est la malbouffe", a expliqué à son tour le
docteur William Lowenstein, spécialiste de l'addictologie. Si les restaurateurs
"perdent une intention de qualité, c'est-à-dire ne font pas attention au trop
salé ou au trop sucré, alors on aura bientôt en France autant de problèmes
d'obésité que les Américains.
Les VEGR veulent s'organiser en association et rédiger un "livre blanc" qui
formulera "des propositions à l'intention des pouvoirs publics et du futur
législateur dans la perspective des élections de 2012".



Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 11:09
La double rémunération d’Henri Proglio pour un montant de 2 millions d’euros est un véritable scandale pour notre pays, pour la démocratie, qui plus est dans un contexte de crise économique et sociale très grave.

Le gouvernement semble beaucoup plus préoccupé par le fait que cette rémunération soit révélée que par le niveau indécent de cette rémunération.

Pour Madame la Ministre de l’Economie, je cite, « Il y a des marchés, des concurrents, un monde qui a changé ». Or, un grand service public comme EDF ne peut pas fonctionner sur le même mode que l’entreprise, qui plus est totalement soumis, comme le justifie Madame Lagarde, à la loi du marché.

Le fait que Monsieur Proglio soit rémunéré à hauteur de 450 000 euros par Véolia autorise une nouvelle fois les plus grands soupçons sur les conflits d’intérêts entre EDF et Véolia, qui ne manqueront pas d’intervenir.

Madame Lagarde a par ailleurs indiqué n’avoir pas de meilleur candidat possible que Monsieur Proglio, ce qui témoigne d’un manque de confiance dans les hommes et les femmes de notre pays, ainsi qu’en la Haute fonction publique, ce qui est un comble pour un ministère qui a en charge les fonctionnaires.

Je suis enfin outré que Monsieur Proglio estime ne pas avoir assez de travail avec une entreprise comme EDF pour ressentir le besoin de faire des ménages chez Véolia. J’interprète ce double travail comme un manque d’intérêt pour EDF, ce qui est inacceptable.

Parce que des conflits d’intérêts vont se poser, et parce que le manque d’intérêt de Monsieur Proglio pour l’entreprise qu’il dirige est patent, je demande la démission de Monsieur Proglio qui pourra à loisir s’occuper des destinées de Véolia.

Je rappelle que j’ai été à l’origine, dans le cadre du projet de loi Poste, d’un amendement destiné à interdire le cumul de fonctions du président de la Poste avec d’autres fonctions dans des conseils d’administration. Cet amendement a été voté au Sénat, puis a été annulé par l’Assemblée nationale.

J’ai par la suite signé un amendement de mon collègue Richard Yung demandant l’extension de ce dispositif à l’ensemble des entreprises publiques, amendement qui a été refusé par la droite sénatoriale.

Il est loin le temps où le candidat Nicolas Sarkozy se faisait le héraut de la démocratie irréprochable.

Je note que le gouvernement est incapable ou ne veut pas céder aux caprices des grandes entreprises et ne cesse de creuser les déficits publics pour les contenter. C’est Henri Proglio qui pose ses conditions salariales. C’est Carlos Ghosn qui impose les sites de production de la Nouvelle Clio, en empochant 3 milliards de prêts d’Etat. Ce sont les restaurateurs qui imposent la baisse de TVA, sans aucune contrepartie. Ce sont les grandes entreprises qui obtiennent la suppression de la taxe professionnelle, encore une fois sans aucune contrepartie.

Cette situation ne peut plus durer.

Je rappelle qu’en ce moment même, le gouvernement prépare un projet de loi qui prévoit notamment d’augmenter le tarif électricité en cas de pic de consommation, ce qui constitue une double peine pour les plus démunis et en particulier celles et ceux qui vivent dans des régions plus froides, comme la Franche-Comté.

Il serait bon que la France d’en Haut daigne un jour redescendre des hautes sphères dans lesquelles elle évolue et prenne en compte le fait que 95% de la population est choqué par des pratiques moyen-âgeuses.

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 09:32
Je suis intervenu cette semaine au Sénat dans le cadre de la discussion budgétaire. J’ai dénoncé avec force un injustice majeure de ce budget : La fiscalisation des indemnités allouées aux accidentés du travail. Cette disposition, qui a soulevé l’indignation de l’ensemble des partenaires sociaux –MEDEF compris- et militants associatifs du handicap est moralement insupportable. Ces indemnités ne constituent pas en effet des revenus comme les autres mais sont bien des réparations dues à des victimes. Elles ne sauraient de ce fait être soumises au même régime fiscal que des congés maladie ou des congés maternité par exemple. Cette mesure tend de plus à banaliser de fait les accidents du travail tout en niant à ces accidentés le statut de victime. Le gouvernement a justifié la fiscalisation des indemnités des accidents du travail en prétendant vouloir rétablir une égalité entre les salariés tout en luttant contre des niches fiscales. Cette argumentation est choquante. Car la véritable égalité consisterait justement à reconnaître la spécificité des accidentés du travail. L’argumentation sur les niches fiscales relève d’un cynisme éhonté puisque cette mesure rapportera 150 millions d’euros à l’Etat, qui dépense en parallèle dans ce même budget 73 milliards d’euros pour l’ensemble des niches fiscales. Cette mesure traduit surtout les vraies priorités budgétaires défendues par l’ensemble de la majorité. Les salariés ont bien compris que travailler plus pour gagner plus n’était qu’un objectif de façade. L’ensemble de la majorité conservatrice et libérale serrent les rangs autour d’un cordon budgétaire défendant les niches fiscales, le bouclier fiscal ou la défiscalisation des heures supplémentaires ainsi que la préservation coûte que coûte d’un patrimoine improductif. Alors que j’expliquais la situation des accidentés du travail, Eric Woerth, Ministre du budget m’a répondu : « C’est du Zola ». J’ai trouvé ce commentaire déplacé, humiliant à l’égard de tous les salariés. Le monde du travail a malheureusement peu de choses à voir avec la littérature, a fortiori du 19ème siècle. Le ministre du budget gagnerait sans doute en efficacité à prendre connaissance des réalités actuelles. Fausse économie, fausse égalité entre les salariés, la fiscalisation des indemnités des accidentés du travail est un authentique scandale. J’en appelle à un sursaut de dignité et de décence. Je demande à chacune et à chacun d’entre nous choqué par cette disposition d’écrire au gouvernement ou aux parlementaires de la majorité.
Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /2009 15:20

Certaines semaines sont plus  déterminantes que d’autres pour notre avenir.  Notre avenir proche tout d’abord puisque le gouvernement présentera mercredi son projet de budget pour 2010.

François Fillon en a dévoilé hier les grandes lignes. Force est de constater que le gouvernement continue de marcher sur une seule jambe  et de s’appuyer uniquement sur les entreprises.  En période de tempête, il aurait été plus logique de prendre également appui sur les ménages, plus à même d’alimenter directement et efficacement le circuit économique.  

A travers ce budget, le gouvernement a pourtant décidé de donner tout l’oxygène dont il dispose aux entreprises, en allégeant leur fiscalité, sans vraies contreparties.  Alors que le déficit atteint plus de 8% du PIB , il me paraîtrait opportun de veiller à la bonne destination de chacune des grandes dépenses de l’Etat. C’est pour cela que je continue de plaider pour de véritables contreparties sociales et environnementales lorsque de telles dépenses sont engagées !

Or on sait déjà que des choix du gouvernement  n’ont pas eu les effets escomptés.

Le bouclier fiscal n’a pas réussi à faire revenir les évadés fiscaux dont le ministre du budget nous l’assure, a bien la liste. Le capitalisme spéculateur a juste un peu perdu de son lustre mais il est toujours aussi nocif pour notre économie !

La défiscalisation des heures supplémentaires empêche des milliers de jeunes de rentrer sur le marché du travail, ce qui les précarise et grève aussi le pouvoir d’achat de leurs parents !

Que dire de la TVA restauration, dont les conditions d’application me mettent en colère. Comment a-t-on pu rater une occasion pareille de moderniser une filière sous tension depuis des années, de la rendre attractive, de permettre là aussi à des jeunes d’embrasser des métiers certes difficiles mais tellement passionnants !  C’est du gaspillage !

Enfin, mais la liste pourrait être très longue… pourquoi s’entêter à diminuer mathématiquement plus de 30 000 fonctionnaires cette année alors que c’est précisément maintenant qu’un moratoire devrait s’imposer. Ne devons-nous pas plutôt nous demander comment faire évoluer une partie de ces postes de fonctionnaires pour les rendre encore plus efficaces au service du public ?

Je suis étonné que des politiques pourtant chevronnés continuent de considérer le budget de la France comme une partie de poker et de réitérer, années après années les mêmes erreurs, dans un aveuglement idéologique.

Il faudra bien que quelqu’un paie un jour ces divagations d’un autre âge. J'ai bien peur que ce soient encore les ménages et les collectivités locales qui se verront présenter l'addition.

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 16:40


La CGT proposait au début de l’été la tenue d’Etats généraux de l’Industrie, idée que le Président de la République a reprise hier à l’occasion de la visite d’une usine de Faurecia dans l’Orne.


Sur le principe, je suis bien sûr favorable à  l’élaboration concertée d’un plan pluriannuel d’investissement pour notre industrie. Partenaires sociaux, industries et PME ont sans doute quelques idées et expériences qu’il serait pertinent d’écouter.


Vous me permettrez d’être plus circonspect sur d’autres aspects de cette rencontre, qui, je le répète, ne manque pas pourtant d’intérêt.

Je m’interroge tout d’abord sur la pertinence de la date de l’événement. A la fin de l’année 2009, le projet de loi de finances pour 2010 et en particulier le budget de l’industrie, mais aussi celui de la recherche, de l’environnement ou de l’aménagement du territoire seront déjà votés. Quant aux discussions et aux modalités du fameux emprunt national, elles sont très hypothétiques et bien trop nébuleuses à ce jour.

Concernant la liste des futurs participants, je ne comprends pas que nos collectivités et en particulier les régions ne soient pas considérées comme des partenaires industriels à part entière. Nous ne cessons pourtant d’avoir des exemples de régions qui ont intercédé, fait remonter des informations, beaucoup financé, parfois plus que l’Etat et les banques, pour sauvegarder des activités industrielles.

 Je souhaite de la même manière que des partenaires européens soient présents.  Une politique industrielle strictement nationale a peu d’avenir sur le long terme et c’est bien d’avenir qu’il s’agit.

J’attends enfin que l’Etat ne se contente pas d’envoyer des cartons d’invitations lors de cette réunion et prenne toute sa part dans la définition d’une politique industrielle. A ce jour, comme pour les débats sur la taxe carbone, nous en sommes réduits à un débat uniquement de nature fiscale. Des entreprises aux projets industriels valables mettent la clé sous la porte. Des sites veulent délocaliser ? Les sous-traitants meurent. Il y a la formule miracle : des allègements de TP ! Des plans sociaux continuent. Les contrats précaires se multiplient ? Il faut des allégements de TP !

Je me souviens des mêmes rengaines quand le gouvernement avait décidé de faire la chasse aux évadés fiscaux et avait dégainé son bouclier fiscal. Résultat, nous en sommes toujours à faire la liste de 3 000 chauffards fiscaux ! C’est dire…

La fin d’une partie de la TP - que je combats par ailleurs -ne suffit pas à donner des orientations industrielles.  Voici quelques-unes des orientations que je souhaiterai voir menées à bien.

Il faut tout d’abord soutenir les PME et TPE, en mal de trésorerie et qui, contrairement aux dires de la communication gouvernementale ont toujours beaucoup de mal à obtenir des prêts bancaires. Le roulement de tambour médiatique de fin août n’y a rien changé. Même les représentants de la CGPME se sont montrés plutôt dubitatifs.

Il faut soutenir les projets industriels novateurs. Peugeot a annoncé aujourd’hui qu’en vertu d’un accord avec Mitsubishi, la voiture électrique qui sortira fin 2010, sera produite au Japon. Je suis très triste que nous n’ayons rien pu faire pour monter ces chaînes de production en France, organiser des plans de formation, préserver des sites industriels. Je ne renonce pas à ce que des véhicules décarbonés soient très prochainement fabriqués massivement sur nos sites.

Il faut préserver les filières et les bassins industriels. La mort d’un sous-traitant n’est pas anecdotique. De même que je ne suis pas sûr que tout site industriel ait vocation première à se transformer en centre commercial.

Il faut enfin investir massivement dans des pôles de recherche fondamentale et appliquée. La Grande-Bretagne a perdu la bataille industrielle dans les années 80 quand elle a cessé d’innover, de proposer, d’impulser. Cette expérience doit nous servir.

Nous avons les moyens d’éviter tout cela, si tant est que l’Etat décide de faire de la question industrielle autre chose qu’un unique problème fiscal. Les pouvoirs publics, l’Etat, les Régions ont tout à gagner à ne pas laisser le marché définir seul quelles priorités industrielles doivent être valorisées.

 

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
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