Recherche

OPINIONS

Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 15:48

Je viens d’apprendre que le ministère de l’Education Nationale annonce la suppression de 341 postes d’enseignants (154 postes pour le 1° degré et 177 postes pour le 2° degré) dans l’Académie de Besançon pour la rentrée 2012, ce qui fait de la région de Franche-Comté la cinquième académie la plus touchée de France.

Je reste consterné à l’annonce de ces chiffres. L’Education Nationale est une fois de plus victime de la politique de la RGPP mise en place par le gouvernement et ceci devient une habitude depuis 5 ans.

On comptera en effet la suppression de 80 000 postes d’enseignants entre 2007 et 2012. Cette politique aveugle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux dans le domaine de l’Education est lourde de conséquences. Non seulement les services publics de première nécessité deviennent de moins en moins accessibles pour un grand nombre de nos concitoyens mais vous faites peser de lourdes menaces sur l’avenir de la jeunesse en France et plus généralement sur la capacité future de notre pays  à innover. La compétitivité d’un pays est avant tout sa capacité à s’adapter aux transformations et à anticiper sur l’avenir.

Il m’apparaît essentiel de rappeler que le rapport du Centre d’analyse Stratégique en 2010 souligne que la France est un des pays avec le plus faible taux d’encadrement pour les niveaux primaire et universitaire au sein de l’OCDE. Le gouvernement semble occulter ces données qui, pourtant, devraient faire l’objet de toutes les attentions et de toutes les réflexions.

Ces suppressions de postes dans l’académie de Besançon vont inexorablement se traduire par des conditions de plus en plus difficiles d’accès aux savoirs dans des communes rurales comme dans des quartiers difficiles. La région de Franche-Comté est en effet une région comptant un grand nombre de communes rurales pour qui la présence d’une école offrant de bonnes conditions d’apprentissage est signe de pérennité, de dynamisme. Elle s’avère indispensable pour l’aménagement de ces territoires. La Franche-Comté possède également des ensembles urbains avec des quartiers en grande difficulté étant donné la crise industrielle que nous traversons. Le rôle des enseignants dans l’apprentissage des savoirs mais aussi et surtout dans l’apprentissage des règles de vie en société et de la citoyenneté est unanimement reconnu.

 

Le métier d’enseignant a effectivement évolué et leurs missions deviennent de plus en plus complexes, plus nombreuses. Comment peuvent-ils s’acquitter correctement de leurs missions avec des classes surchargées et dans lesquelles les problématiques individuelles de chaque élève s’avèrent jour après jour plus difficiles ?

Dans un courrier qui lui est adressé je demande très solennellement au Ministre de l’Education Nationale un moratoire afin d’éviter une hémorragie de postes dans l’Education Nationale. Cette carte scolaire telle qu’elle est prévue s’annonce d’ores et déjà dramatique pour de nombreuses académies à l’instar de celle de Besançon. Elle endommage gravement notre système éducatif et  remet en cause l’égalité des chances des jeunes Français, égalité pourtant si chère à notre République.

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 11:19

Impliqué depuis 2008 pour le rétablissement de l'AER, j'ai délà écrit plusieurs courriers et posé 5 questions écrites au Sénat.

Le gouvernement a fait un premiers pas en annonçant la création de l'ATS (Allocation Transitoire de Solidarité) mais cela demeure insuffisant. Voici les différents arguments avancés par Pierre Moscovici et moi-même dans un courrier adressé au ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, M. Xavier Bertand.

"

Vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à ce courrier,

 Nous vous prions de croire, Monsieur le ministre, en l’assurance de notre considération distinguée.

 

 Pierre MOSCOVICI                                                                Martial BOURQUIN

Député du Doubs                                                                    Sénateur du Doubs

Président de Pays de                                                              Maire d’Audincourt  

Montbéliard Agglomération                                                 Vice – Président de Pays

Ancien Ministre                                                                     de Montbéliard Agglomération"

 

 

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 16:37

Je vous propose de retrouver ci-dessous la lettre que j'ai adressée à M. François Baroin, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie pour dénoncer l'augmentation de la taxe sur les complémentaires santé:

 

"Monsieur le Ministre,

 

Le projet de la loi de finances rectificative proposé par le gouvernement a été adopté par l’Assemblée nationale le mercredi 7 septembre et par le Sénat le jeudi 8 septembre ; et ce, malgré de nombreuses mesures problématiques et les protestations des députés et des sénateurs de gauche.

 L’année dernière le Parlement avait déjà voté l’assujettissement de ces contrats solidaires et responsables à la taxe spéciale sur les conventions d’assurance à hauteur de 3.5 %. Désormais, la loi des finances rectificative pour 2011 prévoit, entre autres, le doublement de cette taxe qui passe ainsi de 3.5 % à 7 %.


 A l’instar de mes collègues, je m’insurge contre cette augmentation qui conduira à court terme à un système de santé de moins en moins accessible aux plus modestes.

 Cette hausse en effet, correspondra à une augmentation des cotisations des mutuelles, comme l’ont annoncée plusieurs organismes mutualistes. Cette majoration aura irrémédiablement des conséquences sur la santé de nos concitoyens déjà durement touchés par la crise.

 Comment pouvez-vous dans ces conditions, Monsieur le Ministre, déclarer « ne pas avoir d’état d’âme, ni d’interrogations » quant au doublement de cette taxe.

 Vous n’êtes pas sans ignorer qu’à  l’heure actuelle, 9 millions de Français doivent renoncer à se soigner pour des raisons financières soit 20 % de plus qu’il y a quatre ans.

Cette mesure incohérente risque in fine de coûter plus cher à la collectivité puisque de nombreux ménages seront sans doute obligés de renoncer à une couverture complémentaire santé et de retarder les soins et nous nous exposons à une aggravation des nombreuses pathologies.

 

Comment justifiez-vous également, Monsieur le Ministre, les différentes mesures de la politique de santé votées ces dernières années ? La création des franchises médicales, les dépassements d’honoraires, le déremboursement de très nombreux médicaments loin de permettre une diminution de la dette de la Sécurité Sociale ont, au contraire, précipité davantage nos concitoyens les plus fragiles dans la précarité.   Le niveau historique de la dette de la Sécurité Sociale atteint en 2010 : 29.8 milliards d’euros soit un déficit qui a triplé en 2 ans d’après la Cour des Comptes. N’est-ce pas une preuve de l’inefficacité de la politique menée depuis 4 ans ?

 

Qu’en est-il également des promesses du candidat présidentiel Nicolas Sarkozy en 2008 ? N’avait-il pas annoncé la baisse des impôts durant son mandat ? Or, le doublement de cette taxe est, de manière déguisée, une contribution supplémentaire demandée à l’ensemble des Français.

Ainsi, l’effort attendu s’élève à 1.1 Milliard d’euros pour l’ensemble des concitoyens alors que les plus hauts revenus ne contribueront qu’à hauteur de 200 Millions soit six fois moins.

 

Pour finir, il me semble essentiel de rappeler que l’égal accès aux soins faisait partie des idéaux du Conseil National de la Résistance. Toutes les forces politiques françaises de l’époque avaient bien perçu qu’une démocratie moderne ne peut se passer de la solidarité nationale à travers, par exemple, la création de la Sécurité Sociale. La hausse des cotisations des mutuelles apparaît clairement comme une remise en cause de cet égal accès aux soins.

 

Vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à ce dossier,

 

Je vous prie de croire, Monsieur le ministre, en l’assurance de ma considération distinguée.

 

                                                                                           Martial BOURQUIN

Sénateur maire"

 

 

 


Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 22:28

J'ai déjà, à plusieurs reprises, dénoncé la mise en place par l’Etat de la R.G.P.P. qui fragilise considérablement les services publics en diminuant le nombre de fonctionnaires. Les citoyens français ressentent quotidiennement cette fragilisation des services publics (éducation, santé…). Les conséquences de la R.G.P.P. sur la détérioration de la qualité des services publics et  des conditions de travail pour les personnels ont d’ailleurs été mises en exergue au Sénat au mois de juin 2011 par une mission d’information  présidée par un sénateur socialiste (François Patriat).

L’ONF est donc évidemment concernée par cette réduction des effectifs. En effet, le contrat qui a été récemment signé entre l’Etat et l’ONF prévoit la suppression de 500 postes de fonctionnaires d’ici 2016, ce qui induit automatiquement des conditions de travail extrêmement difficiles. Il est nécessaire que l’Etat soit extrêmement vigilant au malaise présent dans cet organisme et veille à une gestion beaucoup plus humaine du personnel. Je souhaite également, face à la situation dramatique que connaît à l’heure actuelle l’ONF, qu’une mission d’information sénatoriale sur l’ONF soit au plus vite installée.

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 15:16

Le Ministre de l’Education nationale  a annoncé hier la suppression de 1500 classes pour la rentrée prochaine.  Le Doubs est particulièrement touché par ces couperets budgétaires qui se sont déroulés sans concertation.

 

Je m’associe à la colère des parents d’élèves, des enseignants, des maires notamment ruraux ou présents dans les  quartiers, qui s’opposent avec la plus grande vigueur à cette démolition du service public de l’éducation nationale.

 

S’il est en effet un domaine qui ne doit pas être sacrifié, c’est  le bien-être des enfants et les apprentissages fondamentaux qui déterminent la suite de toute la scolarité. Cette décision est tout aussi scandaleuse qu’incompréhensible si l’on considère que la démographie scolaire annonce une augmentation de     5 000 enfants supplémentaires dès la rentrée prochaine.

 

Le gouvernement est en train d’opérer une véritable saignée de l’école au détriment de l’égalité des chances comme des territoires. Qui peut décemment croire que ces suppressions de classes  se font dans l’intérêt des enfants, notamment celles et ceux qui pour qui l’école est synonyme d’intégration républicaine ? Elles ne permettent de plus que des économies de bouts de chandelle au regard des cadeaux fiscaux improductifs  qui ont été distribués sans compter depuis 2007, profitant surtout aux plus favorisés.

 

Je demande que le Ministre de l’Education nationale prenne la mesure de la responsabilité qui lui incombe en mettant un terme à cette attaque en règle contre l’école primaire.

 

J’appelle à une mobilisation des élus,  des parents d’élèves, des enseignants pour demander une annulation pure et simple de ces suppressions de postes.

Par martial bourquin - Publié dans : OPINIONS
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés